Innovation

 

Les vieux téléphones portables seront bientôt recyclés au Cameroun

 

 C’est l’ambitieux projet qu’une ONG camerounaise en collaboration avec  une structure française s’apprêtent à implémenter au Cameroun.

  

Que faire  des téléphones portables après usage? A cette question, la Fondation camerounaise de la terre vivante (FCTV) en partenariat avec  "les ateliers du bocage" en France ont trouvé une réponse toute simple : les collecter  auprès des réparateurs, les revendeurs de téléphones mobiles et autres acteurs détenteurs comme les organisations collecteurs. Le processus de récupération de ces détritus se fera en plusieurs étapes : Il s’agira dans un premier temps  de les acheter chez les acteurs économiques sur la base des prix fixés au préalable.   Le kg  de cartes mères s’achètera probablement   à 8000 FCFA alors que celui  des autres composantes tels la coque, chargeur, écran, écouteur… vaudraient dans les 250 FCFA/kg.

 

 Dans un second temps, les déchets issus des terminaux mobiles et ses accessoires collectés seront ramenés dans l’atelier qui sera mis en place à Douala où ils seront triés et séparés par type de composant : batterie, chargeur, coque, carte électronique, écran, etc. «  Les batteries en particulier, verront leurs bornes isolées avec du ruban adhésif. Ceci permettra d’éviter que leurs bornes en rentrant en contact ne produisent des étincelles », promet Lucien Yoppa futur coordinateur de l’atelier à Douala et par ailleurs Ingénieur industriel et titulaire d'une certification international en matière de gestion de projet le PMP (Project Management Professional). Les différents types de déchets seront par la suite conditionnés dans des emballages cartonnés et entreposés dans un coin de l’atelier sous la supervision du responsable traçabilité.  Pour finir,  les terminaux mobiles seront rapatriés en Europe, notamment en France car le Cameroun ne dispose pas encore  d’installations spécialisées pour le traitement de ce type de déchets.

Objectif  fixé à 1 tonne annuel

 

L’opération  qui démarre dès le 27 novembre 2015(date à laquelle l'atelier sera déjà crée et opérationnel, NDLR)  a pour objectif fixé à un 1 tonne annuel.  La mise en place de l'unité représente un budget d'investissement de près de 23 millions de FCFA relatif à l'achat et l'installation des équipements (matériels roulants et outils de travail) et du mobilier de l'atelier, l'obtention d'un local pour un bail d'un an et l'acquisition du permis environnemental. Pour un départ, la structure aura un effectif de 05 personnes (chef d'atelier, un opérateur de saisie en charge de la traçabilité, deux agents de collecte et un agent de tri). « Avec plus de 17 millions d’abonnés, on pourrait estimer, en considérant qu’un téléphone avec ses accessoires pèse environ 150 g, qu’il y a en circulation quelques 2 600 tonnes de déchets potentiels que le Cameroun n’est pas encore préparé à prendre en charge, et qui risquent de se retrouver dans la nature si aucune action n’est entreprise » a   confié Lucien Yoppa.

 

Pour un départ, l'atelier aura un effectif de 05 personnes (chef d'atelier, un opérateur de saisie en charge de la traçabilité, deux agents de collecte et un agent de tri). L'atelier sera installé à Douala. A noter que les Ateliers du Bocage sont depuis janvier 2014 une société coopérative d’intérêt collectif(SCIC). Avec son double objectif d’efficacité économique et de dimension sociale, le statut SCIC permet la continuité du projet d’utilité sociale des ateliers du bocage. Bien que coopérative, c’est aussi une société anonyme qui emploie plus de 200 salariés.

Christian Happi

 

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