Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 15:57

APE

 

 

Des pertes de 51,5 millions de FCFA  un mois après son entrée en vigueur

 

 

Pour limiter ces manques à gagner, le gouvernement  opte pour le  recoupement des taxes par la direction générale des impôts et la mise en place d’un programme de modernisation de l’économie camerounaise.

 Un mois après son entrée en  vigueur,  l’impact  des Accords de partenariat économique(APE)  sur le commerce extérieur commence à se faire ressentir.  59 opérateurs économiques ont bénéficié de la baisse des droits de douane lors de leurs importations ; 108 déclarations d’importations ont été soumises aux exonérations des droits de douane pour un manque à gagner  d’environ 51,5 millions de FCFA. Un manque à gagner sera limitée par le  recoupement des taxes par la direction générale des impôts et la mise en place d’un programme de modernisation de l’économie camerounaise selon le Président dudit comité, Jean Tchoffo par ailleurs secrétaire général  au ministère de l'Economie, de la planification et de l'aménagement du territoire(Minepat). Il présidait  le jeudi 08 septembre à Yaoundé, à la 15ème session du comité de suivi de la mise en œuvre de l’Accord de partenariat bilatéral.

Pour ce qui est des négociations au niveau de la sous-région Afrique Centrale,  des informations disponibles sur le site web du Minepat révèlent qu’ elles sont "stationnaires" dans la mesure où après le sommet des chefs d’Etat de Malabo  tenu le 30 juillet dernier, le Cameroun attend la convocation d’une réunion pour faire le point sur la mise en œuvre de l’accord du Cameroun et envisager ensemble un calendrier pour la négociation d’un accord à caractère régional sur la base de celui du Cameroun.

Le premier constat qui se dégage depuis l’implémentation  des APE est que plusieurs opérateurs économiques font confiance aux autorités qui ont bien voulu engager cette importante reforme. Il  a également précisé que le nombre de dossiers traités est croissant.  Pour rappel, l’entrée en vigueur va générer un certain nombre d’impact d’après des scénarii fait par la direction générale des douanes.  Si on prend l’année de référence 2016,  le scénario fort estime l’impact à 8,3 milliards de FCFA alors que le scénario faible  est à 4,2 milliards de FCFA et le scénario médian à 5 milliards. Si on prend  l’année 2026,  les deux scénarios forts indiquent l’impact à 123 milliards de FCFA et le scénario faible à 100 milliards de FCFA.

C.H.

Voir les commentaires

Published by Christian Happi
commenter cet article
26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 15:26

  Réduction des effectifs

 

Le Chantier Naval s’apprête à licencier 473 employés 

 

 

L’entreprise offshore,  qui emploierait environ 740 personnes, se séparera   ainsi de la moitié de ses effectifs  pour motif économique.

 

 

 

Après le feuilleton des  indemnités de congés, des frais de missions et des faux diplômes  qui avaient tenu l’opinion publique en haleine un certain temps, les employés  du Chantier naval et industriel du Cameroun(CNIC)    s’apprêtent à vivre un nouveau tourment. En effet, pas  moins de 473 ouvriers  sur les  740 travailleurs que compterait la société offshore seront d’ici la fin de ce mois mis à la porte pour motif économique et reversés dans la sous-traitance, a-t-on appris de source sûre au sein  du  CNIC.  Cette source révèle que Alfred Forgwei Mbeng, son Directeur général, a annoncé la mauvaise nouvelle à l’ensemble  du personnel du site de production de Douala le vendredi 16 septembre 2016 et à celui de Limbé lundi dernier.    

 

La décision de l’employeur, de congédier plus de la moitié des effectifs n’est du goût  des ouvriers.  Ils sont contre ce plan social  et jugent le chiffre de 473 licenciements excessif d’autant que disent-ils, le Directeur général de l’entreprise mène un train de vie princier. Les ouvriers citent par exemple la location d’hélicoptère pour ses déplacements personnels,  l’achat de deux voitures à hauteur de 100 millions de FCFA et le recrutement ces derniers jours,   de trois personnes issues de la famille d’un ancien Premier ministre. « Comment comprendre que les caisses de l’entreprise ne disposent pas d’argent lorsque le DG part en mission avec  pas moins de 10 ouvriers », fustige un ouvrier sous le sceau de l’anonymat.

De même, les salariés se sont fortement mobilisés ces derniers jours. Ils  comptent par ailleurs écrire au Président de la République  même si l’on promet de payer intégralement les salaires ce mois de septembre avant la publication de la liste  publiée  des employés touchés. «   Le DG doit s’attaquer véritablement au problème de faux diplômes qui plombe la société depuis un certain temps au lieu de licencier les gens », estime un ouvrier, mécontent, ajoutant que l’enquête du Cabinet  industry  consulting(CIC) a coûté 200 millions de FCFA et a permis de mettre sur la sellette  128 personnes.

 

 Les employés du Chantier naval ont beau tempêter mais la machine est laissée. Et rien ne l’arrêtera au vu  de la volonté affichée des dirigeants. Ils ont seulement  pris la décision de sensibiliser  l’ensemble du personnel par une note information pour large diffusion mais aussi, de descendre sur les sites de production pour une sensibilisation de proximité. C’est aussi pour des départs apaisés que la Direction générale doit communiquer  par écrit aux délégués du personnel la liste des travailleurs  qu’elle se propose de licencier en précisant les critères de choix retenus.  Ensuite, «  les délégués sont tenus de faire parvenir leur réponse à l’employeur dans un délai de huit(08) jours. La communication de l’employeur et la réponse des délégués du personnel seront transmises sans délai au ministre chargé du travail pour arbitrage », rassure le DG dans une note.

 

Le Chantier naval vit au rythme  des manifestations sociales depuis la condamnation  de Zacchaeus forjindam, son ancien DG à 15 ans de prison en 2012 pour détournement des deniers publics. Les revendications  portent beaucoup plus  sur le paiement   des meilleures conditions de travail et des arriérés de salaire. Sur ce dernier point,   la dernière grogne en avril 2016 avait poussé le gouvernement camerounais  à verser 990 millions de FCFA pour solder les salaires impayés.

 

Christian Happi

 

Proposition

 

 La société offshore plaide pour un départ apaisé des employés

 

La Direction générale du Chantier naval propose à son personnel plusieurs pistes de solutions. Lesquelles  fixent les modalités de rupture à l’amiable des contrats de travail.

 

 

Pour la mise en œuvre du plan de réduction des effectifs, la Direction  générale du Chantier naval et industriel du Cameroun(CNIC) propose à son personnel plusieurs pistes de solutions. Sur les critères de rupture à l’amiable des contrats de travail,  une note d’information dont  Le Quotidien de l’Economie a eu copie  dévoile que le CNIC souhaite  que les départs se fassent en conformité avec la règlementation en vigueur et en combinaison  avec la collectivité de l’entreprise.   Comme pour dire que,  ceux qui aspirent aux départs « volontaires »  doivent en faire la demande expresse et formelle à déposer  à l’attention  de la Direction générale au plus tard  le  mardi 20 septembre 2016.

le CNIC, en  s’appuyant sur l’application des dispositions de l’article 2 de l’arrêté n°021/MTPS/SG/OJ du 26 mai 1993 fixant  les modalités  de licenciement pour motif économique,  promet de déterminer l’ordre  des licenciements en tenant compte des aptitudes professionnelles en priorité, de l’ancienneté dans l’entreprise et des charges familiales...

 De même, la décision de l’employeur, de congédier 70% des effectifs (473 ouvriers  sur les  740) ne concernera en premier lieu, que « les salariés  présentant  les moindres aptitudes professionnelles pour les emplois maintenus et en cas d’égalité d’aptitude professionnelles, les salariés les moins anciens, l’ancienneté étant majorée d’un an par conjoint légitime et d’un an chaque enfant à charge au sens de la législation sur les prestations familiales », précise le document.

 

 L’autre point sur lequel la société a tenu à lever toute équivoque est  les modalités  de rupture à l’amiable des  contrats de travail. Elles seront contenues d’après les propositions du DG, dans la convention collective d’entreprise laquelle précise que l’employé  bénéficiera de certaines indemnités : une indemnité de préavis calculée sur la base du salaire mensuel brut multiplié par le nombre de mois de préavis dû ; une indemnité compensatrice de congés le cas échéant ; le 13ème mois au prorata. Egalement,  une indemnité de licenciement calculée sur la base du salaire brut mensuel multiplié par les taux suivant les tranches d’années d’ancienneté du salarié. En outre,  l’employeur s’engage à clarifier la situation de la dette sociale afin de faciliter  la constitution des dossiers de demande de pension retraite à la CNPS.

 

 C.H.

Voir les commentaires

Published by Christian Happi
commenter cet article
21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 14:35

Pénétrante Est de Douala

 

Fin des travaux prévue en novembre

 

Le taux d’exécution du marché final qui comprend le marché de base et l’accostage est estimé à 89,64%, soit 100% du marché de base et 92,86% pour ce qui est de l’accostage.

 

C’était une annonce attendue depuis longtemps, les travaux d’aménagement de l’entrée Est de la ville de Douala entamés il y a plusieurs mois pourraient être achevés au mois de novembre 2016.  Ce qui suppose que  le groupement Razel-BEC/Razel Cameroun en charge de l’exécuter a respecté à la lettre  les  prescriptions  du ministre des Travaux publics(Mintp), Emmanuel Nganou Djoumessi au mois d’août dernier. Le maître d’ouvrage avait, à cette époque, demandé  l’achèvement des travaux du marché de base. En effet, le taux d’exécution  de l’infrastructure routière est estimé à 89,64%, soit 100% pour le marché de base.

Sur le tronçon 1,  l’application des enrobés, l’assainissement, le drainage et la rehausse des cunettes sont réalisés à 100%. Quant au tronçon 2,  révèle  le maître d’ouvrage, les sept dalots sont achevés, les caniveaux en U sont exécutés à 98%. La réalisation des dalots d’amorces de bretelle est achevée et le grave bitume est appliqué à 98%. L’éclairage public est estimé à 78,41%. Les ouvrages hydrauliques sont achevés. L’ouvrage Nord/Sud est réalisé à 92,88% et celui sur la Dindé à 97,59%.

 En ce qui concerne l’entrée Ouest de la ville, le taux d’avancement global de ce projet réalisé par l’entreprise Sogea Satom/Matière pour un montant d’un plus de 51 FCFA TTC  est de 58.01% en ce mois de septembre.  Ce taux de réalisation selon des informations disponibles sur le site web du Mintp, se  décline en plusieurs activités en cours sur les quatre tronçons du projet. Sur le premier tronçon du projet qui va du point kilométrique 0+000 au point kilométrique 3+560,  l’on note une avancée estimée à 51.36%: des travaux relatifs au dégagement des emprises : 52.12%, des travaux de terrassements généraux effectués à 90.33% ; des travaux réalisés sur la chaussée et les trottoirs à hauteur de 30.51%...

Sur le deuxième tronçon qui s’étend du point kilométrique 3+560 au point kilométrique 6+640, les tâches liées au dégagement des emprises sont réalisées à 36.73%, les travaux à effectuer sur la chaussée et les trottoirs effectués à hauteur de 41.95%, l’ouvrage d’art de Sodiko exécuté à 53.98% et les réseaux déplacés à hauteur de 74.09%. S’agissant des travaux en cours du PK 6+640 au PK 8+115, troisième tronçon de ce projet, le  taux d’exécution est de 76.60%. Le quatrième tronçon  qui s’étend du PK 8+115 au PK 13+135, connait quant à lui un taux de réalisation de 28.59% à cause des emprises dégagées qu’à un taux de 0.84%.  Mais si tout est mis en œuvre pour la bonne poursuite du projet, le groupement Egis International/Egis Cameroun  pourra achever les travaux dans les délais.

Rappelons que les travaux en cours visent à faciliter la traversée de la ville, côté accès Ouest, pendant la CAN féminine qui se tiendra en novembre prochain. En outre, le maître d’ouvrage met l’accent sur les mesures qui permettront de libérer totalement l’emprise du projet, de manière à permettre à l’entreprise de respecter les délais contractuels de réalisation du projet.  Concernant les travaux l’entrée Est, ses objectifs sont  de garantir la compétitivité de la chaine de transport au niveau national et sous régional sur le corridor Est Douala-Ndjamena et Douala-Bangui et à améliorer la capacité de production de l’outil industriel à Douala et le long de la route nationale N°3.

 Christian Happi

Voir les commentaires

Published by Christian Happi
commenter cet article
15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 14:34

Second Pont sur le Wouri

 

Des immeubles appartenant aux riverains ralentissent l’avancée des engins

 

Le planning des travaux ne peut être clairement arrêté tant que ces emprises ne sont pas libérées selon le ministère des Travaux publics.

 

Le projet de construction du second Pont sur le Wouri, infrastructure financé conjointement par l’Agence  française de développement(AFD) et l’Etat du Cameroun à hauteur de 120  milliards de FCFA,   avance avec satisfecit selon le ministère des Travaux publics (Mintp). Mais  un obstacle de taille pourrait refroidir l’ardeur des ouvriers  de Sogea Satom qui travaillent d’arrache-pied pour livrer le chantier dans les délais. Il s’agit de la libération des emprises et notamment, la démolition des immeubles appartenant à deux riverains. Selon le Mintp, le planning des travaux ne peut être clairement arrêté tant que ces emprises ne sont pas libérées. La libération des emprises ne concerne que les expropriations et les démolitions, les déplacements des réseaux sont intégrés au planning des travaux proprement dits. Les problèmes de déviation des réseaux quant à eux trouvent progressivement des solutions grâce à la plateforme de concertation mise en œuvre par le Maître d’Ouvrage.

 Malgré ces contraintes, le projet de construction du second Pont sur le Wouri progresse. Au terme du mois d’août 2016, l’avancement physique global des travaux est estimé à 73%, pour une consommation des délais de 86% et d’avancement financier 64% (hormis avance de démarrage de 6,7%)  d’après le Mintp. S’agissant   de la réalisation des travaux du marché de base regroupant les viaducs et les accès côtés Deido et Bonabéri,  le progrès est tout aussi notable avec des taux d’avancement respectifs de 96% et 100%. Le tablier de l’ouvrage routier a atteint  quant à lui, un taux d’exécution de 72% (531ml réalisés sur 742ml) alors que le taux d’avancement du tablier de l’ouvrage ferroviaire est de 77% (564ml réalisés sur 737ml).

Par ailleurs, les travaux de l’accès à Bonabéri sont rendus à 43% et ceux de l’accès à Deido 25% et les travaux des aménagements complémentaires ont atteint un taux d’exécution de 29%.  Cependant la consommation des délais est de 0% (en attente de la notification du démarrage de la phase réalisation) et l’avancement financier des travaux est de 19% (hormis l’avance de démarrage de 20%). Ces aménagements complémentaires visent à optimiser le projet de base de manière à le rendre plus fonctionnel compte tenu du développement qu’a connu la zone du projet. Le montant TTC du projet desdits aménagements complémentaires s’élève à 33, 88 FCFA, dont  plus de 451 millions de FCFA consacrés à la conception et 33, 43 milliards FCFA aux travaux proprement dits.

Le projet de construction du second pont sur le fleuve Wouri à Douala vise à concevoir et à construire deux ouvrages dont un pont routier à six voies et un pont ferroviaire à deux voies. Ces ouvrages  permettront aux trafics ferroviaire et routier de franchir le fleuve Wouri, ainsi que l’aménagement de 2,1 km de voies d’accès de part et d’autre des ouvrages construits, dont 600 m du côté Bonabéri et 1500 m du côté Deido.

Christian Happi

Voir les commentaires

Published by Christian Happi
commenter cet article
7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 16:21

 Finances

  Les fonds  de soutien aux PME transiteront par  la BC-PME

 

 Le Conseil national du crédit pris cette décision le 02 août 2016,  pour éviter un taux faible de remboursement de prêt dû à une mauvaise étude et à un suivi approximatif.

 

Il y a beaucoup de projets gérés dans les ministères qui financent directement les PME : Programme d’appui aux petites et moyennes entreprises agricoles et agroalimentaires (PMEAA) par le ministère des Petites et moyennes entreprises, de l'économie sociale et de l'artisanat, le  Programme intégré d’appui aux acteurs du secteur informel (PIAASI)  piloté par le ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle,  le Fonds national d’insertion des jeunes (FONIJ)  géré par le ministre de la Jeunesse et de l’éducation civique… Mais dans ces différents  départements ministériels, les responsables en charge n'ont pas forcement les compétences nécessaires pour l'étude du financement d'un projet avec comme risque  un taux faible de remboursement de prêt dû à une mauvaise étude et à un suivi approximatif.

C’est pourquoi, analysant la situation des établissements de crédit,  Alamine Ousmane Mey, ministre des Finances et par ailleurs  président du Conseil national du crédit(CNC) a recommandé, pour plus d’efficacité, la centralisation auprès de la Banque camerounaise des PME (BC-PME) de tous les financements à caractère public destinés à promouvoir les PME/PMI ou destinés aux micro-projets.  Il a pris cette  décision  le 02 août 2016 lors de la session ordinaire du CNC. Il s'agit pour les acteurs de se concerter pour le transfert des fonds ou du mécanisme d'étude à la BC-PME. « L’activité de crédit constitue une expertise qu'on trouve dans les établissements financiers. Cette activité est un monopole des banques et des établissements financiers agréés par la Cobac. Ce qui n'est le cas des ministères. D'où l'importance de les centraliser auprès d'un guichet financier ayant les compétences », a commenté un expert financier.

 Le PMEAA est un programme qui a pour objectif général de promouvoir le développement des activités de production, de transformation et de commercialisation des produits agricoles à travers l'accompagnement financier et non financier des petites et moyennes entreprises agricoles et agroalimentaires des zones rurales. PIAASI est un organisme a pour missions de favoriser la mutation du secteur informel vers le secteur formel à travers l'appui à l'organisation, l'appui à la formation et l'appui au Financement. Alors que  le FONIJ a pour mission de promouvoir  l’intégration des jeunes dans les circuits de production par le biais de financement de leurs projets productifs innovants.

 Christian Happi

 

 

 

Voir les commentaires

Published by Christian Happi
commenter cet article
7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 16:16

Échanges commerciaux

 

 

Le Cameroun,  premier marché d’exportation du Canada en Afrique centrale

 

 

Le commerce de marchandises entre ces deux pays a atteint 79,9 millions de dollars soit environ 46,94 milliards de FCFA en 2015 selon  le site  officiel du Haut-commissariat du Canada au Cameroun.

 

 

 

Le Cameroun et le  Canada entretiennent des relations bilatérales depuis plus de 50 ans. En 2015, ces rapports diplomatiques ont permis au pays de  devenir le premier marché d’exportation du Canada en Afrique centrale. Au court de  cette même année, le commerce de marchandises entre ces deux Etats membres du Commonwealth a atteint 79,9 millions de dollars soit environ 46,94 milliards de FCFA d’après  des chiffres publiés sur le site  officiel du Haut-commissariat du Canada au Cameroun. Les exportations de marchandises canadiennes vers le Cameroun s’élevaient  quant à elles, à 72,9 millions de dollars soit un peu plus de 42,83 milliards de FCFA.  Ce pays d’Amérique du Nord vend principalement  au Cameroun des produits tels les céréales, les véhicules motorisés, les machines et les véhicules en général, les machines et l’équipement électriques et électroniques ainsi que le papier.

En outre, l’aide canadienne au développement s’élevait à 22.11 millions de dollars pour le Cameroun en 2014-2015. Ce qui  fait  pratiquement 13 milliards de FCFA. A  part le commerce,  les deux pays entretiennent leur relation sous d’autres formes. Sur le plan des études, le Cameroun était l’an dernier, la 2ème provenance d’étudiants étrangers de l’Afrique subsaharienne au Canada avec 1876 étudiants. Le Canada finance des projets locaux par l’intermédiaire du Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL) géré par le haut-commissariat du Canada à Yaoundé. Le Canada octroie des bourses d'études par l’entremise du programme canadien de bourses de la Francophonie. Par  ailleurs, en 2006, lorsque le Cameroun a atteint le point d'achèvement de l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, le Canada a annulé la dette bilatérale du Cameroun de 221 millions de dollars. Soit environ 129 milliards de FCFA.

 

Depuis 1962, le Cameroun et le Canada n’ont jamais cessé  de consolider leur relation bilatérale. Les gouvernements du Canada et du Cameroun ont signé une Convention fiscale d’évitement de double imposition le 26 mai 1982. En mars 2014, les deux pays ont signé un Accord sur la protection et la promotion des investissements étrangers (APIE), ratifié par le Canada. Au Cameroun, le Canada est représenté depuis 1962 par le haut-commissariat du Canada à Yaoundé et un consulat honoraire à Douala.

 

 Les deux pays collaborent au sein des organisations multilatérales telles que l’Organisation internationale de la Francophonie, le Commonwealth et les Nations unies. Rappelons que, les échanges commerciaux entre le Canada et le Cameroun sont passés de 18 à 25,5 milliards de FCFA entre 2010 et 2012, soit une hausse de 41,6% selon Benoît-Pierre Lamarée alors le Haut Commissaire du Canada au Cameroun à l’occasion de la 2ème édition de PMExchange.

 Christian Happi

Voir les commentaires

Published by Christian Happi
commenter cet article
2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 12:52

 

Productivité

 

 Grosse inquiétude chez les patrons

 

 Les chefs d’entreprises, tout secteur d’activité confondu, craignent que la morosité économique au niveau national influence négativement leurs chiffres d’affaires à quatre mois de la fin d’année.

 

 Du primaire au tertiaire en passant par le secondaire, aucun secteur  d’activité n’est épargné par  le ralentissement  des activités économiques.  C’est du moins ce qu’affirment les chefs d’entreprises qui affichent leurs inquiétudes  à quelques mois de la fin de l'année civile.  Le premier à jeter un pavé dans la mare est le  Groupe Bellomar. La PME dont  son secteur d'activité est celui de la chimie industrielle ne se porte pas pour le mieux. Et ceci à cause de nombreuses ruptures de stocks des matières premières essentielles chez les fournisseurs importateurs habituels. Ce  qui entraîne une baisse de la capacité de production et aussi de la perte d'une partie de la clientèle. Cependant « nous ne sommes pas si inquiets car avec l'entrée en vigueur des APE, il serait possible de produire davantage à moindre coût car les matières premières provenant de l’Europe  sont nettement de meilleure qualité ce qui pourrait améliorer la qualité de nos produits aux standard internationaux », espère Martial Gervais Oden Bella, Administrateur-délégué.

 

Egalement au ralentie ces derniers mois, General plastic recup,  entreprise spécialisée  entre autres dans la transformation du polychlorure de vinyle en  chaussures,   doit faire des mains et des pieds chaque fin de mois pour payer les salaires des employés. Une difficulté liée au nombre important de marchandises invendues et stockées au magasin  ainsi qu'à la morosité  des affaires à quelques jours de la rentrée scolaire 2016/2017.  Pis, en comparaison à l'année dernière, « j'avoue que j'avais plus d'attente vu que j'ai pu mettre un modèle sur le marché en prévision de la saison pluvieuse, malheureusement les choses sont très loin de mes attentes », confesse Blaise Talla Bogne, promoteur de la structure, avant  de reconnaitre que tous les mois d'août, c'est le même phénomène dans quasiment tous les secteurs d'activité, mais une fois la rentrée scolaire dépassé, les choses reprendront progressivement.

 

Peu connue du grand public, Emergence Travel & Services vit la même galère que les autres patrons.  Si  Doriane Ageboh sa promotrice  refuse de se torturer les méninges, elle reconnait tout de même  que  la vente des billets d'avion et autres services sont en bernes depuis plusieurs mois. Une dégringolade  qui, selon ses mots, est provoquée par les achats des billets en lignes, la multiplication des agences de voyage dans tous les coins de la rue.  Et même des jeunes  qui au lieu de payer leurs billets d’avions,   prennent le  risque  de rallier  l’hexagone en passant par des voies terrestres. Reste à  développer de nouvelles stratégies de ventes afin de payer au moins  le loyer et facture électricité.   A HNN Consulting, cabinet conseil, spécialisé dans les voyages d’affaires, l’atmosphère des affaires est morose d’une manière globale du fait du marche du coaching encore embryonnaire au Cameroun. Mais,  l’entreprise tirera sans doute son épingle grâce à une prospection en direct avec les clients, la création de notre nouveau bureau à Paris.

 

Autohaus S.A. est un concessionnaire de l’automobile. Son statut de distributeur  « exclusif »  de la marque  Volkswagen au Cameroun,   ne  met à l’abri  des problèmes liés à l’entrepreneuriat au Cameroun avec les mauvaises habitudes de "non" paiement des clients.  Actuellement,  constate Dr. Christian Kouam P-DG de la société, les activités sont difficiles le climat des affaires n'est pas bon ; les clients n'honorent pas leurs échéances de paiement et le recouvrement est en train de devenir un grand service dans notre entreprise avec la mise a contribution des juristes. Mais je ne suis pas pour autant pessimiste. Le pays a un grand potentiel.

 

Christian Happi

Jules Simplice  Kembou

 

« Le poumon économique du pays est asphyxié sur le plan de la mobilité »

 

 

 

 L’Ingénieur-Statisticien  du Gicam   dresse les conséquences de la morosité  sur l’activité économique nationale tout en revenant sur ses causes. 

 Jules Simplice Kembou; Economiste au Gicam( Christian Happi)

Jules Simplice Kembou; Economiste au Gicam( Christian Happi)

Les chefs d'entreprises pour la plupart ont, à la veille de la rentrée scolaire, du mal à boucler les fins de mois. Qu'est ce qui selon vous explique cette situation?

 

Au premier trimestre 2016, plus de 31% des entreprises faisant partie de notre échantillon d’enquête de conjoncture anticipaient une dégradation de leur trésorerie par rapport au même trimestre de 2015. Parallèlement, cette même enquête a révélé une augmentation des délais de paiements des factures chez les entreprises. Mais plus globalement, notons que nous sortons d’une année 2015 et d’un début d’année 2016 marquée par un environnement international caractérisé par la chute des matières premières, une déception de la croissance dans les pays avancés tels que les Etats Unis et la France et par un ralentissement de l’activité en Chine, l’un des plus importants partenaires commerciaux du Cameroun.

 

Quelles peuvent  être les conséquences de cette morosité  sur l’activité économique nationale ?

 

Cette morosité économique au niveau international n’est pas sans conséquence sur l’activité économique nationale. Par ailleurs, sur le plan local, le poumon économique du pays est actuellement asphyxié sur le plan de la mobilité par les travaux d’aménagement des deux pénétrantes (Est et Ouest). En attendant que lesdits travaux permettent une meilleure circulation dans la capitale économique, l’activité est sans doute impactée par cette réduction de la mobilité et l’aggravation du phénomène des embouteillages. En outre, il n’a cessé d’être répété que le passage de 1,1% à 2.2% du chiffre d’affaires des entreprises au titre des prélèvements obligatoires mensuels constitue un véritable handicap pour la trésorerie des entreprises évoluant dans des secteurs réalisant certes de gros chiffres mais caractérisées la chétiveté des marges. Cette conjonction de faits économiques n’est de toute évidence pas sans neutralité sur la santé financière des entreprises.

 

 Y-a-t-il quand même des lueurs d’espoir ?

 

Heureusement, le marché international donne des signes plutôt positifs depuis la fin du premier trimestre 2016 avec la remontée quasi généralisée des cours de matières premières, et l’opinion des chefs d’entreprises sur toute l’année 2016 semble plutôt favorable à une meilleure performance qu’en 2015. Il reste à attendre de voir si cet optimisme se traduira par une meilleure croissance après consolidation des statistiques économiques en fin d’année car les pesanteurs au déploiement économique restent fortement présentes. Il s’agit notamment du déficit énergétique, de la concurrence déloyale induite par les activités du commerce illicite, de la difficulté à trouver des financements pour relancer l’activité, etc.

 Propos recueillis par C.H.

 

Voir les commentaires

Published by Christian Happi
commenter cet article
2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 12:28

  Industrie locale

 

Des contraintes à lever pour amorcer son décollage

 

 

Manque de patriotisme économique, présence massive des produits importés… sont autant  d’obstacles à surmonter pour rendre plus compétitif le tissu industriel camerounais.

 

 

Le décollage économique du Cameroun est une réalité mais beaucoup reste à faire pour  son industrie. L’on peut citer, au rang des entraves à son envol,  la présence massive des produits importés sur le marché laquelle a mis en difficulté à peu près 300 entreprises répertoriées  dans 12 secteurs  d’activités  aujourd’hui  menacées de fermetures prévenait Martin Yankwa, Inspecteur général  au ministère  de l’Industrie, des mines et du développement technologique. Il s’exprimait ainsi lors de la troisième édition de la Semaine nationale de la qualité, organisée en avril dernier à Douala.

En plus de souffrir des produits étrangers,  les industriels  camerounais  doivent faire  des mains et des pieds pour distribuer leurs  marchandises sur toute l’étendue du pays. En cause, l’état  dans lequel se trouvent certains axes routiers  à l’exemple de Maroua-Kousseri dans  la région de l’extrême-Nord  où il est quasi-impossible de  voyager pendant la saison des pluies.  Pareils pour les  axes Douala-Bafoussam, NGaoundéré-Garoua  et pour le département du Nyong et Kellé. Dans cette localité, en particulier à Eséka, les cacaoculteurs ont du mal  à transporter les fèves de cacao des plantations pour la ville  du fait de l’enclavement des routes. « Nous mettons souvent plus de trois heures de temps pour transporter nos fèves des plantations pour la ville. Les routes sont recouverts de crevasses »,  se plaignait un cultivateur de Ngog-Mapupi.

Que dire des APE?  Ils devraient à la longue impacter  négativement sur  les industriels surtout celles qui font dans la transformation. « Tout va se jouer au niveau du prix. On va se retrouver avec les produits importés qui coûteront moins chers que les produits locaux. Il y a dont un grand risque de fermeture de plusieurs  entreprises », relève Amadou Hamadou, ingénieur spécialisé dans l’agroalimentaire.

Des  contraintes, on en retrouve aussi  dans les différentes places portuaires du pays.  Alors que  le  Port autonome de Douala(PAD) souffre de la congestion,  du fait de sa capacité  d’accueil dépassée (10 millions de tonnes),  le Terminal à conteneurs et des quais fait face d’après un journal en ligne, aux pannes de portiques, l’ensablement du chenal, l’absence d’espaces dédiés au traitement des marchandises en transit, stationnement abusif de camions, fourmillement d’acteurs dans l’enceinte portuaire, vétusté des voies d’accès et de circulation, longue file d’attente de dizaines de navires, des semaines, voire des mois à la bouée de base, le parc à bois totalement inondé par les essences forestières.

 Si le tissu industriel camerounais n’est pas suffisamment compétitif c’est aussi du fait des  populations qui, selon de nombreux hommes d’affaires,  ont perdu de leur patriotisme économique en préférant consommer étranger au lieu d’acheter le « made in Cameroon ». Lequel  est victime des préjugés ou des idées préconçues.   Comme preuve,  Diani Kapseu, enseignante,  voue un culte pour  les vêtements américains et jugent que  ceux  confectionnés par les couturiers nationaux mauvais. « Trop peu de personne connait la mode camerounaise.  Nos  stylistes ne font pas suffisamment d’effort pour la vulgariser. En plus  elle n’est pas de bonne qualité comme  les vêtements qui viennent d’Europe ou des Etats-Unis », apprécie  Diani.

Christian Happi

Vincent Koueté

 

« L’Etat  devrait activer ses fonctions de financier »

 

L’ingénieur  statisticien-économiste examine  les  entraves à l’industrie locale tout en évoquant au passage des pistes de solutions.

 Vincent  Koueté, Economiste en chef au Gicam, principal groupement patronal au Cameroun( Christian Happi).

Vincent Koueté, Economiste en chef au Gicam, principal groupement patronal au Cameroun( Christian Happi).

Est ce que l'entrée en vigueur des APE  le 04 août dernier ne devrait pas davantage aggraver les obstacles au décollage de l'industrie locale?

 

Je pense qu’il s’agit de l’un des principaux risques de l’APE dans son essence. Mais avant tout, il convient de noter que la partie camerounaise a insisté et obtenu l’introduction de dispositions visant la promotion et la protection du tissu industriel local (échelonnement du démantèlement tarifaire, priorité aux équipements et matières premières, ciblage de la liste d’exclusion, mesures de sauvegarde, volet accompagnement, …). Cependant, l’APE dans son essence prolonge une politique d’ouverture commerciale et une approche d’intégration au commerce international qui jusqu’ici n’ont pas fait la preuve de leur capacité à favoriser le développement d’une industrie locale. Bien au contraire, face aux avantages d’antériorité et d’économies d’échelle dont bénéficient les industries occidentales et asiatiques, le tissu local n’a cessé de s’effondrer, confinant chaque jour un peu plus notre économie sur les activités primaires et extractives d’une part et de commerce et de services d’autre part. A titre illustratif, entre 2000 et 2011, le poids de l’industrie manufacturière a baissé, passant de 19,26% à 13,38% du PIB.

 

Comment comprendre que les Camerounais préfèrent  consommer les produits occidentaux  au détriment des produits locaux?

 

Je ne pense pas que le problème se pose en ses termes. D’ailleurs, je suis convaincu que chaque fois que nos compatriotes ont le choix, la majorité préfère généralement la production locale. Le problème est d’abord celui de la disponibilité de l’offre locale et ensuite celui du grand écart en termes de rapport qualité/prix entre l’offre locale et les produits concurrents extérieurs. En occurrence, il faut souligner ici l’impact très négatif des importations, sous forme de brocante ou de pacotilles, des produits de consommation courante dont le niveau de sophistication technologique est pourtant à notre portée (cartables, stylos, vêtements, argenterie, …).

 

Que faire pour lever tous ces obstacles afin que le tissu industriel local décolle véritablement?

 

Les solutions sont suffisamment connues. D’une part, il faudrait que l’Etat active à bon escient ses fonctions de régulateur, de financier, de Producteur et de Consommateur. Dans le domaine de la régulation, nous pensons ici à l’amélioration du climat des affaires, à la protection par le moyen des barrières tarifaires et non tarifaires, aux subventions directes dans des domaines tels que la technologie et l’innovation et à l’élargissement des programmes et instruments de mise à niveau des entreprises (pôles de compétitivité, zones économiques, sous-traitance,  etc.). L’activation de la fonction d’Etat consommateur devrait se décliner en l’orientation d’une partie de certains achats par les services publics vers les produits locaux (meubles, consommables alimentaires, …). D’autre part, les industries et leurs organisations doivent faire des efforts en termes de renforcement interne, organisation et ouverture.

 

Entretien mené par C.H.

 

 

Voir les commentaires

Published by Christian Happi
commenter cet article
23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 17:29

 Stade de Japoma

 

 La société  turque « Yenigün » rassure les populations riveraines

 

 Elle a rencontré le 10 août à Douala,  les riverains histoire de les rassurer notamment sur les désagréments que pourraient entraîner le chantier.

 

 

 Avec  le démarrage  imminent des travaux de construction du stade de 50 000 places à Japoma,   des inquiétudes  surgissent au sein des populations qui craignent de voir  leur environnement   être impacté négativement. Face à cette angoisse, Yenigün Construction Co Cameroun,  la société turque qui a décroché le contrat de construction, a rencontré le mercredi 10 août 2016,  dans le cadre d’une consultation publique relative  à l’étude d’impact environnemental et social dudit projet,  les riverains. Histoire de les rassurer notamment sur les désagréments que pourraient entraîner le chantier.  Un objectif qui a été atteint  au vu des éléments des réponses apportés par les différentes parties prenantes : Sous-préfet de Douala 3è,  le délégué régional  de l'Environnement, de la protection de la nature et de développement durable,  des responsables de la société Ortho Service et le cabinet  en charge de l’étude d’impact environnemental.

 

Selon Thomas Apo Eboko,  représentant dudit cabinet,  le site devant abriter le stade  répond aux normes. Nous sommes allés sur le terrain et nous avons analysé les composantes de l’environnement, constate-t-il avant de poursuivre.  L’eau qui s’y trouve n’est pas de bonne qualité mais ne constitue pas un danger pour l’homme ;   il faudra néanmoins  pendant les travaux éviter les déversements  accidentels parce que le sol de Douala est poreux.  Et ce qui s’y déverse comme produit chimique va directement dans la nappe phréatique.  Le technicien a également confié avoir durant sa descente sur le site, trouvé beaucoup de plantations  et des cultures vivriers, identifié des espaces animales…«  Nous sommes aujourd’hui au bout d’un long processus qui a commencé par les thermes de références suivis d’une réunion d’information préalable avec le gouvernement et l’ensemble des délégués régionaux  concernés », affirme Thomas Apo Eboko.

Les participants, également appelés à faire part de leurs préoccupations, ont souhaité avoir des assurances le nombre d’emplois destinés aux populations de Mbanga Bakoko, quartier abriant le projet.   En réaction,  le représentant de Yenigün Construction a  confié que l’objectif du départ était d’employer au moins 30%  de  la population  riveraine.  Un quota qui ne pourrait plus être atteint compte tenu de la technicité des travaux, apprend-on.  « Je vais tout faire pour recruter  autant que possible la main d’œuvre locale », a promis le Turc.    Par ailleurs la construction  du complexe olympique de Japoma regorge d’opportunités pour  les PME/PMI camerounaises. Elles pourraient sous-traiter dans des secteurs  tels  l’assurance,  le transit,  soins hospitaliers,  étude technique, communication.

 

Principale  source d’inquiétude des populations, la  sécurité  sur le  chantier  a fait l’objet des échanges bien nourris. Yenigün qui travaille depuis de longues années dans le respect  des normes internationales promet  de ne pas déroger à ce principe.  D‘ailleurs elle prévoit  organiser une formation pour initier les ouvriers aux règles de  sécurité, recruter un responsable sécurité pour 100 manœuvres et une vingtaine  d’agences spécialisées dans le domaine.   Concernant la gestion des déchets qui va générer  le chantier,   des consultations sont cours pour qu’’un espace  de stockage  soit désigné. «  Le constructeur  va sous-traiter  certains déchets avec un opérateur disposant des permis environnementaux », ajoute le délégué régional de l’environnement.

 

Christian Happi

 

 

 

Voir les commentaires

Published by Christian Happi
commenter cet article
23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 17:17

 

Entreprises publiques

 

La principale cible des offres d’emplois fictives sur  Internet

 

Des jeunes camerounais à la quête d’un travail se font constamment arnaquer  sur les réseaux sociaux par des fausses campagnes de recrutement attribuées à des sociétés de renoms comme  Eneo, Sonara, Csph…

 

 

 

De fausses offres d’emplois sont diffusées sur la toile sous des faux noms. Les premiers à se plaindre de cette arnaque orchestrée par des individus tapis dans l’ombre sont  les entreprises publiques et parapubliques comme Eneo Cameroon S.A.  En effet, des jeunes camerounais ce sont récemment faits arnaquer au nom d’une fausse campagne de recrutement attribuée à la société de production, de transport et de distribution de l’énergie électrique sur les réseaux sociaux.  A la réalité, Eneo n’utilise jamais cette plateforme d’échange pour recruter son personnel mais  recourt plutôt à une procédure de recrutement qui lui permet d’acquérir sur le marché de l’emploi les compétences dont elle a besoin pour ses activités.  C'est pourquoi les lettres de motivations et CV sont reçus dans les services d’Eneo, à la guérite du campus de Koumassi, Douala et dans chacune des directions régionales ou via le site web d’Eneo Cameroon. « Cette procédure ne prévoit à aucun moment une participation financière des candidats. Tout chercheur d’emploi désireux de postuler pour un poste à Eneo Cameroon peut spontanément et gratuitement faire acte de candidature », a  clarifié  le mardi 16 août 2016, Pierre N Bollanga,  Directeur des ressources humaines(DRH) dans un communiqué à l’attention des chercheurs d’emplois.

 

La sortie du concessionnaire public de l’électricité  fait suite à une  autre des  Aéroports du Cameroun (ADC). Publiée  le 1er mars  dernier sur sa page facebook, cette note d’alerte   de Thomas Owona Assoumou, DG des  ADC, informait le public qu’un groupe d’individus prétextant agir en son nom propre ou au nom du DRH prétend procéder à des recrutements au sein de ADC S.A moyennant des sommes d’argent ou des crédits de téléphone.  Pourtant dans les faits, « de telles pratiques sont contraires aux us et coutumes des ADC S.A. en matière des recrutements », prévient  le patron de la structure.

Les Aéroports du Cameroun  et  Eneo ne sont pas  les seules sociétés à capitaux publics visées par   les escrocs. Le 16 juin 2016,   la compagnie aérienne nationale Camair-Co mettait en garde  les jeunes chercheurs d’emplois (âgés entre 18 et 35 ans)  contre  une pseudo-campagne  lancée sur Internet pour employer 111 jeunes dames  « dynamiques » et responsables pour le renouvellement et le renforcement de ses effectifs dans les deux aéroports Douala et Yaoundé. Si on remonte  au mardi 11 août 2015, l’on se souviendra qu’Ibrahim Talba Malla le Directeur général de la Société nationale de raffinage (Sonara), a dénoncé l’existence d’un vaste réseau de recruteurs qui opèrent pour le compte de la société qu’il dirige.  Des individus mal intentionnés qui disaient agir pour le compte de la Sonara, dénonce le top management de la Sonara, dans son communiqué rendu public ce jour, exigeaient des « fortes sommes aux chercheurs d’emploi pour des frais médicaux, tests de présélection, ou des droits de participation à des prétendues formations destinées à adapter les acquis académiques de leurs victimes au profils des postes à pourvoir ». 

 Dans le même cas, la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH) dénonçait  l’an dernier des escrocs qui faisaient miroiter emplois et formations professionnelles à la Sonara. Des recrutements imaginaires dont sont régulièrement victimes  des chercheurs d’emploi camerounais.

 

Christian Happi

 Owen Cabon

 

« Aucune entreprise d’envergue ne publie des offres sur les réseaux sociaux »

 

Le Country manager de Jumia Jobs explique sans détours  les campagnes de recrutements  imaginaires orchestrée sur Internet par des  individus en quête du gain facile.

 

  Owen Cabon,  Country Manager de Jumia Jobs, photo Christian Happi.

Owen Cabon, Country Manager de Jumia Jobs, photo Christian Happi.

Des personnes mal intentionnées  annoncent de plus en plus que des entreprises de renoms recrutent à travers les réseaux sociaux.   Comment comprendre ce phénomène ?

 

A mes yeux, il s’agit d’un véritable abus de faiblesse. Profiter de la détresse des gens à la recherche d’un emploi constitue la plus grande des malhonnêtetés. Cependant, les chercheurs d’emplois doivent aussi être prudents. Lorsqu’on recherche un emploi, il faut s’en tenir aux sources primaires que sont les sites internet des entreprises et les sites de recrutement reconnus tels que jobs.jumia.cm. Aucune entreprise d’envergure ne publie des offres sur les réseaux sociaux par des personnes tierces. Elles peuvent annoncer une campagne de recrutement sur leur page officielle.

 

Pourquoi ces arnaqueurs ciblent beaucoup plus des sociétés à capitaux publics?

 

Je pense que le sujet est plus médiatisé lorsqu’il s’agit d’entreprises publiques car elles attirent plus de candidatures. Gardons à l’esprit qu’il existe en réalité de moins en moins d’entreprises publiques, beaucoup ont été privatisées ou en partie privatisées. Toutefois, leur popularité reste importante chez les candidats et les attentes sociales à leur égard restent importantes. Concernant les arnaques, l’ensemble des entreprises de renoms de la place sont touchées par des pratiques plus ou moins similaires.

 

Est ce que le choix des entreprises publiques n'est pas du fait qu'elles entretiennent une certaine opacité sur leur mode de recrutement?

 

En tant que partenaire de grandes entreprises publiques ou anciennement publiques, je constate que celle-ci mettent de plus en plus de transparence dans leur recrutement. De plus en plus d’entreprises publient des offres de façon anonyme afin que les candidats soient attirés par l’emploi en question et non la marque de l’entreprise.

 

  Qu’est ce qui justifie que les jeunes se fassent prendre aussi facilement dans ce genre de manoeuvre?

 

Si l’on parle d’arnaque digitale, l’usage du web est principalement l’apanage des jeunes, il est donc logique qu’on ait le sentiment qu’ils soient plus ciblés. Par ailleurs, on sait aussi que le chômage est plus important chez les jeunes. Il existe quelques règles simples à respecter pour ne pas se faire avoir : on ne paie jamais pour postuler à un emploi ou passer un entretien et les offres du type « bourses d’études tous frais payés pour la Canada » sont souvent des escroqueries. Il faut bien se renseigner avant de postuler et se concentrer sur les sites de références à l’image de Jumia Jobs et non les offres circulant sur Facebook.

 

Propos recueillis par C.H.

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Published by Christian Happi
commenter cet article

Présentation

  • : Infobiz
  • Infobiz
  • : Ce blog sera d'un grand intérêt pour les investisseurs, les décideurs ou chefs d'entreprise. Il ne traite non seulement de l'actualité financière, mais aussi de la vie des entreprises camerounaises, africaines et même mondiales.
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Liens