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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 17:29

 Stade de Japoma

 

 La société  turque « Yenigün » rassure les populations riveraines

 

 Elle a rencontré le 10 août à Douala,  les riverains histoire de les rassurer notamment sur les désagréments que pourraient entraîner le chantier.

 

 

 Avec  le démarrage  imminent des travaux de construction du stade de 50 000 places à Japoma,   des inquiétudes  surgissent au sein des populations qui craignent de voir  leur environnement   être impacté négativement. Face à cette angoisse, Yenigün Construction Co Cameroun,  la société turque qui a décroché le contrat de construction, a rencontré le mercredi 10 août 2016,  dans le cadre d’une consultation publique relative  à l’étude d’impact environnemental et social dudit projet,  les riverains. Histoire de les rassurer notamment sur les désagréments que pourraient entraîner le chantier.  Un objectif qui a été atteint  au vu des éléments des réponses apportés par les différentes parties prenantes : Sous-préfet de Douala 3è,  le délégué régional  de l'Environnement, de la protection de la nature et de développement durable,  des responsables de la société Ortho Service et le cabinet  en charge de l’étude d’impact environnemental.

 

Selon Thomas Apo Eboko,  représentant dudit cabinet,  le site devant abriter le stade  répond aux normes. Nous sommes allés sur le terrain et nous avons analysé les composantes de l’environnement, constate-t-il avant de poursuivre.  L’eau qui s’y trouve n’est pas de bonne qualité mais ne constitue pas un danger pour l’homme ;   il faudra néanmoins  pendant les travaux éviter les déversements  accidentels parce que le sol de Douala est poreux.  Et ce qui s’y déverse comme produit chimique va directement dans la nappe phréatique.  Le technicien a également confié avoir durant sa descente sur le site, trouvé beaucoup de plantations  et des cultures vivriers, identifié des espaces animales…«  Nous sommes aujourd’hui au bout d’un long processus qui a commencé par les thermes de références suivis d’une réunion d’information préalable avec le gouvernement et l’ensemble des délégués régionaux  concernés », affirme Thomas Apo Eboko.

Les participants, également appelés à faire part de leurs préoccupations, ont souhaité avoir des assurances le nombre d’emplois destinés aux populations de Mbanga Bakoko, quartier abriant le projet.   En réaction,  le représentant de Yenigün Construction a  confié que l’objectif du départ était d’employer au moins 30%  de  la population  riveraine.  Un quota qui ne pourrait plus être atteint compte tenu de la technicité des travaux, apprend-on.  « Je vais tout faire pour recruter  autant que possible la main d’œuvre locale », a promis le Turc.    Par ailleurs la construction  du complexe olympique de Japoma regorge d’opportunités pour  les PME/PMI camerounaises. Elles pourraient sous-traiter dans des secteurs  tels  l’assurance,  le transit,  soins hospitaliers,  étude technique, communication.

 

Principale  source d’inquiétude des populations, la  sécurité  sur le  chantier  a fait l’objet des échanges bien nourris. Yenigün qui travaille depuis de longues années dans le respect  des normes internationales promet  de ne pas déroger à ce principe.  D‘ailleurs elle prévoit  organiser une formation pour initier les ouvriers aux règles de  sécurité, recruter un responsable sécurité pour 100 manœuvres et une vingtaine  d’agences spécialisées dans le domaine.   Concernant la gestion des déchets qui va générer  le chantier,   des consultations sont cours pour qu’’un espace  de stockage  soit désigné. «  Le constructeur  va sous-traiter  certains déchets avec un opérateur disposant des permis environnementaux », ajoute le délégué régional de l’environnement.

 

Christian Happi

 

 

 

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 17:17

 

Entreprises publiques

 

La principale cible des offres d’emplois fictives sur  Internet

 

Des jeunes camerounais à la quête d’un travail se font constamment arnaquer  sur les réseaux sociaux par des fausses campagnes de recrutement attribuées à des sociétés de renoms comme  Eneo, Sonara, Csph…

 

 

 

De fausses offres d’emplois sont diffusées sur la toile sous des faux noms. Les premiers à se plaindre de cette arnaque orchestrée par des individus tapis dans l’ombre sont  les entreprises publiques et parapubliques comme Eneo Cameroon S.A.  En effet, des jeunes camerounais ce sont récemment faits arnaquer au nom d’une fausse campagne de recrutement attribuée à la société de production, de transport et de distribution de l’énergie électrique sur les réseaux sociaux.  A la réalité, Eneo n’utilise jamais cette plateforme d’échange pour recruter son personnel mais  recourt plutôt à une procédure de recrutement qui lui permet d’acquérir sur le marché de l’emploi les compétences dont elle a besoin pour ses activités.  C'est pourquoi les lettres de motivations et CV sont reçus dans les services d’Eneo, à la guérite du campus de Koumassi, Douala et dans chacune des directions régionales ou via le site web d’Eneo Cameroon. « Cette procédure ne prévoit à aucun moment une participation financière des candidats. Tout chercheur d’emploi désireux de postuler pour un poste à Eneo Cameroon peut spontanément et gratuitement faire acte de candidature », a  clarifié  le mardi 16 août 2016, Pierre N Bollanga,  Directeur des ressources humaines(DRH) dans un communiqué à l’attention des chercheurs d’emplois.

 

La sortie du concessionnaire public de l’électricité  fait suite à une  autre des  Aéroports du Cameroun (ADC). Publiée  le 1er mars  dernier sur sa page facebook, cette note d’alerte   de Thomas Owona Assoumou, DG des  ADC, informait le public qu’un groupe d’individus prétextant agir en son nom propre ou au nom du DRH prétend procéder à des recrutements au sein de ADC S.A moyennant des sommes d’argent ou des crédits de téléphone.  Pourtant dans les faits, « de telles pratiques sont contraires aux us et coutumes des ADC S.A. en matière des recrutements », prévient  le patron de la structure.

Les Aéroports du Cameroun  et  Eneo ne sont pas  les seules sociétés à capitaux publics visées par   les escrocs. Le 16 juin 2016,   la compagnie aérienne nationale Camair-Co mettait en garde  les jeunes chercheurs d’emplois (âgés entre 18 et 35 ans)  contre  une pseudo-campagne  lancée sur Internet pour employer 111 jeunes dames  « dynamiques » et responsables pour le renouvellement et le renforcement de ses effectifs dans les deux aéroports Douala et Yaoundé. Si on remonte  au mardi 11 août 2015, l’on se souviendra qu’Ibrahim Talba Malla le Directeur général de la Société nationale de raffinage (Sonara), a dénoncé l’existence d’un vaste réseau de recruteurs qui opèrent pour le compte de la société qu’il dirige.  Des individus mal intentionnés qui disaient agir pour le compte de la Sonara, dénonce le top management de la Sonara, dans son communiqué rendu public ce jour, exigeaient des « fortes sommes aux chercheurs d’emploi pour des frais médicaux, tests de présélection, ou des droits de participation à des prétendues formations destinées à adapter les acquis académiques de leurs victimes au profils des postes à pourvoir ». 

 Dans le même cas, la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH) dénonçait  l’an dernier des escrocs qui faisaient miroiter emplois et formations professionnelles à la Sonara. Des recrutements imaginaires dont sont régulièrement victimes  des chercheurs d’emploi camerounais.

 

Christian Happi

 Owen Cabon

 

« Aucune entreprise d’envergue ne publie des offres sur les réseaux sociaux »

 

Le Country manager de Jumia Jobs explique sans détours  les campagnes de recrutements  imaginaires orchestrée sur Internet par des  individus en quête du gain facile.

 

  Owen Cabon,  Country Manager de Jumia Jobs, photo Christian Happi.

Owen Cabon, Country Manager de Jumia Jobs, photo Christian Happi.

Des personnes mal intentionnées  annoncent de plus en plus que des entreprises de renoms recrutent à travers les réseaux sociaux.   Comment comprendre ce phénomène ?

 

A mes yeux, il s’agit d’un véritable abus de faiblesse. Profiter de la détresse des gens à la recherche d’un emploi constitue la plus grande des malhonnêtetés. Cependant, les chercheurs d’emplois doivent aussi être prudents. Lorsqu’on recherche un emploi, il faut s’en tenir aux sources primaires que sont les sites internet des entreprises et les sites de recrutement reconnus tels que jobs.jumia.cm. Aucune entreprise d’envergure ne publie des offres sur les réseaux sociaux par des personnes tierces. Elles peuvent annoncer une campagne de recrutement sur leur page officielle.

 

Pourquoi ces arnaqueurs ciblent beaucoup plus des sociétés à capitaux publics?

 

Je pense que le sujet est plus médiatisé lorsqu’il s’agit d’entreprises publiques car elles attirent plus de candidatures. Gardons à l’esprit qu’il existe en réalité de moins en moins d’entreprises publiques, beaucoup ont été privatisées ou en partie privatisées. Toutefois, leur popularité reste importante chez les candidats et les attentes sociales à leur égard restent importantes. Concernant les arnaques, l’ensemble des entreprises de renoms de la place sont touchées par des pratiques plus ou moins similaires.

 

Est ce que le choix des entreprises publiques n'est pas du fait qu'elles entretiennent une certaine opacité sur leur mode de recrutement?

 

En tant que partenaire de grandes entreprises publiques ou anciennement publiques, je constate que celle-ci mettent de plus en plus de transparence dans leur recrutement. De plus en plus d’entreprises publient des offres de façon anonyme afin que les candidats soient attirés par l’emploi en question et non la marque de l’entreprise.

 

  Qu’est ce qui justifie que les jeunes se fassent prendre aussi facilement dans ce genre de manoeuvre?

 

Si l’on parle d’arnaque digitale, l’usage du web est principalement l’apanage des jeunes, il est donc logique qu’on ait le sentiment qu’ils soient plus ciblés. Par ailleurs, on sait aussi que le chômage est plus important chez les jeunes. Il existe quelques règles simples à respecter pour ne pas se faire avoir : on ne paie jamais pour postuler à un emploi ou passer un entretien et les offres du type « bourses d’études tous frais payés pour la Canada » sont souvent des escroqueries. Il faut bien se renseigner avant de postuler et se concentrer sur les sites de références à l’image de Jumia Jobs et non les offres circulant sur Facebook.

 

Propos recueillis par C.H.

 

 

 

 

 

 

 

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 17:06

 

  Création d’entreprises

 

Yaoundé  plus entreprenante que Douala

  

 

La capitale politique a enregistré entre 2010 et 2014,  17 098  entreprises  contre 13 810 dans la capitale économique selon les CFCE.

 

Ce sont exactement 32 773 Petites et moyennes entreprises(PME)  qui ont été créées au Cameroun  entre  2010 et 2014.   Dans les détails,  ce sont 712 qui ont vu le jour en 2010, 3668 l’année suivante, 7189 en 2012 contre 9706  un an plus tard et enfin, 11 498 en 2014. Si l’on se réfère à ces chiffres  rendus publics par les Centres de formalités de création des entreprises (CFCE), Yaoundé  est la ville la plus entreprenante   du pays avec 17 098   structures enregistrées (11541 par les hommes et 5557 par les femmes). Soit 1700 mises sur pied en 2011, 3 545 l’année suivante et 1700 un an plus tard. Pour être précis, il s’agit de 14287 entreprises  créées  sous la forme juridique d’établissements(ETS), 255 sociétés anonymes(S.A.),  plus de 2000  Sociétés à responsabilité limité(SARL) et 438  sous d’autres formes.  La majorité  de ces  PME, c'est-à-dire 16700, appartiennent à des opérateurs économiques nationaux et 398 aux ressortissants étrangers installés dans la capitale économique.

 Sur la même période,  les CFCE révèlent que  la ville de Douala a enregistré au total 13 810 dont 9888 créées par la gente masculine et 3922 par les femmes.  En clair, 8977 ont été enregistrées sous la forme  des ETS contre 213 pour les S.A.,  4481 SARL et 139 sous d’autres formes juridiques.   2014 est l’année où les populations de Douala ont été très entreprenantes avec 4155 structures mises sur pied contre 4032 un an auparavant. Entre 2011 et 2012, ce sont  respectivement 1936 et 3210 PME qui sont montées d’après  les données statistiques  des  CFCE qui ajoutent que dans la ville portuaire, 1052 des entreprises créées appartiennent à des étrangers contre 12758 aux populations locales.

 Troisième au classement général,  la ville de Bamenda enregistre  quant à elle, 598 entreprises créées entre 2010 et 2014. Ce qui fait 191 structures  mises sur pied en 2014 contre 209 un an plus tôt et 175 en 2012 soit, 585 détenues par des Camerounais  et  seulement 13 par des  étrangers. Même si aucun établissement n’a vu le jour en 2010, il n’en demeure pas moins que  572  Petites entreprises ont été formalisées  Bafoussam durant cette période.  Elles appartiennent  exclusivement à des  opérateurs économiques camerounais soit  386  aux hommes et  uniquement  186 aux femmes.  A date, apprend-on,  la chef-lieu de la région du Cameroun avait  créée 487 établissements, 69 SARL et seulement trois  S.A.

 A Garoua, et  Ebolowa les agences CFCE qui s’y trouvent  totalisent chacune en ce qui la concerne 463 et 60 structures.    Alors que le chef-lieu de la région du Nord, lit-on, a créées  82 en 2012, 182 l’année suivante et 204 en 2014,  le Sud Cameroun  n’enregistre  aucune  PME  entre 2010 et 2013.   C’est la même tendance observée dans les villes de Limbé et  Maroua. A l’inverse  60 structures ont été créées en 2014 à Ebolowa contre 61 pour Maroua et 111 pour la cité balnéaire.  Sur les 463 entreprises créées  à  Garoua, 298 sont la propriétaire des hommes et 165  pour les femmes. Soit  aucune société anonyme mais 440 ETS,  22 et un sous une autre forme juridique.  En gros, 22595 entreprises appartiennent  aux hommes  contre 10178 pour les femmes sur les 32773 créées entre 2010 et 2014.

 Christian Happi

 

 

Ariel Ngnitedem

«Les sociétés privées de Yaoundé appartiennent à des fonctionnaires »

 

L’Économiste et spécialiste des finances publiques analyse  les chiffres selon lesquels Yaoundé à ces dernières années créée beaucoup plus d’entreprises que Douala.

Yaoundé  est la ville la plus entreprenante    du Cameroun avec 17 098   structures enregistrées contre 13 810 pour Douala selon des chiffres  rendus publics par les CFCE. Qu’est ce qui justifie cette tendance?

 

Cette situation ne traduit pas la réalité  pour les grandes entreprises existantes à Douala et à Yaoundé. Je  ne pense pas qu’on puisse dire de façon péremptoire qu’il y a plus d’entreprise à Yaoundé  qu’à Douala. Ces chiffres cachent une autre réalité ;  créer une entreprise  participe du processus de formalisation c’est-à-dire sortir du secteur informel pour entrer dans le formel.   Aussi, il faut comprendre  que la culture entrepreneuriale  est plus présente à Yaoundé qu’à Douala qui regroupe beaucoup plus de PME évoluant  dans le secteur informel.  L’autre chose c’est  que la cite portuaire est  alimentée par l’exode rural c’est dire  que les personnes qui  y arrivent se lancent dans l’informel.  Remarquons également qu’à Yaoundé, on a tendance à voir plus des gens avec un niveau d’éducation plus élevé ce qui peut  justifier ce grand nombre  d’entreprises formalisées.  Par ailleurs  la ville de Douala a plus d’entreprises privées tandis qu’à Yaoundé, c’est l’Etat qui prédomine.  Beaucoup de chefs d’entreprises y font des affaires avec l’Etat. Et vous savez que lorsqu’on  fait des affaires avec  l’Etat, la demande en formalisme est plus élevée.  L’autre chose c’est cette collusion qui existe entre les fonctionnaires et les hommes d’affaires. Un grand nombre de sociétés privées à Yaoundé appartiennent à des fonctionnaires ou des agents de l’Etat.

 

Peut-on dire que Yaoundé soit plus attractive que Douala ?

 

Non. On ne pourrait pas dire que la ville de Yaoundé est plus attractive que Douala. Il faut voir de près  la raison  sociale des entreprises créées durant cette période ;  leur activité principale pour savoir si la capitale politique est plus attractive que  la capitale économique. On  peut  avoir  le siège social d’une entreprise Yaoundé mais ses activités principales sont Douala. Ces chiffres ne traduisent pas forcément une prédominance de Yaoundé sur Douala en termes de nombre d’entreprises réellement existant sur le terrain.  Il y a aussi ces raisons que ça peut-être un problème  d’information de la part du ministère en charge  de la création des entreprise ; à Douala on est suffisamment informer du fait qu’il y a des bureaux où on peut aller, crée çà même entreprise et un problème de formation.les gens sont  davantage informer à Douala, on pourrait  s’attendre que la tendance en terme de création d’entreprise à Douala est plus étendue par rapport à ce qu’on a aujourd’hui.

 Propos recueillis par C.H.

 

 

 

 

 

 

 

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 16:57

 

 

Produit de  grande consommation

 

Les prix du riz remontent de 1,8% au 1er semestre 2016

 

Ce sont entre autres raisons  qui selon l’INS, justifient  la hausse (1, 3%)  de la consommation finale des ménages durant cette période de l’année.

 

 

Au cours du 1er semestre 2016, les prix à la consommation finale des ménages ont augmenté pour atteindre 1, 3%, contre 3,4% à la même période de l’année 2015. Sur les douze derniers mois, la hausse est de 1,6%,  évalue l’Institut nationale de la statistique(INS), expliquant que l’augmentation du niveau général des prix au cours de cette période provient notamment d’une remontée de 1,8% des prix du riz avec la réfiscalisation des droits de douanes sur les importations de riz à partir de janvier 2016, mais aussi,  de la flambée des prix des boissons alcoolisées et tabacs (7,4%). En effet, constate l’INS dans son rapport, les prix des bières industrielles ont augmenté entre 50 et 100 FCFA en février 2015, les sociétés brassicoles répercutant ainsi l’augmentation des droits d’assise sur les boissons alcoolisées introduites dans la loi de finance 2015.

 

 Les autres sources d’inflation sont  entre autres  les produits alimentaires, fruits, poissons et fruits de mer. Les prix des premiers ont progressé de 2,1% au cours des douze derniers mois à cause du  renchérissement des prix des produits fruitiers (10,5%), des légumes (7,1%). Mais aussi, des poissons et fruits de mer (2,7%) et des sucres et confiseries (1,5%). « La hausse est de 1,1% sur les prix des laits et produits laitiers alors que les prix des viandes et ceux des céréales ont respectivement reculé de 1,1% et de 0,3% au cours des douze derniers mois », dit l’institut. Au sujet des fruits,  leurs prix surtout ceux des agrumes ont augmenté de 9,2% et autres fruits frais particulièrement le citron (30%), corossol (20%) et de l’avocat tendre (20%). Les prix des légumes ont quant à eux crû de 7,1% au cours des douze derniers mois à cause de la hausse de prix des féculents (13,8%) notamment ceux de la patate douce (24%), du macabo (16%), de la banane fraiche non mûre (13%), des ignames (12%), de la banane plantain (11%) et des pommes de terre (10%).

Enfin, la hausse de 2,7% des prix des poissons et fruits de mer est due à la forte augmentation des prix observée au niveau des poissons fumés (8,9%), des poissons congelés de 0,6%, des sucres, confitures, miel et chocolat de 1,5%. Une hausse tirée par les prix du chocolat et du miel, apprend-on. De même,  l’augmentation de 1,1% des prix des laits, produits laitiers et œufs découle principalement des hausses de prix des laits (1,5%) et des produits laitiers (0,4%). Une progression toutefois atténuée par la baisse de 0,7% des prix des œufs. Les aviculteurs essayant de liquider en cachette les œufs avec la psychose de la grippe aviaire.

 

 Seuls produits à échapper à cette tendance haussière, les pains et céréales ont vu leurs prix s’effrités de 0,4%, résultant de la chute des prix du maïs (-9%) et de la hausse de 11% du prix du mil.  De même que l’on    note un fléchissement des prix des viandes de 1,1%, masquant la hausse de 2,2% observée sur les prix de la viande de porc, le poulet de chair a enregistré une baisse de 2,3%. Ceci suite aux effets de la grippe aviaire (les aviculteurs liquidant en cachette leur production) et de la viande de bœuf qui baissé de 0,9%. Dans la même tendance, les prix des huiles et graisses ont reculé de 1,8% dus  à l’offre suffisante de l’huile de palme brute et raffinée sur les marchés. « Il est important de noter que les usines de raffineries de l’huile de palme approvisionnent suffisamment les marchés », relève l’étude.

 Christian Happi

 Inflation

 

 Buea, ville la plus chère sur les 12 derniers mois

 

Le chef-lieu de la région du Sud-ouest présente la plus forte hausse des prix 3,1%. Il  est  suivi dans ce classement par Bafoussam qui a enregistré une inflation de 2,0%.

 

L’Institut nationale de la statistique(INS) a publié  le mercredi 10 août 2016 sur son site internet, les résultats de sa traditionnelle étude  sur l’Evolution des prix à la consommation finale des ménages au Cameroun.  De cette étude, il ressort  que les prix à la consommation ont augmenté dans toutes les villes camerounaises au cours des douze derniers mois. Les villes plus concernées  par cette inflation est Buéa, chef-lieu  de la région du  Sud-ouest  qui occupe la première marche du podium avec la plus forte hausse des prix (3,1%). Elle est suivie  dans ce classement par Bafoussam qui a enregistré une inflation de 2,0% ensuite Ngaoundéré  dans  l’Adamaoua (1,9%), constatent les techniciens  de l’INS.

La ville d’Ebolowa (région  du Sud) qui présentait en  mars 2014 le plus fort taux d’inflation  avec 3,1% affiche 1,7% sur les 12 dernières années. Les villes de Maroua et Bertoua présentent les taux les plus faibles avec respectivement 0,3% et 0,1%.

L’inflation n’a été que d’origine interne sur les douze derniers mois.  L’étude note que les prix des biens locaux se sont accrus de 2,3% alors que ceux des biens importés ont été quasi-stables (-0,1%). Cette situation s’explique par  plusieurs facteurs dont une offre insuffisante des produits vivriers, les conditions climatiques observées ces derniers temps n’étant pas favorables à la montaison des cultures et la saison sèche a été très longue et a impacté négativement les récoltes des cultures de contre saison.

S’appuyant sur  les prix à la consommation finale des ménages a été quasistable (0,1%),  l’INS pense que les pressions inflationnistes observées sur les prix des produits alimentaires à partir du deuxième semestre 2015 pourraient s’estomper en 2016 et se situer légèrement en deçà de 3%.  Surtout avec la baisse des prix des carburants (le litre de l’essence super est passé de 650 FCFA à 630 FCFA et celui du gasoil de 600 FCFA à 575 FCFA). L’autre signe d’espoir  est la baisse de l’insécurité dans les régions de l’Extrême-Nord et de l’Est s’est fait ressentir avec la baisse en glissement de l’inflation uniquement dans ces deux régions.

 C.H.

 

 

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 17:04

Démantèlement tarifaire

 

 La douane camerounaise prend de nouvelles dispositions

 

 Dans les tous prochains jours, l’administration douanière  va entreprendre diverses actions de communication pour mieux informer  l’ensemble de ses partenaires  sur les mécanismes nouveaux  induites par la mise en œuvre  des APE.

 

 

L’accord de partenariat économique (APE) entré en vigueur au Cameroun le 04 août dernier prévoit l’ouverture progressivement du marché aux exportations européennes sur une période transitoire prévue jusqu'en 2023. Ce qui implique des défis en termes d’implications  que les autorités camerounaises doivent relever. Voilà pourquoi les Douanes camerounaises a mis sur pied un groupe  de travail dénommé « Unité de veille APE » chargé du suivi de sa mise en œuvre.  Ce groupe de travail  a pris corps le 04  août 2016  par deux  importants communiqués signés des mains d’Edwin Fongod Nuvaga son Directeur général.   La première note,  qui a fait l’objet d’une présentation détaillée  le vendredi 05 août 2016 à Douala lors  d’une réunion entre les commissionnaires en douanes agrées (CAD) et les professionnels maritimes exerçant au PAD et l’aéroport international de Douala, est un dispositif de communication interactive de type « Hot line ».  Il est chargé de mettre à la disposition du public toutes les informations utiles en relation avec les APE. Ce groupe de travail, qui est l’interface entre le  service et les usagers en termes de centralisation des requêtes, est domicilié dans les locaux de la Division de l’informatique à Douala Bonanjo.

  L’autre réaménagement opéré renseigne le service et les usagers  que l’enregistrement des déclarations en douane portant sur les marchandises éligibles au régime préférentiel de l’APE Cameroun- UE devra se conformer à l’aménagement : le cadran 36 qui devra porter l’indication « UE_G1_25 » qui génère automatiquement un abattement de 25% du droit de douane à l’importation(DDI). Il est également question selon Norbert Belinga, responsable  à la Douane,  de « prévoir un planning  de formation qui s’adressera autant aux  personnels que les autres acteurs ; mettre en œuvre une stratégie de compréhension globale de l’accord, de son  contenu et de ses implications ainsi que l’’adaptation des outils juridique des douanes ». 

 En outre, la liste des produits du premier groupe  concernés par le démantèlement est consultable sur les sites web du  Ministère  des finances (Minfi) et des douanes.  De même,  l’administration douanière  emménage dans les tous prochains jours,   une session spéciale du forum  Douanes-entreprises et diverses actions de communication dans l’optique de mieux informer  l’ensemble des partenaires  sur les mécanismes nouveaux  induites par la mise en œuvre  des APE.

Les accords de partenariat marquent  un tournant décisif pour le Cameroun et l’ensemble des acteurs du commerce extérieur.   Son entrée en vigueur va générer un certain nombre d’impact d’après des scénarii fait par la direction générale des douanes.  Si on prend l’année de référence 2016,  le scénario fort estime l’impact à 8,3 milliards de FCFA alors que le scénario faible  est à 4,2 milliards de FCFA et le scénario médian à 5 milliards. Si on prend  l’année 2026,  les deux scénarios forts indiquent l’impact à 123 milliards de FCFA et le scénario faible à 100 milliards de FCFA. Depuis 2012, l’UE a reculé  au classement des pays qui échangent dans le monde  avec le  Cameroun.  La première place  est occupée aujourd’hui par l’Asie orientale  avec à peu 33% des échanges contre  27% pour l’UE selon des statistiques de la douane.

 

 Christian Happi

 

 

 

 

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 08:26

Télécommunication

 

L’influence de l’internet mobile sur l’activité économique

 

 Suite au lancement de la 3G/4G, plusieurs activités ont vu leurs chiffres d’affaires se réduire comme une peau de chagrin faute de clients.

 

L’arrivée de la technologie 3G/4G a, quoi qu’on dise,  changée les habitudes des populations camerounaises. Suite à son lancement en 2014, plusieurs promoteurs de cybercafé ont vu leurs chiffres d’affaires se réduire comme une peau de chagrin faute de clients. Gérant d’un cybercafé  dans un quartier périphérique de Douala,   Nathalie a perdu l’essentiel de sa clientèle : «   l’internet mobile nous rend la vie dure. Il n’y a pratiquement plus de clients.  Nous ne compte désormais que sur la vente des rames de papiers et les photocopies pour s’en sortir.  Nous étions trois personnes à gérer ce cybercafé maintenant  nous me sommes plus que deux ; mon patron  était obligé de séparer de  l’une des collègues », témoigne la dame.

 

Le témoignage  de Nathalie est révoltant mais ne reflète  hélas que la triste réalité de ces espaces jadis très sollicités. En fait plusieurs gérants des cybercafés de la capitale économique du Cameroun risquent de faire faillite s’ils ne se réinventent. En cause,  l’avènement de la 4G qui  amène les jeunes à  les délaisser pour naviguer sur Internet via les téléphones portables. C’est le cas d’Armel  qui n’a plus mis les pieds dans un cybercafé depuis deux ans. «   Aller dans un cybercafé pour surfer est devenue une perte de temps pour moi aujourd’hui.  J’y vais aujourd’hui juste pour émettre des appels à l’international. Je fais presque tout à partir de me Smartphone », dit-il.

 

 Les entreprises camerounaises vont devoir se réinventer si elles souhaitent sortir la tête de l'eau.

Les entreprises camerounaises vont devoir se réinventer si elles souhaitent sortir la tête de l'eau.

Comme signe  d’une nouvelle ère,  les Camerounais sont beaucoup plus présents sur les réseaux sociaux que par le passé. Même s’ils  n’existent   pas de chiffres officiels pour appuyer cette thèse,  certaines personnes interrogées  reconnaissent n’avoir découvert Twitter, WhatsApp, Facebook et autres que récemment.   Grâce auxquels ils peuvent  profiter de nouveaux services tels que la vidéo à la demande, la musique en streaming ou des jeux en réseau.

 Cet engouement est à mettre à l’actif  des opérateurs de téléphonie mobile qui, afin d’inciter de nouveaux clients à sauter le pas, ont tous  démocratisé l’accès aux  téléphones Androïde.  On a par exemple le « S620 » est depuis  quelque temps vendu  à 14 900 FCFA et non plus 24 900 FCFA. Pareil pour  le N6201  dont le prix de vente  a baissé de 50%  soit de  11 900 FCFA à 6 000 FCFA.

 De même, dans les  boutiques d’Akwa ou bien au lieu-dit « Ancien 3è »,  les téléphones dits intelligents  dominent les ventes de mobiles. Les commerçants se frottent les doigts  tout en espérant que cette embellie dure le plus longtemps. «   Nous  sommes dans une bonne période ; on espère juste que cela va se poursuivre », reconnait Félicitée D. tenancière.  L’autre preuve de cette bonne santé  c’est MTN Cameroon qui d’après Josiane Nounemo, chef d’agence passe   régulièrement des commandes pour ne pas être en rupture de stock.

 S’agissant du e-commerce,  le lancement de la 4G/LTE a accéléré   son déploiement.  Les acheteurs  disposent  désormais d’outils performants (Smartphone,  tablette…)  et d’une connexion de bonne qualité pour non seulement faire  leurs courses sans se déplacer sur internet mais également comparer  les prix.  Du côté des start-up c’est aussi le grand branle bas avec  notamment «  I-Djangui » qui permet de gérer  les tontines en ligne,  « Tika » application  pour réserver des tickets de bus via Mobile Money   qui ont vu le jour.

 

Christian Happi

 

Candace Nkoth Bisseck

 

 

« L’internet mobile  n’entrainera pas la disparition des cybercafés »

 

 La  professionnelle du e-commerce donne son avis sur les changements qu’apportés le déploiement de 3G/4G au Cameroun.

 

 La  4G est-elle selon vous une réalité au Cameroun au-delà plaintes qui demeurent sur la qualité de la connexion internet ?

 

Je pense que la 4G est une réalité au Cameroun. J'ai eu la chance d'expérimenter la qualité de cette nouvelle technologie et j’ai été agréablement surprise. Malheureusement, il faut avouer que la stabilité de la connexion n'est plus ce qu'elle était au lancement de ces offres. Elle peut-être due au  nombre croissant d'abonnés, les aléas climatiques et/ou techniques ; les choses ne sont pas parfaites mais ne doivent pas empêcher de s'ouvrir au progrès!

 

Est ce que  l’arrivée de cette technologie a boosté les différentes activités ayant trait aux TIC ?

 

Oui absolument. Dans un pays avec un taux de pénétration du mobile aussi élevé que le nôtre, la démocratisation de l'internet mobile aura au moins deux effets positifs majeurs. La 3G/4G va tout d'abord permettre une réduction plus rapide de la fracture numérique et faciliter l'alphabétisation numérique des populations, et elle va permettre d'autre part de booster le développement de l'économie numérique. A titre d'illustration des plateformes comme Jumia Market permettent ainsi aux Camerounais ne possédant pas d'ordinateur ou de magasin de vendre et acheter  grâce à la 3G/4G, via une application et à un site mobile.  Et les exemples sont nombreux dans d'autres domaines d'activité.

 

Des secteurs d’activités comme celles des Cybercafés  ne sont-elles pas appelées à disparaitre avec le temps ?

 

Tout comme je ne pense pas que le commerce électronique provoquera la disparition des commerces physiques, je ne crois  non plus que l'internet mobile va entrainer la disparition des cybercafés. Je suis néanmoins persuadée que pour survivre et s'adapter à cette évolution du marché, le rôle et l'offre de services des cybercafés vont devoir évoluer avec le temps. Ceux qui sauront adapter leur offre de service à la nouvelle réalité camerounaise de l'accès à internet, avec des services adaptés continueront de prospérer.

 

 Propos recueillis par C.H.

 

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 08:14

Contrôle des finances

 

 

La croissance exponentielle des auditeurs internes

 

 

 L’institut des auditeurs internes du Cameroun(IIA)    revendique aujourd’hui 148 adhérents contre 26 personnes il y a trois ans, soit 122 membres de plus.

 

 

 L’institut des auditeurs internes du Cameroun(IIA)  n’est pas mort comme le médisent certaines personnes. Il se porte plutôt bien et affiche une croissance  exponentielle  avec  des revenus  qui sont passés d’un peu plus de 4 millions de FCFA au 17 décembre 2013 pour atteindre presque 57 millions de FCFA à la date du 30 juin 2016.   Cette  performance est à mettre à la faveur du bureau exécutif qui a entrepris durant sa mandature plusieurs actions : mise à jour des comptes  et apurement  du passif auprès de l’Union francophone de l’audit interne (UFAI) ; audit des créances clients, produits d’événements ; royalties, si l’on s’en tient au rapport financier et moral 2013/2016,  rendu public  lors  de l’Assemblée  générale mixte.

 Les ressources  de l’IIA proviennent entre autres des parrainages ou dons, des   conférences régionales ou internationales  mais essentiellement  de la contribution des  membres.   Leur nombre est en nette augmentation.   L’Institut des professionnels  de l’audit interne revendique aujourd’hui 148 adhérents contre 26 personnes   il y a trois ans. Leur apport est essentiel  puisqu’ils ont cotisé 6,8 millions de FCFA au cours du dernier exercice.   Les membres actifs  et titulaires  d’un identifiant actif délivré  se doivent d’être  à jour de leurs cotisations 2016 qui s’élève à 65 000 FCFA. « Nous sommes satisfaits de ces différents rapports ;  et nous pensons comme ça été mentionné dans le rapport financier et le rapport moral  que l’avenir de notre institut s’annonce meilleur.  La preuve avec les revenus   qui vont crescendo.  Nous sommes partis d’un revenu à l’exercice 2012-2013 de  l’ordre de 3 millions  de FCFA  pour atteindre aujourd’hui des dizaines de millions de FCFA de créances à recouvrir. Nous voulons que notre croissance soit suivie de résultat pour les membres : plus de formation, plus de qualité de service, plus d’outils à leur disposition  pour une institution forte et respectée au Cameroun », a affirmé Bonheur Hiol, Le président exécutif de l’IIA Cameroon.

 L’équipe dirigeante de l’IIA   n’a pas du tout chômé durant les trois dernières années. Elle a  révisé le contrat cadre de l’Institut, mis sur pied un plan de communication et s’est ouverte  aux organismes internationaux comme l’UFAI. A leur actif, l’on peut également  les pourparlers entrepris avec   les pouvoirs publics notamment le ministère des Finances,  le Premier ministère et la présidence de la République.

L’Assemblée  générale mixte de samedi dernier était aussi une occasion pour IIA Cameroon de célébrer  son 15ème anniversaire et de se projeter dans l’avenir. Il a  en perspective s’agissant du triennat 2016/2018,   améliorer l’offre de formation en audit,  avoir un bureau permanent pour répondre aux sollicitations des membres,  assurer la viabilité  de l’association et d’ici décembre, créer un site web. Des projections  qui, selon Bonheur Hiol  peuvent se réaliser  si toutes les parties prenantes y mettent  du sien. Un auditeur interne est un chien de garde qui veille sur la conformité, la performance et l’aspect financier d’une entreprise.

Christian Happi

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 17:01

 Réseau électrique

 

65 000  poteaux bois à remplacer d’ici décembre

 

Cette projection, et bien d’autres mesures notamment, sécuriser les supports qui menacent la sécurité des personnes et des biens ont été prises le 20 juillet 2016 à Douala.

 

 

Energy of Cameroon(Eneo), le concessionnaire du service public d'électricité, dispose d’un parc d’1,2 million de poteaux bois  mais avec un taux de défectuosité d’environ 35%.  Pour enrayer ce niveau d’anomalie alarmant,  les responsables de la société  en partenariat avec les pouvoirs publics ont pris un certain nombre de mesures. De manière concrète, la filiale camerounaise du fonds britannique ACTIS travaille sur plusieurs axes  notamment  l’accélération du remplacement des poteaux pourris. Environ 65 000 seront remplacés et réparés  d’ici la fin de cette année, et 80 000 par an partir de 2017. Eneo  compte par ailleurs  répertorier  et sécuriser les poteaux bois  sont une menace pour la continuité du service électrique et la sécurité des personnes et des biens. Le but étant de maitriser  la situation d’ici cinq ans. « Avec les stratégies que nous sommes entrain de mettre en place et les projections,  on pense arriver à moins de 20% de poteaux pourris d’ici  5 ans. Le vrai problème aujourd’hui c’est la qualité du poteau bois qu’on met sur le réseau. Si ce défi est relevé  on aura maitrisé la situation », a confié Michel Tsafack Metangmo, conseiller  technique direction réseau de distribution Eneo. C’était le 20 juillet 2016 à Douala à l’issue  d’une journée consacrée aux poteaux bois organisée par le concessionnaire d’électricité.

 

 Autres pistes explorées  par les acteurs du secteur c’est  la réintroduction des supports  composites, poteaux en matière plastiques dans des zones marécageuses et des poteaux bétons entre autres sur  les réseaux  de distribution   avec l’aide des partenaires. Il n’est pas donc question de mettre fin à l’utilisation des poteaux bois en plus c’est le seul produit d’origine local qu’on utilise pour  la construction du réseau électrique. « Pourquoi l’abandonner pour aller vers des produits importés ? Des poteaux de bonne qualité, on sait en  faire. La preuve certains poteaux de la première génération sont encore debout », relève Michel Tsafack Metangmo.

  Des techniciens remplaçant des poteaux bois.

Des techniciens remplaçant des poteaux bois.

 Eneo Cameroun   et n’est pas seule à analyser des forces et faiblesses du poteau bois. La Communauté urbaine de Douala (CUD), autre consommatrice de support principal des réseaux de distribution, l’utilise dans l’éclairage public. Elle entend réduire à la plus petite expression des échecs ou la rupture  de fourniture de l’énergie électrique suite aux accidents dus aux malfaçons  des poteaux bois. Mais comment ? En  s’assurant que l’opérateur qui entretient son réseau d’éclairage public  possède l’agrément d’Eneo, qui  a accès à son réseau et  son cahier de charge conforme aux exigences du concessionnaire. « Nous  sommes réactifs sur le terrain ;  lorsque nous rencontrons des poteaux  qui sont tombés, nous  le signalons au concessionnaire impliqué. Le délégué a par ailleurs mis en place  une cellule de négligence urbaine laquelle permet à chaque agent de la CUD  de signaler tout poteau déjà tordu », assure Jacques Moukouri, chargé  d’étude à la direction d’entretien  des infrastructures routières et de la mobilité à CUD. Et de préciser que  la communauté ne produit pas des poteaux bois mais passe plutôt par des appels d’offre pour en avoir.

Pour mémoire, Eneo a investi  l’an dernier, 23 milliards de FCFA dans le réseau de transport et  de distribution de l’énergie électrique. Elle a toujours en 2015, remplacé 26 602 poteaux contre 25 751 un an plus tôt soit une hausse de 851 poteaux changés.

 

 Christian Happi

Samuel Nyobe

 

« Le poteau  bois baisse le coût de l’électricité »

 

  Le Sous-directeur  en charge  des études  de la prospective et de la normalisation à l’Agence  de régulation du secteur de l’électricité dresse un état des lieux de l’utilisation des poteaux bois au Cameroun tout en donnant des avantages et faiblesses.

 

Quel bilan  tirer de la rencontre qui s'est tenue tout au long de cette journée sur la problématique des poteaux bois?

 

Cette journée arrive au moment adéquat d’autant plus que la  problématique du poteau bois est de plus en plus pressente. Nous sommes à peu près à 1,2 million poteaux  au Cameroun mais  avec 350 000 poteaux pourris selon les statistiques publiées en  2015 des responsables d’Eneo Cameroon.

Ce qui est quelque chose de costaud.   Vous convenez donc avec moi, que cette journée  est d’une grande importance. Elle permet qu’on puisse  tous ensemble regarder les étapes de production des  poteaux bois,  partant sa production  dans les plantations, jusqu’au moment  où ils terminent sa course dans nos cours quand ils ne peuvent plus être utilisés. Le poteau bois, comme support, est très bon. Il faut le reconnaitre. Dans certains pays comme aux Etats-Unis,   il peut pratiquement faire 50 ans  de vie après avoir subi un bon traitement grâce aux produits relativement moins cancérigènes.   Mon séjour dans les pays étrangers notamment à Beijing, Montréal, Etats-Unis, m’ont permis de constater que les poteaux bois sont fréquemment utilisés pour l’électrification. Ce n’est que chez nous que son utilisation pose problème.

 

 

 Qu’est ce peut justifier la faible  résistance des poteaux bois ; est ce que liée  au mauvais traitement ?

 

 La difficulté du poteau bois vient du fait qu’on n’utilise pas la bonne essence;  au Cameroun, l’essence qui est le plus employée pour fabriquer cette infrastructure est l’eucalyptus mais il y a des gens qui en fabriquent avec toute autre plante.  L’autre problème ce sont les fournisseurs qui utilisent  des  plantes qui ne sont pas atteintes  la maturité or, un poteau très jeune  ne peut pas mettre long dans le réseau quel que soit le traitement. La troisième chose,  c’est le traitement  que le poteau subit

à l’usine : Il y a des personnes qui  se permettent de prendre des huiles de vidange  pour badigeonner sur les poteaux et prétendent les traiter. Résultat, six mois plus tard les poteaux bois tombent avec  tout un investissement programmé. Certains producteurs de poteaux bois ne respectent pas la norme de mis en œuvre,  c'est-à-dire d’enfouissement au sol.  A titre d’exemple, lorsqu’un individu creuse 60 cm pour implanter un poteau au sol,  il ne doit pas surpris si celui-ci tombe le lendemain au premier coup de vent, même si la matière première est de bonne qualité. Voilà autant de chose qu’il fallait déplorer au cours de cette journée. Nous  ne pouvons donc que féliciter Eneo Cameroon  qui a eu l’idée  d’organiser une telle rencontre.

Que peut-on  faire  pour améliorer la durabilité et la résistance du poteau bois et garantir par la même occasion sa disponibilité à moyen et long terme ?

 

Je pense qu’il faut sortir un référentiel, c'est-à-dire  la norme des poteaux bois autour de laquelle tous les acteurs qui interviennent dans ce secteur devront s’entendre. Elle devra être  opposable à tous. Ce n’est  que sur cette base qu’on pourra assainir  le milieu. Il y a actuellement beaucoup  d’opérateurs qui œuvrent dans le traitement  dans ce principal  support des réseaux de distribution mais  les poteaux bois  qui sortent des usines sont non conformes. Or avec la norme, tout ce type d’agissements va disparaitre ; elle écartera les brebis galeuses à cause de son application obligatoire.

 

Quelle place a occupé le poteau bois ces dernières années dans l’accélération de l’électrification du pays ?

 

 

 Ne voyons pas seulement  l’accélération de l’électrification du pays ces dernières années.  Il faut aller plus loin. Le poteau bois  nous crée une bonne main d’œuvre en sortant beaucoup de jeunes du chômage ;  que ce soit  de la forêt où il est cultivé  jusqu’à son utilisation sur le terrain. Nous devons aussi noter que, de tous les poteaux que nous avons expérimentés jusqu’à présent, il est  le moins cher.  Dans l’électrification rurale par exemple,  il faut réduire les coûts ce qui ne peut se faire  qu’en cherchant du matériel qui  non seulement coûte le moins cher possible mais aussi efficace.

 

 Sur quelle base le contrôle de conformité des poteaux bois se fait sur le terrain ?

 

 

La réglementation,  lorsque vous regardez dans le  contrat que l’Etat du Cameroun a signé avec Aes sonel à l’époque,  stipule qu’à l’absence d’une réglementation locale,  la norme CEI (comité électrotechnique internationale) est utilisée.  Bien plus dans le cadre spécifique du poteau bois,  il  y a la norme UPDA n°1 destinée aux pays de l’Afrique. C’est sur elle  que l’on s’appuie pour faire des contrôles en plus  des autres textes réglementaires qui spécifient les produits entrant dans le traitement des poteaux bois. 

 

 

Quelles sont  différentes étapes que suit un poteau bois avant son utilisation  sur les réseaux électriques ?

 

 

Tout part du villageois qui   coupe le poteau bois lorsqu’il arrive à maturité ensuite,  l’amène au lieu de traitement. Avant d’entrer à l’usine, on fait une première sélection en prenant les mesures nécessaires (diamètre de la base, du haut, les longueurs, les épaisseurs… NDLR).  Cette étape est  capitale puisque ce ne sont que les poteaux bois qui respectent la réglementation en vigueur qui entrent en usine pour traitement. Pendant cette phase, il  y a  entre autres le séchage-le taux d’humidité  acceptable est d’environ 20%- puis on le met dans des produits,  avant de le dessèche sous vide.  Le poteau bois est ensuite  remis à l’extérieur de l’usine afin qu’il reprenne la température normale avant son exploitation sur les réseaux électriques.

 

 Est-ce que les coupures intempestives  de  l’énergie électrique sont dues à la chute des poteaux bois ?

 

En partie oui parce qu’un poteau bois  pourri fait tomber le réseau lequel isole  complètement les gens qui sont  en aval. Mais ce n’est pas la seule cause des délestages. Il y a le réseau lui-même en tant que consistance électrique  en termes de transformateurs, lignes électriques qui sont  parfois surchargés. Nous avons aussi le vandalisme sur le réseau bref il y a plusieurs paramètres à prendre en compte.  Ce sont eux qui font en sorte que parfois des populations se retrouvent dans le noir.

 

 Quelle différence y a-t-il entre un poteau bois et un poteau en métal ?

 

 La première différence c’est la matière première utilisée. Nous avons d’un côté le métal et de l’autre le bois. Les autres particularités sont que le poteau bois en termes de durée de vie peut aller   jusqu’à 25 ans en tenant compte du traitement actuel alors que le métal va à plus de 50 ans. La flexion du poteau bois est un peu moindre et son coefficient un peu plus bas par rapport à celui du métal ; retenons aussi que  les feux de brousse abîment plus facilement les poteaux bois contrairement au métallique qui est plus résistant…

 

Est-ce qu’il n’est donc pas temps de basculer entièrement du poteau bois au poteau métallique ?

 

Nous ne pouvons pas déconseiller l’exploitation de ni l’un ni l’autre. Le tout est dans un équilibre économique qu’on voudrait avoir ; le poteau  bois baisse le coût de l’électricité car  les populations payent moins cher quand elles se connectent au réseau ce qui n’est pas le cas avec le poteau métallique…

 

Entretien mené par C.H.

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 16:48

Gouvernance

 

Ces sociétés d’Etat qui ont échappé à la privatisation

 

SCDP, Sodecoton, Camtel…sont entre autres entre entreprises à capitaux publics qui n’ont pas été dénationalisées.   Leurs états financiers plaident plus ou moins en leur faveur.

 

 

La Société nationale d’électricité du Cameroun (Sonel) devenue Energy of Cameroon (Eneo), Hévécam (Hévéa du Cameroun), Régie nationale des chemins de fer  du Cameroun(Regifercam), Chococam, Société nationale des eaux du Cameroun (SNEC)… la liste des sociétés publiques ou parapubliques ayant fait l’objet d’une privatisation au pays est bien longue.   Près d’une trentaine au total.  Dans cette vague  de dénationalisation, quelques entreprises  sont  jusqu’à ce jour  sur l’entière contrôle de l’Etat. Parmi les structures  non-privatisées, on peut citer la Société Camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP). L’entreprise dirigée par Gaston  Essomba Eloundou, a investi ces dernières années d’importantes sommes d’argent pour maximiser sa rentabilité : quatre réservoirs d’une capacité de 24 000 m3 pour les produits blancs, et deux réservoirs de 4 000 m3 pour la  défense contre incendie ont été construits.   

 En outre, entre  février et octobre 2014, la société a versé dans les caisses du trésor public la somme de 83 milliards de FCFA. Son  chiffre d’affaires  a aussi   augmenté de 44% pendant  la période allant de  2009 à 2013 soit un cumul de bénéfices nets de  12, 69 milliards de FCFA. «  Ceci  s’est traduit par un pic en 2011 et 2013 où l’entreprise a fait  des résultats nets  respectifs de 3,9 milliards et 3,3 milliards de FCFA »,  soulignait Gaston  Essomba en novembre 2014 à Douala, lors de la cérémonie d’installation Florent  Frimat, DGA. La Cameroon Telecommunications (Camtel) est l’autre société à capitaux publics à avoir échappé  à la vague de privatisation imposée par les créanciers internationaux du Cameroun dès les années 1990.  Si  les états financiers  de la structure au 31 décembre 2013 révélaient un déficit de trésorerie de 4,9 milliards de FCFA,  son résultat net affichait un peu plus de 3 milliards de FCFA.

 Le gouvernement de Yaoundé  compte privatiser d'autres entreprises inscrites dans son portefeuille.

Le gouvernement de Yaoundé compte privatiser d'autres entreprises inscrites dans son portefeuille.

Par ailleurs, Camtel a vu ses abonnés  atteindre la barre d’environ 412 000  en 2015, contre  un peu plus de 248 000 un an plus tôt. La même éclaircie fut observée  au niveau du téléphone fixe où le taux de pénétration avait atteint la barre de 2% contre 1,5% en 2014.  La seule ombre au tableau  c’est le scepticisme affiché  par la Banque mondiale sur  la capacité de l’opérateur public des télécoms, à rentabiliser la 3G a lui délivrée  par le gouvernement. « Camtel se contente d’offres minimum et de mauvaise qualité et n’a pas su exploiter la technologie CDMA (Code division multiple access NLDR)  qui est équivalente à la technologie 3G», écrivait  l’institution de Bretton Woods, dans son rapport  avant  de justifier l’attribution de cette technologie  par « la dégradation des finances de l’entreprise, d’une licence 3G à Camtel semble exclusivement politique, sachant qu’il ne semble pas avoir des compétences humaines pour mettre en œuvre un réseau de qualité».

 Concernant la Société de développement du coton(Sodecoton),  chaque jour qui passe démontre que sa non-privatisation fut  peut-être une erreur.  La preuve, en  octobre dernier, la Confédération nationale des producteurs de coton du Cameroun(CNPCC)  réclamait à l’entreprise, six mois d’arriérés de payement dû à l’engorgement du port de Douala.  Pourtant un an avant,  la Sodecoton avait  haussé son capital social à hauteur de 19,087 milliards de FCFA, passant de 4,52 milliards de FCFA à 23,64 milliards de FCFA.

  Christian Happi

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 16:31

 

 Grande distribution

 

 Pourquoi le « made in Cameroon » est absent dans certaines villes

 

Des problèmes non seulement logistiques mais aussi financier, les enjeux et choix stratégiques de l’entreprise… Plusieurs raisons peuvent étayer cette situation.

 

C’est une chose assez bien connue, les produits des entreprises en particulier  ceux des PME   ne sont pas  toujours présents sur l'ensemble du territoire national. Plusieurs raisons peuvent étayer cette situation : des problèmes non seulement logistiques mais aussi financier, les enjeux et choix stratégiques de l’entreprise…   En fait, une société peut privilégier son cœur de marché au détriment du reste du marché (consolider sa position sur son marché principale d’abord) - une entreprise qui utilise pleinement sa capacité de production. « Si son cœur de marché est concentré sur les grandes métropoles que sont Douala et Yaoundé par exemple, elle choisira de satisfaire d’abord la demande venant de son cœur de marché avant de s’attaquer au reste du pays. Car chaque fois qu’elle vendra loin de ces deux métropoles, cette vente lui coûtera plus cher », analyse Francis Mbongue, Professionnel du marketing.

 

 De même que l’entreprise peut faire un choix clair de ne saisir qu’une partie de l’opportunité dans son marché, ce qui influence aussi sa capacité de production et de distribution, elle peut  aussi optimiser ces revenus selon les observateurs du marché.  Et de ce fait ne concentre ses efforts que sur les sous marchés les plus porteurs. Si vendre ces produits à Kyossi lui rapport des marges plus intéressantes que le vendre à Douala par exemple, elle vendra à Kyossi d’abord et ensuite à Douala, s’il lui reste des produits. Martial Bella,  Administrateur-délégué de GIC-Bellomar, PME  qui développe des savons, détergents, javel, gel de douche,  ne commercialise la marque « Le Samouraï » qu’à Douala et Yaoundé à cause  de sa faible capacité de production  et financière. C’est la même situation pour Jean Aimé Wokhui,  promoteur  de Biocharis SARL, fabrique de caramels de cacao au miel. Il est obligé de limiter son circuit de distribution  à 40% dans la capitale économique pourtant  il a tout ce qu’il faut pour y parvenir : un bon produit, une équipe pour produire et une pour vendre, un bon service et un site web.

Les autres raisons évoquées par les  professionnels du marketing pour justifier  l’absence  du made in Cameroon dans certaines villes du pays sont entre autres, des raisons stratégiques, peut-être liées à une source d’approvisionnement de matières premières.  Mais comment comprendre que des entreprises qui ne font aucun de ces choix stratégiques, produisent suffisamment mais leur produit ne se retrouve toujours pas dans les 4 points du pays. Francis Mbongue confie que la distribution a un coût c’est pourquoi,  certaines entreprises qui souhaitent voir leurs produits partout, choisissent de  la subventionner  alors que d’autres refusent d’absorber ces coûts et préfèrent laisser jouer la loi du marché. « Chaque fois qu’un produit parcourt un km, son coût de revient augmente. Et plus il s’éloigne de son site de production, plus ce coût augmente. Ce produit va arriver dans certains sous-marchés à un prix prohibitif pour les consommateurs potentiels de ce marché. Et donc naturellement, il ne se vendra pas dans ce sous marché et disparaitra des étals s’il y est arrivé »,  analyse  l’expert  en marketing. En somme, les marges des entreprises sont plus intéressantes, lorsqu’elles écoulent leur production à proximité de leurs sites de production. De plus le coût de la distribution est relativement bas à Douala et à Yaoundé ou existe quand même une infrastructure routière de meilleure qualité que dans les autres régions du pays.

Christian Happi

Conséquences

 

  Un chiffre d’affaires au rabais

 

 

La rareté d’un produit dans les zones reculées  impacte sur les états financiers d’une société et ouvre par ailleurs  la voie royale aux contrefacteurs.

 

 

 Lorsqu’une société  n’arrive pas  à distribuer ces produits sur l’ensemble du territoire national, cela entraine des conséquences. Pour l’entreprise,  les spécialistes du marketing s’accordent à dire que, une des conséquences est qu’elle laisse un espace pour un ou plusieurs concurrents, qui ce seraient probablement installés dans son segment du marché même si l’entreprise avait couvert tout le marché.  Une autre conséquence, explique Francis Mbongue, Professionnel du marketing  est qu’en concentrant ses efforts de distribution sur ses sous-marchés les plus profitables, l’entreprise se fait une meilleure marge nette à l’unité.

 

La nature ayant horreur du vide, l’absence d’un produit  sur le marché ou dans une zone   précise ouvre la voie à la contrefaçon,  à l’entrée frauduleuse de certaines marchandises au pays et limite le chiffre d’affaires d’un entrepreneur.   Preuve de cette assertion, l’économie camerounaise perd chaque année plus de 255 milliards de FCFA  à cause des activités liées à la contrebande, à la contrefaçon et au commerce illicite. Soit, 70 milliards de FCFA de recettes fiscales seraient compromises annuellement et 185 milliards de FCFA selon  un rapport présenté il y a moins de deux ans, la Chambre de commerce, de l’industrie, des mines et de l’artisanat (Ccima).

 

Au sujet de l’agro-alimentaire, une entreprise opérant dans la transformation des produits chocolatiers a attaqué tout récemment en justice certains faussaires.  Elle se plaignait  du fait que beaucoup de leurs produits soient contrefaits et vendus sur le marché aux clients pas toujours bien renseignés. Une autre conséquence est qu’en concentrant ses efforts de distribution sur ses sous-marchés les plus profitables, l’entreprise se fait une meilleure marge nette à l’unité.  Du côté du consommateur,  la rareté d’un produit dans les zones reculées lui cause  d’énormes préjudices. Il ne pourra accéder au produit de cette entreprise à moins d’être prêt à payer le prix qu’il faut pour jouir de ce produit. «   Comment fonctionne un contrefacteur ? Il contrefait et vend dans une région un produit  qui n’est pas présent.   Le consommateur lambda l’achète sans  forcément savoir s’il est d’origine ou contrefait », affirme le responsable marketing d’une PME établie à Douala.

 

C.H.

nd

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