La capitale régionale de l'Est affiche un taux d’inflation de 2,6% selon l’INS ; elle  est suivie de Bafoussam  avec 1,0% ensuite Maroua, 3ème ville du classement (1,0%).

L’Institut national de la statistique (INS) a publié son traditionnel rapport sur  l’« Evolution de l’inflation au cours de l’année 2017 ». Cette étude a établi les villes du Cameroun qui ont enregistré de fortes augmentations de prix à la consommation sur le plan interne. Dans ce registre, Bertoua, a enregistré la plus forte hausse des prix (2,6%). La capitale régionale de l'Est, la plus grande région forestière du Cameroun,  est suivie de Bafoussam  avec 1,0% selon l’INS. On trouve ensuite Maroua, 3ème ville du classement (1,0%).

Dans la suite du classement, on note la présence d’Ebolowa  avec un taux d’inflation établi à 0,9% ; juste devant  Garoua et Yaoundé qui ont respectivement (0,8%) et (0,8%). Dans le reste Top 10, on trouve plusieurs villes comme Ngaoundéré (0,4%), Buéa (0,3%), Bamenda (0,2%) qui «  ont enregistré une hausse de prix inférieure au niveau national », note  l’étude. Douala, chef-lieu de la région du Littoral, arrive lui sur la dernière marche du podium  (0,2%).

Selon les auteurs de l’étude, la hausse du niveau général des prix observée l’année dernière se justifie en grande partie de la progression des prix des biens et services divers (1,9%). Mais également, de la hausse des prix des boissons alcoolisées et tabacs (1,4%), de logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles (1,2%), de l’enseignement (1,0%). Et enfin, des articles d’habillement et chaussures (1,0%) et de ceux des restaurants et hôtels (0,9%).

 

Inflation: Bertoua, ville camerounaise la plus chère en 2017

Si les prix des biens et services divers ont flambé,  c’est suite  à la revalorisation du timbre communal dont le prix est passé de 200 FCFA en 2016 à 600 FCFA en 2017. « La hausse des prix des services de restaurants et hôtels a été soutenue par les nouvelles taxes sur l’hébergement entrées en vigueur le 1er janvier 2017 », expliquent les statisticiens de l’institut.

Dans la même veine, apprend-on, la hausse de 0,5% des prix des sucres, confiture, miel, chocolat et confiserie découle principalement du rebond de 2,3% du prix du chocolat au lait ; de 1,5% du prix du chocolat en pâte à tartiner, de 0,2% du prix du sucre raffiné local et de 0,2% du sucre raffiné importé. Le constat est le même pour les prix des huiles et graisses. Ils ont augmenté de 1,4% « à cause des hausses de 2,8% du prix de l’huile de palme brute et de 8,1% du prix des noix de palme. Les conditions climatiques au cours de l’année n’ont pas été favorables pour la production des noix de palme ».

 Quant aux prix des pains et céréales, ils ont progressé de 0,3% du fait de la hausse de 3,8% du prix du pain en baguette et de celle de 2,9% des prix des céréales non transformés (maïs, mil, etc.).  L’on explique que  flambée des prix des céréales est à mettre en lien avec l’offre insuffisante en maïs et mil du fait d’une production peu abondante cette année dans les régions septentrionales. En revanche, les prix des produits alimentaires sont restés stables en 2017 après 12 années consécutives de hausse, faisant  suite à une bonne campagne agricole. Aussi, les prix des fruits (-3,2%), des viandes (-1,2%), et du lait, fromage et œuf (-1,2%) ont chuté.

 C.H.

 

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