Les propriétaires  de ces engins profitent de la passivité des pouvoirs publics pour se livrer au transport des personnes.

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Initialement prévus pour le transport des marchandises, les tricycles continuent  de porter les passagers dans la ville de Douala. Pourtant, l’on se souvient que  les autorités de la capitale économique, notamment le gouverneur de la région du Littoral, Joseph Beti Assomo, avaient  pris  une décision le 12 juin 2012  interdisant les propriétaires de ces engins à trois roues, de se livrer au transport des personnes.  Le gouverneur avait même insisté sur le fait que les transporteurs qui ne respecteront pas cette décision, «verront leurs engins à trois roues saisies et mis en fourrière carce mode de transport n’est pas encore autorisé par le gouvernement».

Fritz Ntonè Ntonè,  le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala(CUD) était revenu à la charge, en indiquant dans un communiqué similaire que  les garages qui se livrent à la transformation des tricycles à des fins de transport public seront systématiquement fermés.  Bien plus, le patron de la CUD  avait invité les concessionnaires, distributeurs et vendeurs de motos et tricycles installés dans la ville de Douala, à se faire enregistrer dans les mairies de leur ressort d’exploitation. Ce, en attendant la mise en place des dispositions plus appropriées à la mise en application du décret n° 2008/3447/Pm du 31 décembre 2008 fixant les conditions et les modalités d’exploitation à titre onéreux des motocycles.  « Les contrevenants s’exposent aux sanctions pouvant aller jusqu’à la saisie et la mise en fourrière de leurs tricycles », avait prévenu le délégué.

Il n’empêche, ces tricycles difficilement contrôlables, ce sont transformés en taxi et  circulent dans les zones périphériques depuis plusieurs années déjà. Surtout que leurs propriétaires profitent de la passivité des pouvoirs publics et l’absence de toute réglementation en vigueur, pour concurrencer les taximans et conducteurs de mototaxi. Ils disent  chercher leur gagne-pain.

 

Christian Happi

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