Ces derniers affirment que leurs bénéfices  ont sensiblement baissé ces dernières années.

call-box-jpg.jpg

Les appels Orange se font de plus en plus rares dans certains quartiers de Douala.   Habitant du lieu dit « fin goudron Bilonguè », Christian  Teupa confie avoir parcouru près d’un kilomètre à pied vendredi dernier, pour trouver un call-box qui effectue des appels orange. «  C’a été un moment très difficile pour moi ; partout où j’allais, on me conseillait de faire plutôt un transfert de crédit », raconte-t-il. Pour  Emile Ngakou, grande était sa surprise quand un call-boxeur lui a dit  qu'il ne fait  que des transferts de crédits.

En effet,  les tenanciers des call-box affirment que leurs bénéfices  sur les appels  téléphoniques  Orange ont largement baissé ces dernières années.   Plus grave,   les bénéfices   sur le transfert de crédits de 10 000 FCFA sont passés de 700 FCFA à 500 FCFA et certains avantages comme les ristournes   ont tout simplement disparu. « Nous ne gagnons  plus grand-chose car nos bénéfices ont beaucoup diminué par rapport aux années antérieures. On avait  des pourcentages à chaque fin de mois. Ceux-ci  commençaient à 1% et se calculaient en fonction des  ventes de crédits », confie  Joël T., propriétaire d’un call-box à Akwa.  

D’après Marie-Rose Tchami, une call-boxeuse,   la nouvelle stratégie commerciale d’Orange Cameroun  est loin de plaire à tout le monde. «  Orange nous vend une puce commerciale à 2500 FCFA et nous oblige à mettre un crédit de 30 000 FCFA avant de l’utiliser », révèle-t-elle, ajoutant que plusieurs de ses collègues boudent cette nouvelle puce commerciale et certaines ont même jeté l’éponge.  

Pour Guy Roger Tamkam,  la véritable difficulté des call-boxeurs vient du fait que  les boutiques partenaires d’orange ne leur accordent plus de crédits comme autrefois. Au contraire, «   nous devons payer cash  avant d’être servi. Je me rappelle que ces boutiques   venaient prendre leur argent que quand on avait fini de vendre le crédit de communication qu’elles nous avaient donnés », dit le call-boxeur.

Cependant, dans les quartiers tels que Oyack et Bilonguè, les prix des appels orange sont passés de 50 FCFA à 75FCFA la minute, soit 25 FCFA de plus que le tarif d’autrefois. « On n’a pas le choix, nous sommes obligés d’augmenter le prix de la minute pour s’en sortir »,  affirme Marie-Rose Tchami. Contactés à plusieurs reprises par Le Quotidien de l’Economie, les responsables d’Orange Cameroun ont trouvé des prétextes pour ne pas répondre à nos questions.

 

 

 

Retour à l'accueil