Pendant que les parents se font rares, les collèges et écoles n’ont pas encore fait leur toilette.

Plus que 22 jours, et la rentrée scolaire 2012/2013 sera effective. Dans les établissements scolaires de la ville de Douala, on est loin de la grande effervescence. Les parents ne sont pas au rendez vous. Au collège privé laïc Nkuimy de Soboum par exemple, rien ne laisse prédire que d’ici le 3 septembre, les cours seront concrets. La cour de récréation habituellement propre  a fait place à des mares d’eau et à la végétation. Pire encore, dans les salles de classe, les bancs sont recouverts de poussière et de toiles d’araignées. Seule la peinture des bâtiments a été refaite.

Du côté de l’école primaire la destinée située à un vol d’oiseau  de Nkuimy, c’est le même constat.  Aucun membre de l’administration n’est présent ce samedi matin. « Il n’y a personne » nous dit le vigile assis à la guérite. Dans les salles de classes, c’est la confusion. Les tables bancs sont sens dessus dessous. On a du mal à croire que c’est dans cette atmosphère que les élèves font les concours d’entrée en classe supérieure. De la peinture en passant par la réfection des locaux, tout reste à faire.

Cependant, et contrairement aux établissements sus cités, l’école primaire les petits sages est presque prête. En effet, depuis le 30 juillet, les responsables de cette école établie au quartier Bilonguè n’ont ménagé aucun effort pour que tout soit opérationnel au matin du 3 septembre. Les portes sont ouvertes du lundi au vendredi et de 8h à 13h. « Nous ouvrons aussi nos portes les samedis pour permettre à ceux des parents qui n’ont pas eu le temps dans la semaine pour venir inscrire leurs enfants de le faire » explique Sandrine Nzodjou l’économe. S’agissant de ces inscriptions, l’économe regrette qui n’ait pas affluence. « Je suis là depuis 8h et je n’ai encore reçu aucun parent. Depuis le début des inscriptions, je n’ai perçu que la scolarité de dix enfants ».

Une  situation qui lui fait craindre le pire. Car l’année passée, l’école a eu 419 élèves. « J’espère qu’on aura les élèves de cette année ; de toute façon, les parents d’ici attendent toujours la dernière minute pour se manifester » relative-t-elle.

 Autre lieu autre scène, c’est à sainte Marthe de Brazzaville. Ce collège privé connaît ces derniers jours une forte affluence. Une situation qui s’explique par les 75% enregistrés au baccalauréat  A.  Cependant, avoue Robert Din Dissaké le surveillant général, la plupart  des parents viennent  seulement  prendre la fiche de renseignement. Une fiche de renseignement qui démontre à suffisance que la scolarité a connu une hausse. « Ils augmentent la pension chaque année ; je suis en train de voir que la pension de la terminal est passée de 90 à 95.000 FCFA » constate une élève tenant à sa main droite la fiche du collège Nkuimy. « Ils ont déjà vu quoi » conclut-elle avec un brin de sourire.

« Je suis parti de mon bureau jeudi passé autour de 18h ; les parents ne faisaient que venir » divulgue le surveillant général, et d’ajouter. « Les emplois de temps ont été déjà communiqués aux professeurs et une équipe est sur le terrain pour faire la publicité de l’établissement ».Plus encore, les bancs ont fait peau neuve, les tableaux noirs poncés et repeints ainsi que les bâtisses. Vivement la rentrée scolaire.

Christian Happi

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