C’est la spécialité d’Orfer, une ONG qui encourage les jeunes Camerounais à l’auto-emploi.

 

 Créée par  Jules Bertrand Nké Nanga, un ingénieur en biochimie,  « Orfer »  est une Organisation non  gouvernementale(ONG) qui doit sa notoriété à la confection des savons de toilette et de ménage. Fabriquées à base de cabosses de Cacao et des plantes naturelles, ces savons de toilette sont baptisées « Promot ».  Ils  sont ensachés et vendus à 350 FCFA le morceau.  Promot-est-un-savon-antiseptique-jpg

Quant aux savons de ménage en poudre (détergents), ils coûtent entre 800 et 1 000 FCFA le sachet. « Nous ajoutons aux cabosses de cacao des  additifs faits à base de plantes naturelles qui permettent de changer la couleur et de donner un autre parfum aux savons », explique Josiane Happi, responsable  commerciale de l’agence de Douala. D’après elle,   l’ONG confectionne également  des savons pour laver les vêtements comme les pagnes et les gandouras. L’objectif étant de les empêcher de se délaver.

  Orfer fabrique en outre des produits faits à partir des plantes de Moringa, notamment le lait de toilette, les huiles essentielles, les parfums,  le Moringa liquide  et les gélules. Celles-ci   se vendent à 200 FCFA le comprimé et luttent contre le mal de nerf,  le mal des reins,  le diabète et le rajeunissement des cellules du corps, énumère  Josiane Happi.  S’agissant du  Moringa liquide,  l’on apprend qu’il  combat les faiblesses sexuelles. Outre le cosmétique et la pharmaceutique,  l’ONG  produit également de  l’eau de javel  fait de cabosses de cacao et de plusieurs autres additifs. Le litre  coûte 500 FCFA.

 

Côté vente,  l’organisme confie qu’il est  trop tôt pour donner des chiffres, d’autant plus que « nous sommes nouveaux sur le marché de Douala et pour le moment, on veut  juste se faire connaître », nous apprend l’Orfer.    En effet, cela fait près de deux mois que l’organisation  s’est installée dans la capitale économique.   C’est pourquoi elle a recruté 10 commerciaux pour la prospection des  produits.

Basée à  Limbé,  Orfer  a aussi une représentation à  Yaoundé. Elle est en quête d’un soutien financier  pour acquérir des machines et fabriquer les savons et détergents en quantité industrielle.  La structure souhaite aussi  amener les jeunes Camerounais à  s’auto-employer et à développer leurs propres affaires. «  L’ONG a  déjà formé près de 2 000 personnes dans toutes les régions du Cameroun », confie  Josiane Happi.

 

 Christian Happi

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