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D’après la délégation  régionale  de l’élevage, les pêches et les industries animales (Minepia)  plusieurs centaines de porcs déjà tués.

 

Dans le cadre de la campagne de lutte contre les maladies rouges, une équipe de la délégation régionale du Minepia a fait une descente ce lundi 30 juillet 2012 dans plusieurs marchés de la ville de Douala.  Il s’agit des marchés de Bonassama, Mabanda, grand Hangar, rail, Bonamokadjo. Conduite par le docteur Léopol Donbou, le coordonnateur régional du programme de développement de la filière porcine, cette descente visait un objectif simple. A savoir, nettoyer et désinfecter ces marchés. « Cette opération consiste à purifier avec les produits les étales, les box, le sol, bref tout l’espace qu’occupe les commerçants », explique une source à la délégation du Minepia. « Actuellement, il n’y a plus de poches de maladies rouges dans le littoral. Les porcs que nous attrapons sur les marchés viennent des autres régions »,  précise la même source. « Vendredi dernier, nous avons fait ce qu’on appelle une inspection sanitaire dans les congélateurs et chambres froides des marchés sus cités et nous n’avons rien trouvé d’anormal », conclut-t-elle. Toujours dans le même état d’esprit, la délégation du Minepia  vend, et ce depuis plusieurs semaines dans ses locaux,  des vaccins contre le rouget (une autre variante des maladies rouges Ndlr). « Le vaccin coûte 500 FCfa la dose pour l’éleveur qui vient individuellement l’acheter et 300 F pour ceux qui  font partie des Gic » dévoile une employée de la délégation. « Que ça soit la peste, le rouget ou la salmonellose, ces maladies ont les mêmes symptômes. Ce sont des examens au laboratoire qui peuvent permettre de déterminer avec certitude le type de maladie rouge », indique-t-elle.  La peste, apprend-on de ce côté, n’a pas de traitement tandis que les deux autres sont des maladies bactériennes. Approché pour en savoir plus, Thomas Toumbé, le délégué régional du Minepia  pour le Littoral a refusé de donner la moindre information. « Nous avons reçu l’ordre de Yaoundé de ne plus communiquer. Cette histoire créée la psychose sur les marchés et chez les pisciculteurs ». Rien de plus. Pour mémoire, c’est à la fin du mois de juin et début juillet que cette pandémie sévit dans les fermes. A cette occasion, des centaines de porcs et de carcasses de porcs issus des marchés et des fermes ont été détruits  dans le Littoral. La délégation du Minepia dit n’avoir de chiffres précis.

 

Christian Happi

 

 

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