La filiale du groupe  suisse a du mal à expédier  le café  camerounais  vers son usine de la  Côte d’Ivoire.
 
  
 Les Camerounais vont devoir  encore patienter  avant de  consommer le   « Nescafé »  fait à base  du  café  local.  En effet, le projet de  Nescafé Cameroun qui  consiste à acheter du café  chez les producteurs  camerounais afin de l’acheminer en Côte d’Ivoire pour  transformation fait face à  quelques difficultés. Il s’agit  notamment des  tracasseries  douanières causent «  des retards successifs »,  des  problèmes  d’ordre administratifs, etc. «  Notre projet a pris  du retard parce qu’on a du mal à expédier  le café camerounais vers notre usine  de Côte d’Ivoire », a ajouté Richard Dongue, Directeur de la communication et des affaires publiques Afrique Centrale à  Nestlé, joint  au téléphone.  N’empêche, la filiale du  groupe suisse compte bel et  bien démarrer la  fabrication du  Nescafé « made in Cameroon » avant la fin de cette année. «  Toute les infrastructures sont prêtes pour lancer la production ;  je pense que si tout se passe bien,  le projet  va se  concrétiser  au courant de décembre », a confié  un  cadre  à la direction générale, rassurant que tout est sur la bonne voie. Une information que  confirme Richard Dongue. «  Nous pensons que  tout ira mieux d’ici peu, nous vous tiendrons au courant de la date de lancement », a-t-il rassuré.NESCAFE 
 
En effet,  la filiale du  groupe  Nestlé comptait démarrer au courant de ce mois  la fabrication  de Nescafé  à base  du café camerounais. Un  haut cadre  avait même  affirmé au  cours d’une rencontre avec la presse que   l’agro-industrie a suffisamment  du café en stocks pour commencer la production. Le but étant de mettre fin  à l’importation dont les droits de douanes se situent  entre 18% et 30%,  avait confié Richard Dongue.  Celui-ci ajoute que le volume de Nescafé importé pour le Cameroun, n’ont jamais franchi  300 tonnes.
 
Parallèlement à ce  projet,  Nestlé Cameroun  s’est  engagée à accompagner les producteurs de manioc qui interviendront dans la chaîne de valeur de l’usine de Sangmelina.  Cet engagement s’explique par ses besoins en amidon de manioc estimés à environ 1800 tonnes par an. Elle devait  en principe être opérationnelle depuis le mois de février 2014. Ceci tout comme l’amidon de maïs importé par l’entreprise, faute d’amidon de manioc disponible localement. Cette importation coûte près de 300 millions de FCFA à la société par an, apprend-on.
Christian Happi
 
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