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C’est sous le thème « Dilemmes » que s’est célébrée hier, à la poste de Bonanjo, la commémoration de la 12ème édition de la journée mondiale des réfugiés.

 

 A travers ce thème, a dit Henri Daniel Ewane dans son discours de circonstance, il est question de mener une campagne contre les stéréotypes négatifs répandus dans l’opinion publique à travers une série de questionnements articulés autour du cycle de déplacement forcé. Mais aussi, poursuit le représentant du haut commissariat des réfugiés(HCR) au Cameroun bureaux de Douala, de permettre à ces exilés de montrer aux uns et autres de quoi ils sont capables. « Lorsque les conflits éclatent à un endroit précis, les populations sont contraintes d’effectuer des choix difficiles et douloureux. » finit-il. Faut-il rester et risquer sa vie et celle de sa famille dans le conflit ou s’enfuir et risquer d’être kidnappé s’interroge l’orateur. Dans la suite de son propos, Henri Daniel Ewane divulguera à l’assistance qu’il y a plus de 7 millions de réfugiés aujourd’hui qui vivent dans des situations d’exil prolongé. « L’on se doit d’aider ces réfugiés à rentrer chez eux et à reconstruire leur vie ». Par ces mots, le représentant du HCR émet ainsi le vœu de voir les quelques centaines de réfugiés Tchadiens qui sont présentement à Langui(Garoua) de rentrer à Ndjamena dès que l’accord tripartite de rapatriement sera signé. D’après un rapport du Haut commissariat des réfugiés, le nombre de personnes en déplacement à l’intérieur des pays est en augmentation. Tout en rappelant ce qu’est un réfugié, Kalema jean Louis, le président du collectif des réfugiés de Douala va vanter les efforts que faits le Cameroun pour faciliter la vie des réfugiés. « La région du Littoral compte plus de 5000. » a-t-il déclaré. Et de conclure « Les nouveaux réfugiés sont devenus des sans abris certains sont même chassés de leurs maisons faute d’argent ». Des déplacés qui viennent d’origines diverses. Soudan, Tchad, Côte d’Ivoire, Mali, Congo Kinshasa etc. Entre ces deux discours, suivront des prestations musicales parmi lesquelles celle du groupe ivoirien « jumeaux Messagers d’Afrique ». Pour clore cette célébration, parole sera donnée à Maurice Tchoffo Sa’a qui présidait la cérémonie en l’absence du gouverneur du Littoral. L’occasion sera ainsi donné de « saluer le courage dont fait preuve les réfugiés sur le chemin de l’exil ». Et de souligner que « Le Cameroun est une hospitalité légendaire et qu’il reste sensible à ces grises qui mettent en péril de nombreuses familles ».Par la suite, Maurice Tchoffo Sa’a va confier aux réfugiés qui abhorraient des tee-shirts avec le logo du HCR que leurs doléances seront soumis à qui de droit. C’est depuis 2001 que se célèbre chaque année la journée mondiale des réfugiés. Cependant, elle avait déjà été adoptée le 28 juillet 1951 lors une conférence de plénipotentiaires sur le statut des réfugiés et des apatrides.

 

Christian Happi

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