Ce moulin et plein d’autres ont été présentés par les étudiants de cette école à Douala.

 

 La tenue du forum université-entreprise au siège du Gicam à Douala a été une occasion pour les étudiants du niveau 5  de l’Ecole normale supérieure d’enseignement technique(Enset) de l’université de Douala de montrer au grand public leurs savoir-faire. Ainsi, a-t-on pu voir des machines telles la décortiqueuse de pistaches, « l’écabosseuse » de cacao...  La décortiqueuse de pistaches  est un appareil qui permet, après avoir introduit la pistache dans le vase, de la  transférer vers un endroit où elle sera soumise à « des tapotements de part et d’autre ». Après  cette éclosion, « le tout va dans un autre vase où  il  y a une sélection des bonnes graines », explique  Angelbert Toad II. Etudiant en génie forestier à  l’Enset, il confie qu’après cette étape franchie,  les épluchures sont séparées des bonnes graines qui  sortent sans égratignures de la décortiqueuse. Mais, pour que les la pistache  puisse bien adhérer, il faut au préalable l’asperger d’eau.  Ainsi en trois minutes, on peut décortiquer plusieurs litres de pistaches sans faire trop d’efforts.

Supervisée par l’Enset, la décortiqueuse de pistaches fonctionne « comme les moulins à condiments qu’on retrouve dans les quartiers », compare un étudiant. Le projet a duré environ 9 mois et le coût de fabrication n’a pas été dévoilé. « Ça ne vous servira à rien pour la simple raison que cette machine n’est pas encore  commercialisée. Seule la personne qui viendra acheter  le brevet aura la liberté de fixer un prix de vente », explique-t-on. L’objectif étant  de faire comprendre au grand public que la technologie est présente au Cameroun, selon Angelbert Toad II.  L’autre chose est que cette machine va éviter aux ménagères des pertes de temps, la fatigue, etc.  « Un verre de pistache décortiqué coûte le double du non décortiqué », commente un visiteur. Pour ce qui est de «  l’écabosseuse » de cacao, Blaise Mouzoug, ingénieur chercheur à l’Enset,  avoue que c’est une machine avec laquelle on peut séparer la graine de cacao de sa cabosse. «  Si elle respecte les conditions de mis en marche minimal, elle peut décabosser autant que possible », ajoute l’ingénieur. De sa durée de vie,  LQE apprend qu’une machine vit en fonction de ce qu’on en fait, de sa  fréquence d’utilisation, du modèle, etc.  Loin d’être un appareil innovant, l’écabosseuse est déjà utilisée de façon artisanale dans les zones rurales.

Christian Happi

 

 

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