C’est la substance d’un communiqué publié  le lundi 28 avril 2014 dans les colonnes de Cameroon Tribune.

 

L’établissement de microfinance First investment for financial assistance(Fiffa) S.A. a été mis en liquidation bancaire.         C’est du moins ce qu’a annoncé  le lundi 28 avril 2014, un communiqué de presse publié, dans les colonnes du quotidien national bilingue Cameroon Tribune(CT). Selon René Nloka, expert financier  qui a par ailleurs été désigné liquidateur bancaire par la Commission bancaire d’Afrique centrale(Cobac), cette annonce fait suite à la décision de la Cobac du 16 septembre 2013, portant clôture de l’administration provisoire et retrait de l’agrément  de la Fiffa  comme  établissement de microfinance.

De même, indique le communiqué, tous les créanciers de la Fiffa S.A. sont invités  à produire  leurs créances aux bureaux  de la liquidation, situés « provisoirement » à l’ancienne agence Fiffa à Akwa Douala. René Nloka leur rappelle également qu’à partir de la décision d’ouverture et jusqu’à l’expiration d’un  délai de trente jours suivant la deuxième insertion dans un journal d’annonces légales ou suivant celle faite au journal officiel, « tous les créanciers chirographaires ou munis de sûretés composant la masse doivent, sous peine de forclusion, produire leurs créances dûment justifiés auprès du liquidateur dans un délai, à compter de la date de publication », relève le communiqué.

Il s’agit, entre autres, de 30 jours pour les créanciers domiciliés dans le territoire national et de 60 jours pour ceux domiciliés hors du territoire national. Le Quotidien de l’Economie apprend en outre que la même obligation est faite au créancier qui, muni d’un titre de créances, a introduit avant la décision d’ouverture une procédure en condamnation en vertu d’un titre ou, à défaut d’un titre, pour faire reconnaitre son droit.

Les titulaires d’un droit de revendication doivent également produire en précisant s’ils entendent exercer leur droit de revendication. Rappelons que la mise en liquidation de la FIffa intervient aujourd’hui suite à une crise qui a débuté en 2012. Une crise visible à travers les retards dans le règlement des salaires, et autres services de crédits.

Fiffa n’est pas la première microfinance à faire banqueroute au Cameroun. L’on se souvient entre autres de Cofinest (Compagnie financière de l’estuaire)  et de (Godly businessmen fund)  dont les responsables ont pris la fuite en 2007 avec les épargnes des clients.

 

 Christian Happi

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