Il n’existe pas moins de 90 organisations des producteurs de cacao dans le Nyong et kellé. Ce qui contribue à fragiliser  la commercialisation.les-cacaoculteurs-jpg-copie-1.jpg

 

Les cacaoculteurs du département du Nyong et Kellé, notamment ceux de la ville d’Eséka sont appelés à se mettre ensemble pour augmenter la production  et lutter  efficacement contre la vente illégale.   En effet, il n’existe pas moins de 90 organisations de producteurs de cacao dans le Nyong et Kellé.  Et, cette multitude  de Groupements d’initiative commune(GIC) contribue à fragiliser les producteurs de cacao locaux. «  Il existe une véritable guerre de leadership sur le terrain ; chacun veut être l’homme qui parle au nom des autres », a relevé  Emmanuel Noël Baleba, président départemental des producteurs de cacao dans le Nyong et Kellé. Celui-ci estime que les achats nocturnes alimentés par des intermédiaires  non professionnels ou « coxeurs »  baissent  aussi la production dans le département.   Une grande implication des autorités contribuerait à son éradication, selon les producteurs.

 Pour Jacques Minkeng Minkeng, beaucoup de choses sont  entrain d’être faites pour améliorer l’état des choses. Aussi, dévoile le délégué départemental  du ministère du Commerce pour le Nyong et Kellé, 1460 producteurs de cacao ont été accompagnés au cours de la campagne cacaoyère 2013/2014.  Et, « 120 000 plants de cacao sélectionnés octroyés par la Sodécao (Société de développement du cacao), ce qui correspond à 120 hectares de terrain », précise-t-il.

Organisée par le   Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC), cette rencontre était aussi l’occasion pour les cacaoculteurs du Nyong et Kellé de faire  le point sur leurs ventes. Le Quotidien de l’Economie a  par exemple appris que la société coopérative  des cacaoculteurs dynamiques du Cameroun a vendu  au cours de cette campagne cacaoyère 18 tonnes de cacao. Soit 800 FCFA le kg. Responsable de ce GIC,  Eric Moussi dit que l’absence des statistiques n’a pas favorisé la collecte des données. « Nous sommes dans une zone enclavée, ce qui n’est pas facile pour la collecte des informations », a-t-il ajouté.

Selon  le CICC, il faut mettre en place un système fiable de collecte et de transmission  des informations quantitatives sur le déroulement de commercialisation. De même,  mettre en œuvre le programme Appui à l’organisation de la commercialisation(AOC).

Christian Happi

 

 

 

 

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