La cité portuaire du Cameroun est réputée pour la corruption qui y règne.bakassi

 

 

Douala est la 5ème ville      africaine où « il vaut mieux ne pas vivre », a annoncé le site d’informations en ligne Gentside. En fait, selon une étude menée par le journal « The Economist », la capitale économique du Cameroun est la 9ème ville au monde dont il vaut mieux ne pas y aller.  Avec une moyenne de 43,3/100, la  ville portuaire   où vivent environ 2,5  millions de personnes est connue pour son important réseau de corruption, confie l’enquête.  Aux dires de cette revue, la ville de Lagos au  Nigéria serait le 5ème pays africain et 4ème mondial où il ne fait pas bon vivre. Avec une moyenne de 38,9/100,  l’ancienne capitale politique du Nigéria, « doit son classement à un développement incontrôlé tant humain qu'industriel », précise le classement.  Tripoli est l’autre ville africaine a figurée dans ce classement.  L’enquête révèle que la capitale politique libyenne occupe la 8ème place. Cumulant une  moyenne de 41,7/100, la ville    est dans tous ses états  après la révolution libyenne et la mort de  Mouammar Kadhafi.

 Alger en Algérie et Harare au Zimbabwe trônent respectivement au 6 et 5ème rang mondial. Avec une  49,0/100,  la ville  d’Alger  figure plusieurs années déjà dans  ce classement.   De même, avec une note de 40,7/100 cumulée   cette année, la cité d’Harare avait clôturé le podium en  2009.  Les villes africaines ne sont pas les seules dans ce classement. Selon  le magazine,   les villes de Téhéran en Iran, celle de  Karachi au Pakistan, Port Moresby (Papouasie-Nouvelle-Guinée) et   Dhaka au Bengladesh font également partie du podium. Ces villes sont respectivement classées 10ème (45,8/100), 7ème (40,9/100), 3ème (38,9/100) et 2ème (38,7/100).

Pour ce qui est de Damas en Syrie, elle occupe le premier rang avec une moyenne de  38,4/100. Pas surprenant que la capitale syrienne se trouve sur la plus haute marche de ce podium, confient les spécialistes. « La ville est devenue depuis plus de deux ans un brasier où les combats sont incessants. Rebelles et gouvernementaux s’entre-tuent au milieu des civils », apprend-on. Elle ravit ainsi  la première place à Dhaka au Bengladesh qui la détenait l’année dernière.  L’enquête indique par ailleurs que  ces villes sont pour la plupart situées dans des pays défavorisés. Il y règne souvent le conflit, la maladie, la famine, une politique instable. Des ingrédients qui donnent à ces cités des allures de poudrière.

Christian Happi

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