Le nouveau directeur  général du Chantier naval  est un ancien cadre au ministère des Travaux publics.Alfred-Forgwei-Mbeng--le-nouveau-DG.jpg

 Fraîchement retraité de la fonction publique, Alfred Forgwei Mbeng  jouit d’une longue expérience comme responsable des constructions au ministère des Travaux publics (Mintp). Selon son  Curriculum vitae, il aussi  pendant de longues années, occupé le poste de secrétaire général de l’ordre national des ingénieurs de génie civil.  Le tout nouveau directeur général du  Chantier naval et industriel du Cameroun(CNIC) est actuellement vice-président de cette organisation professionnelle. Alfred Forgwei Mbeng est un ingénieur  de génie civil de formation.

  Originaire de la région du Nord-Ouest, ce dernier est  membre actif du Rassemblement démocratique du peuple Camerounais(RDPC). Aussi, depuis plusieurs années, l’ancien cadre du Mintp est le président de la section RDPC du Bui 5, dont le siège se trouve à Noni dans le Centre.  Selon le  réseau social Linkedin, Alfred Forgwei Mbeng a fait  une partie de ses études universitaires à Lagos,  ancienne capital du Nigéria. Le nouveau patron du CNIC sera assisté dans ses  nouvelles fonctions de Roland Maxime Aka’a Ndi, directeur général adjoint.

Au contraire de Bernard Bayiha, celui-ci avait immédiatement pris fonction après sa nomination le  12 mars dernier au cours d’une session extraordinaire du conseil d’administration du Chantier Naval. Quant à Bernard Bayiha, polytechnicien en service à la SNH (Société nationale des hydrocarbures), il  ne  s’était pas présenté à la cérémonie d’installation le  jeudi 20 février 2014 à Douala. Principal actionnaire  du CNIC, la SNH selon certaines sources, n’avait  pas donné son accord quant à la désignation de Bernard Bayiha. Cela dit, le vice-président de l’ordre national des ingénieurs de génie civil  hérite d’une société en ruine  et en proie à d’énormes difficultés, notamment  la chute drastique du chiffre d’affaires et des commandes,  des arriérés de salaires,  des grèves à répétitions. Et, des divergences sur l’orientation stratégique. « Il y a des gens au sommet de la hiérarchie qui détournent les marchés du Chantier naval », confiait une source dans Le Quotidien de l’Economie du  21 février 2014.  Désigné mardi dernier au cours d’un conseil d’administration extraordinaire,  Alfred Forgwei Mbeng a du blé à moudre.

 

 La nouvelle équipe managériale pied au mur

 

 

Alfred Forgwei Mbeng  et Roland Maxime Aka’a Ndi, respectivement  directeur générale et directeur général adjoint  du Chantier naval et industriel du Cameroun(CNIC), ont officiellement été installés hier à Douala. C’était  au cours d’une cérémonie solennelle présidé par Robert Nkili, ministre des Transports(Minstrans). Le nouveau DG, de nationalité Camerounaise, aura pour entre autres missions principales, la recapitalisation  de la société « en sollicitant l’aide des actionnaires  et du gouvernement », a indiqué Louis-Claude Nyassa dans son discours de circonstance.   En croire le PCA du  CNIC, l’entreprise  spécialisée dans la réparation navale et des plates formes pétrolières   est à un tournant décisif de son existence.  Plus grave, elle fait présentement face à d’énormes difficultés, notamment le manque d’outils de production,   la masse salariale jugée énorme, la vétusté des équipements et matériels de travail. Egalement, la baisse drastique  de son chiffre d’affaires qui a engendré, au cours des 4 dernières années,  « les tensions de trésorerie et  des retards sur le payement des salaires des employés », précise Louis-Claude Nyassa.Alfred-Forgwei-le-nouveau-DG-a-gauche-et-Max-ime-Ndi-son-a.jpg

   Et, pour résoudre tous ces problèmes, la nouvelle équipe managériale doit  acquérir  sans délai, des équipements neufs, redynamiser l’action commerciale, restaurer la discipline et trouver des financements, apprend-on.      Pour Robert Nkili, « nous devons travailler nuit et jour pour maintenir notre entreprise. Et  chacun des dirigeants  doit reconnaitre sa place », a souligné le ministre, ajoutant que «  ça ne sert à rien  de vanter le CV, car c’est sur le terrain qu’on va juger l’oiseau rare ».   Par ailleurs,  la priorité des nouveaux patrons du chantier naval doit être le  travail en synergie et le dialogue.

 

Bien plus,  conseille le Mintrans, la nouvelle équipe dirigeante doit tourner le dos aux dépenses inutiles, mettre fin aux  licenciements des employés, car  «  le chef de l’Etat n’est pas d’accord avec cette méthode ». Rappelons qu’Antoine Bikoro a été démis de ses fonctions le 12 mars dernier. L’ancien directeur adjoint du CNIC était en poste depuis plusieurs années et d’aucuns le considéraient comme celui qui a poussé vers la sortie les précédents directeurs généraux.

Christian Happi

 

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