Manuels scolaires

 

Les prix des livres restent stables

 

S’il ne reste plus que quelques jours  avant le coup d’envoi de la prochaine rentrée scolaire, dans les commerces de Douala, les prix respectent les prescriptions du ministre du Commerce.

Dans tous les établissements scolaires publics et privés de la République du Cameroun, l’année scolaire 2017/2018 débute le lundi 04 septembre à 7h 30 min. S’il ne reste plus que quelques jours  avant le coup d’envoi, dans les commerces, tout est fait pour réduire le coût de la rentrée scolaire. C’est-à-dire les prix plafonds applicables  sur l'ensemble du territoire national sont bien respectés tel que prescrit par Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce. Hier lundi,  en fin de matinée,  sur les rayonnages d’une boutique sise non loin du marché Madagascar à Douala, ce n'est pas encore la grande affluence.  Cependant, les clients qui  viennent au compte-gouttes  prennent des renseignements sur les prix des ouvrages.  Sur la table, on aperçoit plusieurs listes de fournitures concoctées par des parents d'élèves.  Les prix sont les mêmes que ceux de l'année dernière. A titre d’exemple,  le livre de chimie (édition classique africaine) pour  la classe de Terminale D coûte 6500 FCFA. Pour  la même classe, le parent doit débourser 3270 FCFA pour l’avoir l’œuvre littéraire La croix du sud et 4330 FCFA s’il veut offrir à son enfant de Première l’ouvrage Une saison blanche et sèche.   S’agissant de « Majors » en  mathématiques, il se vend à 6500 FCFA l’unité ; 720 FCFA si le même livre est édité par  CIAM (Collection inter-africaine de mathématiques).

Ces prix,  sont les mêmes  pratiqués dans plusieurs autres librairies de la commune d’arrondissement de Douala 3è. Des sommes jugées élevés par certains parents d’élève rencontré sur les lieux. «  Je pense que je vais me rabattre aux vendeurs d’occasion ; je n’ai pas suffisamment d’argent pour débourser autant d’argent seulement pour l’achat des livres », déclare Antoine T.,  client.

Si ce n'est pas encore la grande affluence dans les librairies des zones périphériques, à  Akwa, les acheteurs  font le pied de grue  pour être servi. C’est le cas dans l’une des plus grandes librairies de la ville. Là,  le décor est déjà planté pour ce qui est de la vente des fournitures scolaires. D ‘ailleurs on a pu constater que pour ne pas déroger à la règle, la grille tarifaire applicable de manière uniforme sur l’ensemble du territoire national est affichée sur un babillard.  Les parents se bousculent pour la consulter. « Avec les commerçants, il faut s’attendre à tout. Je préfère consulter la  grille des prix pour avoir le cœur net », déclare  Gabrielle Ngamou, parent. Un peu plus loin,  des parents se bousculent pour acheter un nouveau cartable, mais aussi et surtout l'ensemble des fournitures recommandées par les établissements scolaires. Cependant, les prix pratiqués sont bien au dessus des autres librairies. A preuve,  le livre de chimie pour la classe de Terminale D (classiques africaines) se vend à 5500 FCFA ; la physique du même éditeur 8800 FCFA.  En maths,  le livre de  la classe de Première D vaut 6200 FCFA alors l’ouvrage consacré  à la chimie coûte 8800 FCFA. De même que les parents doivent s’acquitter de la somme de 7620 FCFA pour avoir le livre des maths de la terminale C (africaine de maths) et 7200 FCFA pour avoir celui de la terminale D (CIAM). Soit 700 FCFA de plus que dans les autres espaces marchands de la cité portuaire. Dans la même librairie,  les œuvres littéraires Madame Bovary et Alcools sont vendues respectivement à 4800 FCFA et 2000 FCFA. Concernant les fournitures de base : cahiers, stylos, règles, crayons…il n’y a pas vraiment de soucis pour les parents.

 Christian Happi

 

Rentrée scolaire

 

Des mesures pour protéger les parents de la filouterie

 

Les différents ministères en rapport avec l’enseignement primaire ou secondaire ont récemment pris plusieurs décisions visant à mettre les parents d’élèves à l’abri des mauvaises surprises.

 

Très souvent, les prix des manuels scolaires sont à l’origine des tensions entre les vendeurs et les parents. Pour éviter toute hausse des coûts à la veille de la rentrée scolaire 2017/2018, Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce(Mincommerce)  a pris des dispositions afin que les librairies soient bien approvisionnées en manuels scolaires. Déjà,  le membre du gouvernement  avait  rendu publique une décision  fixant les prix de vente maxima publics des livres et manuels scolaires au programme 2017-2018 au Cameroun.  Et que,  «le fait que les prix ainsi fixés s’entendent comme des prix plafond applicables de manière uniforme sur l’ensemble du territoire national»,  souligne la  circulaire signée à cet effet.

A la suite de cette promesse, le ministre des  Enseignements secondaires Jean Ernest Ngalle Bibehe a signé l’arrêté de fermeture de près de 61 établissements d’enseignement secondaire pour  « violation des formalités légales de création et d’ouverture » des établissements scolaires. Parmi les récriminations formulées contre ces structures, l’on dénombre aussi l’absence de structure fiable car, plusieurs de ces collèges sont logés dans des maisons d’habitation ou autres lieux inappropriés. Par ailleurs, le 17 aout dernier à Yaoundé, le Mincommerce avait rassuré le secteur privé  sur la disponibilité des ouvrages  et la stabilité de leurs prix. « Si on était accompagné partout comme au Ministère du Commerce, on ferait mieux. Il n’est pas facile de maintenir les prix quand le cout de la vie monte ». "Nous devons sensibiliser les libraires à s’approvisionner plus en livres anglophones. La plupart de nos adhérents ont déposé la commande auprès de la maison d’édition .A partir de demain, nous lancerons la machine de publication des prix », exultait le Président Forgwei de l’Association des éditeurs.

 De même, Luc Magloire Mbarga Atangana compte organiser des descentes inopinées, envoyer des équipes sur le terrain. Ce qui permettra de mettre la main sur les livres contrefaits qui se vendent parfois dans les établissements scolaires lors des inscriptions. À côté de cela, le Mincommerce précise que «la vente des livres et manuels dédiés à l’éducation se fait uniquement en librairie, à l’exclusion des établissements scolaires», lit-on dans un communiqué.

 C.H.

 

 

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