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La Société Maya et Cie veut investir dans une nouvelle savonnerie

 

Dès l’année prochaine et ce jusqu’en 2019, la somme de 10 milliards de FCFA sera engagée pour doter l’entreprise d'une nouvelle savonnerie et d’une unité shortening margarinerie.

Créée voilà  23 ans, l'usine de production de la Société camerounaise de raffinage Maya et Cie (SCR Maya & Cie), située sur la route Douala-Nkongsamba, dans l’arrondissement de Douala 4è,  ressent le besoin  d’étendre sa superficie depuis plusieurs années.  Ce rêve va se concrétiser car, dès l’année prochaine et ce jusqu’en 2019, la somme de 10 milliards de FCFA sera engagée pour doter l’entreprise d'une nouvelle savonnerie et d’une unité shortening ( graisse alimentaire) margarinerie.  C’est moins que les 45 milliards de FCFA investis tout au long de l’année dernière, apprend-on de sources autorisées. Au total,  des bâtiments seront construits pour assurer une production journalière de 250 tonnes de savon, a-t-on appris sur note d’informations rendue publique par  l’industrie agroalimentaire.

Avec l’extension de son unité de production de savons,  le géant camerounais du raffinage d’huile de palme affiche ses ambitions pour le marché camerounais  et sous-régional dans ses différentes gammes de produits : Savon « May » qui existe en plusieurs grammages : 100 g, 200 g, 250g, 400g et 700g ; savon blanc parfumé, etc.  En 2016, le plus grand raffineur d’huile du Cameroun a réalisé un chiffre d’affaires de 58 milliards de FCFA. De même,  l’hebdomadaire Jeune Afrique, dans son palmarès 2016 des 500 premières entreprises africaines, révélait que SCR Maya et Cie (59e/70), figure dans le classement régional des entreprises agro-industrielles les plus performantes. Créée en 1994, la SCR Maya & Cie est un complexe agro-industriel spécialisé dans la transformation des huiles végétales avec un capital social de 7,9 milliards de FCFA. 

 L’Industrie agroalimentaire a pour activité principale  le raffinage d'huile de palme brute (savonnerie, unité de fabrication de mayonnaise, unité de fabrication de bougies).  Sa capacité de production est évaluée à 1000 tonnes/jour d’huile brute ; 200 tonnes/jour pour le savon.  Cependant son déficit au niveau de la production se situe aujourd’hui entre 45 et 50% affirmait en mai 2015, le quotidien Mutations dans ses colonnes. Installée sur une superficie de 5,5 hectares, l’entreprise bénéficie d’une technologie de pointe et d’un personnel hautement qualifié. 700 personnes d’après les derniers chiffres communiqués par la société. Ses équipements  « ultra performants » permettent de traiter jusqu’à 320 000 tonnes d’huiles de palme brute par an : cinq unités de raffinage produisant 700 tonnes par jour d’oléine ; quatre unités de savonnerie produisant 200 tonnes  par jour de savon.   L’entreprise a pour   P-DG Hazim Chehade Hazim et Olivier Schiano est son Directeur général.

 

 Rappelons que le sous secteur huiles végétales, particulièrement, connaît une dégringolade des plus inquiétantes. Selon les statistiques officielles, le secteur agro-industriel qui est la transformation des produits d’origine agricole en produits semi-finis et finis contribue à plus de 33% de la production industrielle, 22% de la valeur ajoutée industrielle et près de 6% des exportations.  Pour mettre les populations à l'abri de la consommation, l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc) annonçait, sur le marché camerounais, des importations de l’ordre 18 650 tonnes d’huiles de palme raffinée.

 Christian Happi

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