Réalité virtuelle

 Une niche d’opportunités pour les entreprises camerounaises

Une société immobilière pourrait par exemple   développer  une expérience pour recréer virtuellement les appartements tels qu’ils seront construits et agencés dans le futur.

 

Ce vendredi 5 mai, sur le coup de 16h, sera lancé dans la ville de Douala le tout premier Salon africain  des technologies et usages du virtuel (VR-Meetup).  Une première au Cameroun. S’il est vrai que  le débouché le plus visible de la  réalité virtuelle (c’est lorsqu’une image, qui semble réelle, est en fait simulée par un ordinateur) est le jeu vidéo, il y a très peu de secteurs qui ne seront pas impactées par  cette technologie à long terme.  Tellement  ses contenus peuvent aller  des simulations à la conduite, à des pratiques médicales mais aussi, à la digitalisation des manuels scolaires.  Ce n’est pas tout.

Une société immobilière pourrait par exemple   développer  une expérience pour recréer virtuellement les appartements tels qu’ils seront construits et agencés dans le futur. D’un point de vu touristique, la VR  donne la possibilité aux hôtels  de visualiser leurs chambres, les différents avantages (restaurant, piscine…) qu’ils ont dans leurs établissements hôteliers. Ainsi le client qui se trouve à l’étranger peut vivre  cette expérience à 360° de façon  virtuelle sans y être.

Grâce à la VR, la communauté urbaine de Douala peut concevoir « la ville future » avec les différents espaces à aménager, des voix pour malvoyants et handicapés, des arrêts bus avant de l’implémenter. « La réalité virtuelle apporte un niveau de contenus qui va permettre de matérialiser l’économie numérique ; nous avons  identifié plusieurs champs qui peuvent aider cette économie  notamment l’éducation, le marketing avec la promotion des marques de façon virtuelle et la santé avec la possibilité de  traiter certaines pathologies en situation de simulation avant que le médecin ne passe à l’acte »,  a affirmé Tony Smith un entrepreneur camerounais des TIC et par ailleurs l’un des organisateurs de l’événement,  le mercredi 03 mai 2017 à Douala  à l’issue d’une conférence de presse.

 La médecine n’est pas oubliée. De nombreuses applications de la réalité virtuelle permettent de soulager les patients. En manquant cruellement de spécialistes, le processus de formation pourrait s’améliorer grâce aux applications permettant de visualiser de manière précise l’anatomie du corps humain et les procédures chirurgicales à l’aide d’un casque de réalité virtuelle ont été développées. Autre atout, une application pour les malvoyants du centre des handicapés d’Etoug Ebe va permettre de rééduquer  les patients du mal de vue, on les mettra en situation où ils auront l’impression d’avoir retrouvé la vue.

D’un point de vue sécuritaire, les avantages pour le Cameroun peuvent être considérables.   A partir d’une application développée, on pourra accélérer  l’apprentissage et tester les compétences  et réactions de l’armée camerounaise de façon plus pertinente. Sur le plan éducatif,  cette nouvelle technologie pourra apporter des économies de coût dans le cas  des laboratoires scolaires au Cameroun ;   permettra aux élèves d’assimiler plus rapidement les cours ; permettre à l’utilisateur de naviguer facilement à travers l’espace d’information… Pour le Cameroun, cette technologie semble pour une fois ne pas être si inaccessible que cela.  Mais la baisse du prix de vente des lunettes (50 000 FCFA aujourd’hui)  à réalité virtuelle devrait permettre de rapidement toucher la classe moyenne et les professionnels.

Christian Happi

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