Performance

Aucune entreprise camerounaise dans le top 100  des plus rentables en Afrique

 Leur absence s’expliquerait, selon Jeune Afrique  dans son hors-série annuel,  par  la chute des cours du pétrole et des matières premières qui les ont frappés de plein fouet.

 

Aucune entreprise camerounaise ne figure dans le classement des 100 entreprises africaines les plus rentables dont l’édition 2017 a récemment été publiée  par  « Jeune Afrique »  dans son hors-série annuel intitulé les  500  premières entreprises africaines.  Même pas la Société nationale des hydrocarbures (SNH) ou la  Société nationale de raffinage (Sonara).  Leur absence pourrait s’expliquer  par  deux  facteurs : la chute des cours du pétrole et des matières premières qui les ont frappés de plein fouet.

 

 Si les entreprises camerounaises sont absentes  du top 100 des entreprises africaines les plus performantes sur le continent, elles occupent en revanche les premières places dans  le classement des 70 premières entreprises  de  la zone Cemac  (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad).   La première,  tout comme l’année précédente, est  la SNH (90/500) qui trône à la tête du classement  malgré une forte baisse de  son chiffre d’affaires (C.A.). Il passe de  1 267 milliards de FCFA à 813 milliards de FCFA selon l’hebdomadaire Jeune Afrique. «  Sans surprise non plus,  le Cameroun domine  toujours notre palmarès régional, ses entreprises réalisant  plus de la moitié des revenus », commente  Thaïs Brouck, journaliste de la chaîne de télévision France 24.

La société la plus performante en zone Cemac  est suivie par  une compagnie publique camerounaise. Il s’agit de la Sonara (130/500) qui occupe le second rang   avec  plus de 587 milliards de FCFA de  revenus, contre 859 milliards de FCFA un an plus tôt. Soit une baisse de 27,7% en monnaie locale et  de 35%  en dollars lit-on dans le magazine. La Société anonyme des brasseries du Cameroun(SABC)  stagne à la cinquième place  et le leader  du marché local des boissons. La filiale camerounaise du groupe Castel (217/500) est talonnée par  Eneo Cameroon qui a 517,8 millions de dollars soit 311,1 milliards de FCFA. Tradex est directement classé derrière le concessionnaire du service public de l’électricité, mais devant  MTN Cameroon, Perenco Rio Del Rey et Orange Cameroun. Ces  trois dernières entreprises ont respectivement  comme revenus  évalués à 376,6 millions de dollars (226, 2 milliards de FCFA), 347,9 millions de dollars (environ 209 milliards de FCFA) et 345,7 millions de dollars (207, 7 milliards de FCFA).

 Au total, 36 entreprises camerounaises font aussi partie du palmarès des entreprises les plus performantes en Afrique Centrale soit  trois de moins que l’année dernière. Le groupe CFAO Cameroun, Congelcam, Corlay Cameroun, Nana Bouba Group, Tradoma… Le nom de celle-ci ne vous est peut-être pas familier et pourtant, elle mérite d'être connue.  Par contre, il n’y a que deux sociétés équato-guinéennes qui ont réussi à rentrer dans ce top 70 des entreprises  les plus rentables en zone Cemac : La société Maghrébine d'études et de génie civil (4è/70) et  Tullow Guinée Équatoriale (33è/70). Au final, analyse JA,  le Cameroun reste la plus solide des économies de la zone  et la mieux diversifiée. Les prévisions  de croissance pour 2016 et 2017 sont toujours  relativement élevées à respectivement 4,8% et 4,2%. En 2017, apprend-on, la croissance  devrait être encore portée par l’investissement dans les projets d’infrastructures tels que la mise en service du port en eau profonde de Kribi, la construction de trois barrages et la finalisation du deuxième pont sur le Wouri.

 Christian Happi

 

 

 SNH, entreprise la plus performante au Cameroun

 

La Société nationale des hydrocarbures  garde la tête du classement au niveau local, malgré  un chiffre d’affaires qui  baisse, passant de  1 267 milliards de FCFA à 813 milliards de FCFA.

 

Comme chaque année,  le magazine « Jeune Afrique »  propose le classement des entreprises les plus performantes du continent africain. Pour cette 18è édition, 12 entreprises camerounaises figurent dans le palmarès. Pas de changement ni de réelle surprise. La Société nationale des hydrocarbures (SNH) demeure première tout comme l’année précédente malgré  un chiffre d’affaires en  baisse. Il passe de  1 267 milliards de FCFA à 813 milliards de FCFA nous renseigne l’hebdomadaire Jeune Afrique. Avec plus de 587 milliards de FCFA de  revenus, contre 859 milliards de FCFA un an plus tôt, la  Société nationale de raffinage (Sonara) est  au second rang.

 Leader  sur   le marché des boissons alcoolisées et non alcoolisées au Cameroun, la Société anonyme des brasseries du Cameroun(SABC)   garde  sa cinquième acquise  l’année d’avant avec 584,5 millions de dollars de revenus. Soit 351, 2 milliards de FCFA.  La SABC  a perdu deux places au classement général  puisqu’elle est 217è cette année et 215è en 2016. Eneo Cameroon, sans réelle surprise, est quant à elle quatrième entreprise camerounaise la plus performante avec 517,8 millions de dollars soit 311,1 milliards de FCFA. Ainsi le concessionnaire du service public de l’électricité a gagné 30 places  à l’instar  de Tradex qui  quitte  du  290è  rang au 260è  au général. Idem pour Congelcam qui grignote 25 places et se place désormais  au 453è rang ; cependant les plus grosses progressions sont à mettre au profit de Perenco Rio Del Rey, Orange Cameroun qui ont respectivement gagné 31, 32 places. Ces deux structures  ont des revenus évalués à 347,9 millions de dollars (environ 209 milliards de FCFA) et 345,7 millions de dollars (207, 7 milliards de FCFA).

 Pour établir son classement,  Jeune Afrique  a recensé  12 811 sociétés lesquelles ont reçu un questionnaire. Après plusieurs relances et vérification, soutient le magazine,  nous avons pu établir une liste  qui comporte les données financières de 1 753 entreprises. Ces éléments ont permis de réaliser le palmarès des 500 entreprises africaines selon leur chiffre d’affaire ainsi que les classements annexes par zones géographiques, par secteur d’activité et du point de vue de la rentabilité.

 C.H.

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