Aéroport international de Douala

 

Des perturbations dans le trafic pendant les travaux de réfection

 

Plusieurs vols prévus  seraient décalés quand bien même les   Aéroports du Cameroun s'efforcent de trouver des solutions.

La fermeture pour deux semaines de l’aéroport international de Douala en vue de travaux de modernisation va avoir des conséquences sur l’activité de ce centre névralgique de l'économie du pays. Quand bien même les responsables notamment  les   Aéroports du Cameroun (ADC) s'efforcent de trouver des solutions, les petits commerces (kiosques à journaux, boutiques d’objets d’art, bar-restaurant...) qui s’y trouvent vont enregistrer des manques à gagner. Les plus gros perdants dans l’affaire sont les exploitants de la plateforme qui n’auront aucune recette durant la période malgré leurs charges qui demeurent (loyers, impôts et taxes…).

 De même, les compagnies aériennes vont soit faire des aménagements dans leurs programmes de vol, soit suspendre provisoirement leurs vols en raison d’une impossibilité éventuelle d’adaptation avec leur hub. En ce qui concerne les acteurs de la plateforme aéroportuaires (agence de voyages, taxi aéroport et autres petits marchands), les analystes estiment les conséquences financières quasi nulles vu que le flux de passagers demeure le même sauf que l’intervalle de temps de travail est réduit du fait des travaux en cours. « La fermeture partielle ou complète de piste est une action normale dans le fonctionnement d’un aéroport. Le trafic aérien s’adapte donc en fonction des créneaux horaires disponibles durant la période desdits travaux. Pour le cas d’espèce, il s’agit d’une fermeture partielle entre 4heures et 12heures en heure locale »,  commente James Tonynang, Cadre commercial transport aérien. Des perturbations dans le trafic pendant les travaux de réfection sont envisagées avec notamment  60 des 200 vols prévus  décalés.

Pleinement consciente que ses clients pourront être gênés pendant cette période, ADC a pris des dispositions pour que les passagers puissent voyager. Il s’agit d’un ensemble de mesures pour assurer la continuité du trafic et de la bonne conduite des opérations au sol. En terme de communication, nous renseigne une source, plusieurs réunions et échanges ont eu lieu avec les acteurs de la plateforme (compagnies aériennes autorités aéroportuaires…). L’objectif étant  que les actions nécessaires soient prises par les uns et les autres pour une adaptation, et ainsi, amoindrir les effets  liés à l’exécution de ces travaux. « Nous espérons que tout sera mis en œuvre pour le respect des délais en vue d’un retour à la normale tel qu’indiqué dans le communiqué des ADC », souhaite un acteur de la place portuaire.

 

L’entretien et la réhabilitation des chaussées se font dans tous les aéroports du monde.  C’est pourquoi l’aéroport international de Douala a subi en mars dernier une cure de jouvence pendant 21 jours. Durant  les travaux, tous les vols et passagers à destination ou au départ du Cameroun s’effectuaient à partir de l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen, situé dans la banlieue de la capitale du pays. Le service de sécurité n’était pas en reste puisqu’ avec « l’arrivée de nouvelles compagnies, l’espace est plus susceptible d’être la cible de personnes douteuses. En ce qui concerne la logistique, l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et Madagascar (ASECNA) a la charge d’augmenter ses réserves de telle sorte qu’aucun des avions qui occuperont toutes les passerelles emménagées ne manquent de carburant. Ou encore, ne rencontre de problème technique », expliquait Thierry Nkodo, directeur de l’aéroport.

 

Christian Happi

 

Réhabilitation

 Une bouffée d’air pour  les aéroports du Cameroun

 

La politique de mise en œuvre des projets structurants initiée par la direction générale des ADC SA a permis de rénover  la plateforme aéroportuaire.

 

 

Depuis quelques temps, l’aéroport international de Douala connaît de nombreux travaux de réhabilitation et de renouvellement de ses infrastructures. En premier lieu,  l’on peut citer la réalisation  d’une clôture de sûreté en grillage  entourant cette plateforme aéroportuaire qui, autrefois,  servait de terrain de sport aux populations. Parfois même, c’était des troupeaux d’animaux qu’on retrouvait sur la piste d’atterrissage. La clôture de sûreté couvre 400 hectares sur les 1218, que représente la superficie totale du domaine aéroportuaire de Douala.

Initiée par la direction générale de Aéroports du Cameroun (ADC SA), la politique de mise en œuvre des projets structurants a aussi permis, de rénover  le couloir de la jetée B il y a quelques années. Sur une superficie d’environ 2 900 m2 l’essentiel des travaux  consistaient en la démolition des revêtements et des sols, en la remise en état des joints de dilatation et de construction, en la reprise du revêtement de sol en granit mât, en la pose de plafonds...  Étaient également concernés, les travaux d’électricité avec la révision complète du réseau électrique, en passant par la menuiserie et l’installation de cloison en aluminium vitrée. L’application de deux couches de peinture est également prévue, afin de donner un éclat particulier à l’édifice.

 Crédit photo: Christian Happi

Crédit photo: Christian Happi

 L’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen n’est pas en reste. Depuis octobre 2012,  un système de vidéosurveillance et d’ouverture biométrique des accès y a été installé. Conséquence, les personnes travaillant dans la zone enregistrement, ne peut se retrouver à l’embarquement ou dans l’avion car même par entêtement - son badge de sûreté n’ouvrira pas les portes donnant accès aux zones sus - évoquées. Au-delà de cet aspect, certaines portes donnant accès à des lieux hautement sensibles exigent qu’en plus du badge, les empreintes à apposer sur le lecteur soient reconnues par le système afin de permettre à la porte de s’ouvrir.

 D'un montant de 4,4 milliards de FCFA financé par l'AFD, la réfection de l’aérogare, la rénovation de la piste d’atterrissage et du bâtiment principal ont débuté en 2016. Ses investissements ont pour objectif de renforcer la sécurité et la sûreté de l’aéroport, en conformité avec les exigences internationales de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale) et d’IATA (Association internationale du transport aérien) ; améliorer la rentabilité de l’exploitation de l’aéroport par une réduction des coûts d’exploitation de la piste et une augmentation de la performance opérationnelle et des recettes extra-aéronautiques…

 C.H.

 

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