Protection de l’environnement

Orange  Cameroun  se lance dans la collecte des déchets mobiles

 

L’opérateur télécoms, en tant entreprise responsable,  va installer des box dans toutes ses agences pour collecter les  déchets de téléphones mobile en circulation.

 

Dès le mois prochain,  Orange Cameroun va installer,  dans  l’ensemble de son réseau de boutiques au pays des box. Avec ces ustensiles, l’opérateur télécoms en tant entreprise responsable, veut collecter les  déchets de téléphones mobiles en circulation dans les rues. Mieux,  a confié a eu lieu le mardi 21 février 2017 à Douala, Samuel Ngondi Eboua, Directeur des relations institutionnelles d’Orange Cameroun, la société se refuse d’assister en spectateur passif à la dégradation de la nature.   Celui-ci prenait part à la  cérémonie  du lancement officiel du projet de collecte et de recyclage des déchets téléphones mobiles au Cameroun en présence  d’Alain Liberge, Directeur RSE Orange  EMEA  France (appellation pour désigner les pays d'Europe, du Moyen-Orient et de l'Afrique, NDLR),  Mathieu Belloir RSE  Orange EMEA, les représentants du ministre de l'Environnement, de la protection de la nature et du développement durable et du Directeur d’Orange Cameroun.

De fait, au Cameroun, la téléphonie mobile se développe fortement. Selon des données communiqués en 2015 par  l'Autorité de régulation des télécommunications du Cameroun (ART),  l'on dénombre près  de 17 millions d’abonnés au téléphone mobile soit potentiellement 17 millions de téléphones mobiles en circulation et autant  de futurs déchets pour lesquels il n’existe pas d’infrastructures de recyclage. Ainsi, avec le soutien d’Orange et d’Emmaüs international, les Ateliers du bocage et leur partenaire la Fondation camerounaise de la terre vivante (FCTV) ont lancé la collecte des déchets de téléphones mobiles au  Cameroun.

Déjà mis en œuvre au Burkina Faso, Bénin et Madagascar, ce projet vise à limiter les risques environnementaux et sanitaires liés à une élimination inappropriée de ces déchets. Il a permis, de  janvier 2016 à janvier 2017,  de collecter  et trier  un total de 13 tonnes de  déchets en provenance de trois régions du pays dont  le Centre, le Sud-ouest et le Littoral en majorité. Ces déchets, issus des terminaux mobiles et ses accessoires, ont été scellés dans un conteneur pour la France où l’entreprise Morphosys va  les recycler selon les standards internationaux.

 Après plus d’un an de fonctionnement,   le projet de collecte a été confronté à la réticence des populations  qui méconnaissent  le démantèlement des téléphones en fin de cycle de vie. Il y a eu également  des  difficultés liées à la compréhension de l'utilisation du manifeste de traçabilité lesquelles ne facilitent pas l'implication des acteurs dans le système de traçabilité administratif exigé par le permis environnemental.

Les Ateliers du bocage font partie de la branche économie solidaire et insertion d’Emmaüs France. Ils ont une double vocation : sociale et écologique. Tout en employant des personnes en difficulté professionnelle, les ateliers œuvrent à la revalorisation de matériels électriques et informatiques, notamment des téléphones mobiles. En France,  apprend-on, les mobiles collectés dans les boutiques Orange et en interne sont ainsi testés, réparés et vidés de leurs informations personnelles pour pouvoir être à nouveau utilisés. Les téléphones portables hors d’usage sont orientés vers une valorisation matière.

 Christian Happi

Samuel Ngondi Eboua

 

« Les déchets générés par notre activité subissent le traitement qu’ils méritent »

 

Le Directeur des relations institutionnelles d’Orange Cameroun revient sur les  motivations qui ont guidé  l’opérateur à soutenir le projet.

 

Pourquoi Orange Cameroun s’implique  dans le projet de collecte et  de recyclage des  téléphones mobiles usagés ?

 

 La préservation d’un environnement sain est une préoccupation majeure  d’Orange Cameroun. C’est pour cela qu’entant entreprise responsable, nous devons nous préoccuper de tout ce que génère notre activité dans notre environnement ; entendu en termes d’espace mais en tant  que milieu dans lequel vivent des hommes. Nous savons  par exemple  qu’un mobile lorsqu’il est décomposé  a un certain nombre de composantes, peuvent même sur le plan chimique, constituer des dangers pour notre environnement. Nous veuillons à ce que  tous les déchets qui sont issus de notre activité puissent subir le traitement qu’ils méritent. Et quant on parle de traitement qu’il mérite,   il s’agit d’assurer la collecte de ces déchets,  nous devons pouvoir  encourager la réutilisation pour ce qui peut  l’être ;  mais nous devons aussi pouvoir recycler dans le sens de broyer éventuellement la matière qui  pourra être utile à d’autres usages. Nous essayons d’arrêter le  cycle de vie du mobile lorsqu’il  n’est plus du tout exploitable mais lorsque nous pouvons lui donner une seconde vie, nous le faisons.

 

En quoi consiste concrètement le soutien d’Orange Cameroun dans le cadre de ce projet ?

 

Le soutien  d’Orange est d’abord financier ; nous devons donner des moyens à la Fondation camerounaise de la terre vivante (FCTV) de fonctionner. Et après, il va falloir assurer le convoi c'est-à-dire  le voyage de ces conteneurs qui doivent se rendre en Europe où il y a des usines de traitement. Nous avons des opérations de tris et de recycles qui se font et qui coûtent énormément d’argent ; cette structure qui est une ONG n’a pas les moyens  d’assurer ces financements. Il faut donc dans le cadre de notre responsabilité, aider cette structure  à fonctionner en leur donnant des moyens  qu’il faut.

 

Est-ce que le soutien d’Orange pour ce projet peut s’éteindre à d’autres activités ayant un impact sur l’environnement ?

 

C’est tout à fait naturel  de soutenir des projets similaires dans la mesure où nous sommes saisis ; évidemment  que nous regardons en priorité les  déchets qui sont générés dans le cadre de nos activités mais nous sommes à l’écoute  de notre société et les besoins qui peuvent exister.

 Propos recueillis par C.H.

 

 

 

Protection de l’environnement

Orange  Cameroun  se lance dans la collecte des déchets mobiles

 

L’opérateur télécoms, en tant entreprise responsable,  va installer des box dans toutes ses agences pour collecter les  déchets de téléphones mobile en circulation.

 

Dès le mois prochain,  Orange Cameroun va installer,  dans  l’ensemble de son réseau de boutiques au pays des box. Avec ces ustensiles, l’opérateur télécoms en tant entreprise responsable, veut collecter les  déchets de téléphones mobiles en circulation dans les rues. Mieux,  a confié a eu lieu le mardi 21 février 2017 à Douala, Samuel Ngondi Eboua, Directeur des relations institutionnelles d’Orange Cameroun, la société se refuse d’assister en spectateur passif à la dégradation de la nature.   Celui-ci prenait part à la  cérémonie  du lancement officiel du projet de collecte et de recyclage des déchets téléphones mobiles au Cameroun en présence  d’Alain Liberge, Directeur RSE Orange  EMEA  France (appellation pour désigner les pays d'Europe, du Moyen-Orient et de l'Afrique, NDLR),  Mathieu Belloir RSE  Orange EMEA, les représentants du ministre de l'Environnement, de la protection de la nature et du développement durable et du Directeur d’Orange Cameroun.

De fait, au Cameroun, la téléphonie mobile se développe fortement. Selon des données communiqués en 2015 par  l'Autorité de régulation des télécommunications du Cameroun (ART),  l'on dénombre près  de 17 millions d’abonnés au téléphone mobile soit potentiellement 17 millions de téléphones mobiles en circulation et autant  de futurs déchets pour lesquels il n’existe pas d’infrastructures de recyclage. Ainsi, avec le soutien d’Orange et d’Emmaüs international, les Ateliers du bocage et leur partenaire la Fondation camerounaise de la terre vivante (FCTV) ont lancé la collecte des déchets de téléphones mobiles au  Cameroun.

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