Automobile

 900 véhicules  écoulés sur  le marché camerounais en 2016

 

 

 Ces ventes sont celles de Tractafric Motors dont la performance  représente sur le plan national des parts de marché d’environ 30%.

La performance  de Tractafric Motors Cameroun, représentant exclusif de la marque Mitsubishi Motors au pays, a été très bonne en 2016. Le concessionnaire, dont  le cœur de métier est la clientèle particulière et les sociétés, a vendu à peu près 900  voitures sur le marché national si on prend l’ensemble des marques VP (véhicules particuliers, NDLR). Ce  qui  constitue  sur le plan national environ 30% de parts de marché « tout simplement parce que nous sommes très peu présents sur le marché des appels d’offre ; on le laisse à notre concurrent pour se concentrer essentiellement sur la  clientèle privée »,  a expliqué Frédéric Hebert, Directeur général adjoint  de la société. Il s’exprimait jeudi 16 mars 2017 en marge d’une soirée de présentation officiellement de la troisième génération Pajero Sport aux médias et clientèle privilégié.

 Dans la région du Sud-ouest,  confie notre interlocuteur, Tractafric Motors a encore fait mieux avec une augmentation de ses volumes de 9% et  de ses parts de marché de plus de 5% alors que ceux de ses concurrents  directs n’ont grimpé que de 0,4 %. Ce qui montre, s'il en était encore besoin, que  dans les régions du Nord et du Centre,  c’est surtout l’administration et les appels d’ordre qui ont le vent en poupe.

Tractafric Motors Cameroun est  un importateur de véhicules appartenant   au groupe Optorg (groupe de distribution spécialisée incluant l'équipement industriel et la distribution automobile en Afrique).  Le groupe qui aura,  dans deux ans un siècle d’existence,  représente plusieurs marques au Cameroun et dans d’autres pays africains. Au Cameroun, le concessionnaire distribue les marques suivantes : Renault, Hyundai, Ford,  Mercedes  en camion et Mitsubishi qui était en vedette  le jeudi 16 mars 2017 puisque  le nouveau Pajero sport fut présenté en grande pompe. Ce véhicule, à, l’image des 100 ans d’existence de Mitsubishi Motors son constructeur,  allie à la fois technologie adaptée au marché africain et à son environnement. La voiture est dotée d’une  évolution technologique et d’un design très moderne qui donne un look qui plait à beaucoup aux gens. Selon  Frédéric Hebert, c’est une base de L200  avec deux niveaux de motorisation : une motorisation à 136 chevaux et une motorisation  sur la version GLS à 180 chevaux avec  une boite automatique à 8 vitesses. Ceci pour des raisons écologiques avec  économie de carburant, émission de C02   revue à la baisse ;  bref « un vrai produit qui est arrivé au bon moment puisque c’est à la fois les 100 ans de Mitsubishi, un siècle d’innovation qu’on retrouve en intégralité dans le nouveau Pajero Sport », vante  Toshiaki Sugimoto, Business Development manager à Sumitomo corporation, société japonaise qui fait dans le commerce de gros.

L’engin dispose également  des palettes de changement de vitesses sportives permettant de changer de vitesse d’un doigt, « sans retirer votre main du volant ». La cérémonie de jeudi prochain  revêt plusieurs objectifs.   Le principal est  de promouvoir la marque Mitsubishi Motors, promouvoir l’image de marque Tractafric Motors Cameroun et surtout, booster le volume de vente du « All New Pajero Sport » en particulier et les autres produits Mitsubishi en général.

  Christian Happi

Frédéric Hebert

« Les normes européennes ne sont pas adaptées au marché camerounais »

 

 Le Directeur général adjoint de Tractafric Motors Cameroun  évalue le  marché des voitures neuves au Cameroun  non sans  parler des perspectives de l’entreprise.

 Frédéric Hebert, DGA de Tractafric Motors Cameroun( crédit photo: ChristianHappi).

Frédéric Hebert, DGA de Tractafric Motors Cameroun( crédit photo: ChristianHappi).

Quelle est votre analyse du marché de la vente des véhicules neufs au Cameroun ?

 C’est un marché qui va, à mon avis, encore  beaucoup évoluer parce que  le marché global tout véhicule confondu est de l’ordre d’environ 4500 véhicules pour 22 millions d’habitants. A titre de comparaison, la Côte d’Ivoire c’est  un marché de 13 000 à 15 000 voitures  ce qui montre qu’on a une grande marge de progression.  Le marché camerounais  va évoluer avec le développement du pays et toutes les avancées qui sont entrain de se faire  vont engendrer son développement dans le temps.

 Si l’avenir de la vente des voitures neuves s’annonce radieux, pourquoi cette attirance des Camerounais pour véhicules d’occasions ?

  C’est vrai qu’il y a un gros marché de véhicules d’occasion venant de Belgique ;  mais je dirai que  l’avantage, pour ne parler que de Tractafric, c’est que  les véhicules que nous importons sont aux normes n°3 c'est-à-dire  une norme qui est parfaitement adaptée à la qualité de carburant  que nous avons au Cameroun. Donc nous n’avons  pas de soucis. Il faut savoir qu’en Europe aujourd’hui, la norme c’est Euro 6  ou dans le meilleur des cas la norme Euro 4 ; ce qui veut dire  que ce n’est pas adaptée à rouler avec le carburant local. Ces voitures vont engendrer une manne d’incidents  et de pannes au fur et à mesure pour le client.  L’investissement  que ce dernier fait  peut être rentable au départ mais va lui coûter  beaucoup plus cher avec le temps. C’est pourquoi nous  préférons importer des véhicules parfaitement adaptés  au marché  local  d’où mon optimisme de croire qu’avec le temps,  les ventes vont augmenter que ça soit pour Tractafric que pour les autres concessionnaires.

 Des perspectives de Tractafric Motors au Cameroun ?

 On a la volonté de continuer à progresser avec des équipes et de grappiller des parts de marché à notre concurrent direct ; ce qu’on a réussi à faire depuis  déjà trois années que je suis au Cameroun. N’oublions pas que,  l’entreprise appartient à un groupe africain qui aura cent ans dans deux ans(2019). Cette longévité démontre   comme  pour nos voitures une  certaine fiabilité, robustesse  et solidité dans le temps.

 Propos recueillis par C.H.

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