Environnement des affaires

 

Plus de 30% entreprises   jugent le climat des affaires défavorable

 

 En dépit de ce constat certains opérateurs économiques  pensent les choses pourraient être plus favorables pour 35,18% des entreprises et l’être moins pour seulement 13,83% selon une enquête menée par la Ccima.

 

 

 

Le climat des affaires au Cameroun  ne s'améliore pas. C’est en tout cas ce que montre l’enquête semestrielle d’opinion des PME réalisée par la Chambre de commerce, de l'industrie et de l'artisanat du Cameroun (CCIMA) auprès des ressortissants de la CCIMA sur le plan national. L’enquête, menée au mois de mars 2016 et intitulée «note de conjoncture du deuxième semestre 2015 de la CCIMA »,  révèle que les entreprises interrogées en fin 2015 n’ont pas eu une bonne perception de l’environnement des affaires. Plus de 30% l’estiment défavorable contre seulement  14,26% qui le jugent favorable. Cependant l’environnement des affaires pourrait être plus favorable pour 35,18% des entreprises et l’être moins pour seulement 13,83%.

 

 Si cette étude confirme  la morosité  du l’environnement des affaires,  elle met surtout en lumière le fait que les opérateurs économiques ont du mal à réaliser un chiffre d’affaires(CA) satisfaisant. Au second semestre 2015,  le CA  de 44,4% des entreprises ayant participé à l’enquête était en baisse  contre seulement 11,3% qui ont constaté une hausse. Cette hausse, précise la note,  est beaucoup plus observée dans les entreprises du secteur industriel (26,7%) et du secteur des services (16,3%). Quant à la baisse, elle est particulièrement présente dans l’artisanat (56,1%).

 

 Malgré les mauvais chiffres du CA, les entreprises sont plutôt optimistes en ce qui concerne les perspectives d’évolution.  Surtout les entreprises du secteur industriel qui « ne pensent pas observer une baisse de leur CA au cours des prochains mois », apprend-on. En effet, plus de la moitié des entreprises estime que leur CA sera stable sur les six prochains mois, et 28,3% d’entre elles prévoient une hausse de celui-ci.

 La mauvaise perception de l’environnement des affaires ne s’arrête pas là. Au regard des résultats de l’étude, la plupart des entreprises juge sa situation financière moyenne (52,3%) au moment de l’enquête. Alors que, pour 43,8% d’entre elles, elle est considérée comme mauvaise, et seulement 3,9% des entreprises enquêtées sont satisfaites de leur situation financière. La mauvaise santé financière est beaucoup plus observable dans les entreprises du secteur artisanal (60,6%) et du secteur industriel (50%).  Toutefois, la plupart des PME prévoient une nette amélioration de leur situation financière. En effet, plus d’une entreprise sur trois pense à une nette amélioration de sa situation financière et seulement 17,1% des entreprises interrogées pensent qu’elle va se détériorer.

 

 S’agissant du niveau de commandes, il est resté stable pour 44,3% des entreprises interrogées et en baisse pour 44,5% d’entre elles. Par contre, uniquement 11,3% des PME tous secteurs confondus, affirment avoir un niveau de commandes en hausse.  Selon la Ccima, cette augmentation est beaucoup plus observée dans les entreprises du secteur industriel (35,7%) et du secteur des services (15,8%). Les secteurs les plus concernés par la baisse de la demande sont l’artisanat (52,2%) et le commerce (50,2%). Le niveau de commandes pourrait connaitre, s’agissant des prévisions futures du semestre 2, une expansion comparativement au semestre précédent. Cet optimisme est observé dans les secteurs du commerce et de l’artisanat où 32,5% des entreprises interrogées envisagent une augmentation du niveau général de leurs commandes.

 

 Christian Happi

 

Paiement des factures

 

 Les délais se raccourcissent chez  les entreprises commerciales

 

En revanche 52% des commerçants interrogés affirment que  les délais de règlements de leurs factures par les fournisseurs sont restées les mêmes.

 

 

Au mois de mars 2016, la Chambre de commerce du  Cameroun a  réalisé une enquête auprès de ses membres sur le plan national. Ses résultats  sont assez révélateurs  sur les délais de paiement de la clientèle qui sont restés à leur niveau moyen chez les commerçants. L’on enregistre un raccourcissement de ceux-ci chez 40,13% des entreprises commerciales et une rallonge chez 17,83% d’entre elles.  En revanche la tendance est plutôt autre quant aux délais de règlements de leurs fournisseurs. 52% des commerçants affirment que les durées de règlement des fournisseurs sont restées les mêmes et pour 26% d’entre eux, ils se sont raccourcis.

  La stabilité  des délais de paiements c’est aussi la tendance dans le secteur «prestations de services». Au second semestre de 2015, les délais de paiement restent stables pour 41,18% des prestataires de services contre 45,59% d’entre eux qui ont dû les allonger.  Plus grave encore,  seulement 13,24% des prestataires de services ont pu être payés avant l’échéance conclue avec leurs clients. Pourtant les prestataires de services pensent que les clients seront plus loyaux par rapport au second semestre 2015. Ainsi, « seulement 21,48% sont pessimistes et estiment que les délais de paiement de leur clientèle vont se rallonger », révèle  les résultats de l’enquête intitulée «note de conjoncture du deuxième semestre 2015 de la CCIMA ».

 

 Dans l’ensemble, les secteurs d’activités du commerce, de l’industrie, des mines et des BTP, des services et de l’artisanat font grises mines. Une situation qui se traduit par une très faible proportion des entreprises à acheter  des produits à l’étranger. En effet, seulement 22,1% de celles-ci ont déclaré être importatrices et seules 11% sont satisfaites des conditions d’importation.  A l’inverse, près de 60% jugent ces conditions acceptables et 30,3% d’entre elles les trouvent mauvaises. Cette tendance reste observable quel que soit le secteur d’activité, nous renseigne la Ccima.

 Concernant l’emploi, il est resté majoritairement stable (72,8%) tout comme les bénéfices réalisés. Ceux-ci sont demeurés fixes pour 51,3% des entreprises interrogées même si près de 40% d’entre elles prévoient  nette augmentation par rapport au semestre précédent où seulement 8,6% des entreprises avaient observé un bénéfice à la hausse.

 C.H.

 

 

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