Vincent Koueté 

« L’environnement des affaires ne permet pas de capitaliser les efforts »

 L’économiste en chef du Gicam évoque sans complexe les causes du manque d’attractivité du Cameroun.

 

du pays reste morose malgré les différentes reformes entreprises pour assainir le climat des affaires ?  Pourquoi selon vous, l’environnement économique

 

 

Il est de notoriété que les relatives bonnes performances économiques de notre pays de ces dernières années ne se n’ont pas découlé et ne sont pas traduites en dynamique endogènes permettant d’adresser les défis sociaux dont celui de l’emploi des jeunes. Les vicissitudes de l’environnement des affaires ne permettent pas encore de capitaliser les nombreux efforts consentis dans les grands projets d’infrastructures à travers la promotion d’un socle dense et structuré de PME performantes. A l’évidence, des réformes de fonds sont manquantes et surtout, une dynamique d’ensemble tarde à se manifester. L’impression est plutôt celle d’une approche de réformes désarticulée avec une insuffisante programmation ; tout chose qui ne permet pas l’appropriation par les acteurs. Le gouvernement avait semblé jeter l’anathème sur les contributeurs du Cameroun à ce classement tout en invoquant la faible diffusion de ses initiatives, mais force reste de constater que très peu de réformes sont menées à terme dans les formes et les délais requis.

 

déploiement de mesures ?  Est-ce que cette situation peut être due à l’absence d’un véritable

 

L’appropriation dont il est question concerne aussi bien les usagers, notamment les opérateurs économiques que les responsables administratifs eux-mêmes. En plus des réticences qui nous caractérisent régulièrement et des faiblesses de capacités opérationnelles, il y a parfois la méconnaissance et la mauvaise compréhension des réformes de la part même de ceux qui sont en charge de les appliquer. C’est ainsi que vous observerez des applications différentes d’une ville à une autre, d’un bureau à un autre. Notons aussi les incohérences et les superpositions qui laissent souvent la place à  cette application subjective.

 

Quelle est donc la solution « miracle » pour faire sauter les obstacles qui freinent la compétitivité de notre économie ?

 

Il n’existe aucune solution miracle. Il nous appartient de mobiliser nos énergies pour regarder dans la même direction et faire les réformes nécessaires qui, pour la plupart sont connues. Les recettes qui ont fait leur preuve ailleurs devraient nous être utiles.

 Propos recueillis par C.H.

 

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