Marchés publics

 

219 appels d’offres déclarés infructueux au premier semestre 2016

 

 

Durant la même période,  indique un rapport de l’ARMP, 2217 marchés ont été attribués sur les 5886 prévus, soit un taux d’attribution de 38%.

 

 

Dans son rapport sur la situation générale des marchés publics au Cameroun, au titre du premier trimestre 2016, l'Agence de régulation des marchés publics (ARMP) révèle que  2995  appels d’offres ont été lancés incluant les marchés non programmés et les projets initiés au cours de l’exercice 2015.  De l’ensemble de ces consultations, 3667 marchés ont été attribués, pour une valeur de plus de 509 milliards de FCFA et 1927 contrats signés correspondant à 136, 57 milliards de FCFA. Sur l’ensemble des appels d’offres cités plus haut et 3667 marchés attribués, il a été enregistré 272 annulations de procédures et 243 appels d’offres infructueux pour lesquels 219 concernent les projets initiés en 2016. 

 

Toutefois, par rapport aux prévisions effectives, l’évaluation de la mise en œuvre des opérations de passation et d’exécution des marchés publics présente  une tendance plus ou satisfaisante au 30 juin 2016 :

2164 appels d’offres lancés sur une prévision de 5379 soit un taux de lancement de 40%. « Les délégués départementaux du ministère des Marchés publics (Minmap), les Collectivités territoriales décentralisées (CTD) et les ministères enregistrent les meilleurs scores avec des taux de lancement respectifs de 63%, 40% et 39% », se félicite Joseph Ngo  Directeur général de l’établissement public.

 

 

Durant la même période,  indique le rapport disponible sur le site de l'ARMP, 2217 marchés ont été attribués sur les 5886 prévus, soit un taux d’attribution de 38%.   De même que sur un total de 5715 contrats prévus, 1427 marchés ont été signés ce qui fait un taux 25%, la région de l’Adamaoua se démarquant largement avec 81% des marchés signés par rapport aux prévisions.   Bien plus, l’on note par rapport au premier semestre de l’exercice 2015, une baisse importante du nombre d’appels d’offres lancés de l’ordre de 25%. En revanche, le volume des marchés attribués a connu une augmentation passant de 3456 à 3667 en nombre, et de 397,4 milliards FCFA à 509, 4 milliards de FCFA en montant. De cette augmentation, l’on dénombre 425 marchés attribués d’une valeur de 209, 8 milliards de FCFA initiés au cours de l’exercice 2015.

 

Concernant les délais de procédures de passation des marchés, il a été relevé que ceux-ci ne sont globalement pas respectés en l’occurrence au niveau des commissions centrales. Toutefois, « l’on enregistre un taux de 83% de marchés dont les délais (entre l’ouverture des offres et l’attribution) sont inférieurs à 21 jours, et 77% des marchés dont les délais (entre le lancement de l’appel d’offres et la signature du marché) sont inférieurs à 90 jours conformément aux marges préconisés », écrit l’ARMP.

 

En ce qui concerne les marchés de gré à gré, le rapport sur la situation générale des marchés publics au Cameroun dénombre, au cours du semestre, 332 marchés d’une valeur d’un peu plus de 141 milliards représentant 28% de l’ensemble des marchés attribués en montant.   S’agissant des marchés en  phase, 914 projets seulement ont démarré, sur les 5498 prévus, soit un pourcentage de 17% en fin de semestre. 86 marchés ont  quant à eux été réceptionnés, sur les 2368 prévus, soit un taux de 4 %. Sur 137 chantiers abandonnés au cours de l’exercice 2015, 54 marchés ont été résiliés au premier semestre 2016, et 87 sont en procédure de résiliation.  Pour ce qui est des sanctions,  114 contrats ont été résiliés parmi lesquels 60 issus des procédures initiées en 2015. Incidemment, 208 entreprises ont été exclues de la commande publique pour des périodes allant de 06 mois à 2 ans.

 

 Christian Happi

 Financement

 

77% des marchés programmés financés par le BIP

 

L’ARMP signale  dans  son rapport que 43 projets sur une prévision de 32 ont été réalisés grâce aux ressources provenant des Bailleurs étrangers tels que la Banque mondiale, la  BAD, le FMI et l’AFD.

 

L’Agence de régulation des marchés publics (ARMP), a publié  le 28 octobre dernier son rapport sur la situation générale des marchés publics au Cameroun, au titre du premier trimestre 2016. Dans ledit rapport de 108 pages, l’on apprend qu’au plan national, le Budget d'investissement public (BIP) finance à lui tout seul 77% des marchés programmés en nombre et 44% en valeur. A titre d’illustration, sur une prévision de 2 955 marchés pour un montant d’un peu plus de  488  milliards de FCFA le BIP finance 2 286 projets et doit reverser une enveloppe d’environ 216 milliards FCFA au profit des administrations centrales. Quant aux marchés sur financement extérieur, le régulateur affirme que 43 projets sur une prévision de 32 ont été réalisés grâce aux ressources provenant des Bailleurs étrangers tels que la Banque mondiale, la  Banque africaine de développement (BAD), la a Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), le FMI et l’AFD. En ce qui concerne les Établissements publics administratifs (EPA) et les collectivités territoriales décentralisées (CTD), on relève que 76% des projets sont financés par leurs ressources propres.

 

Pour le reste, 6644 projets évalués à 1 353 milliards de FCFA ont été programmés pour le compte de l’exercice 2016 au Cameroun. A ceux-ci s’ajoutent 82 projets autorisés à être exécutés en régie pour une valeur de 2 201 millions FCFA. Neuf projets relevant du Plan d’urgence triennal (Planut) ont également été programmés pour le compte du ministère de la Santé pour une valeur de 41 milliards. A ce décompte,  se sont ajoutés  d’après le rapport « 1411 projets non programmés répertoriés tant au niveau des services centraux, des régions que des administrations publiques et parapubliques, pour une valeur de 260 milliards ».

Par rapport à 2015, le volume global des marchés programmés apparait en nette régression.  En effet l’on enregistre une baisse de l’ordre de 15% en nombre et de 10% en montant. Pareils pour les projets relevant du Plan d’urgence dont le budget alloué passe d’un peu plus de 565 milliards à 41 milliards de FCFA, soit une réduction de 93%.  Le  ministère des Marchés publics, comme en 2014 et 2015, occupe le premier rang des administrations publiques bénéficiaires de crédits réservés aux marchés publics, avec une dotation de 351 848 millions.  Soit 74,66% du budget de l’ensemble des départements ministériels.

 

C.H.

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