Protection de l’environnement

 

8,5 tonnes d’emballages plastiques détruites à Douala

 

 Cette prise est à mettre à l’actif de la délégation régionale du ministère en charge de l’environnement qui a sillonné durant plusieurs semaines les marchés de la capitale économique.

 

 

Après plusieurs semaines  de contrôles inopinés dans cinq  des six arrondissements de Douala, la délégation régionale du ministère de l'Environnement de la protection de la nature et du développement durable (Minepded) pour le Littoral a saisi  8500 kg d’emballages plastiques. Soit l’équivalent de 8,5 tonnes.  Des amendes ont par ailleurs été infligées aux personnes  détenant  des emballages non conformes ou surpris entrain de les vendre. Les contrevenants  de petites envergures payaient  chacun, en ce qui le concerne, une somme comprise entre 4 000 FCFA à 25 000 FCFA conformément aux textes réglementaires.

 

Ces prises exceptionnelles, saisies par les agents du Minepded dans les différents marchés de la capitale économique,  ont été détruites le samedi 1er octobre 2016 en face  du lieu-dit « Ancienne direction de la météorologie » à Bonanjo. «  Ces emballages plastiques non biodégradables seront recyclés par une entreprise de la place », a confié Sidi Baré, délégué régionale.

 

Pour parvenir à ce résultat,  deux équipes de la délégation régionale pour le Littoral constituées de  deux policiers et quatre à cinq agents par groupe ont parcouru tous les arrondissements de la ville exceptée  Manoka.  Ils ont passé au peigne fin toutes les boutiques et étals. «  Il nous faut plus de moyens logistiques pour se rendre à Monaka en plus je ne vois pas comment ces emballages peuvent se retrouver sur cette île si on parvient à  les saisir », affirme  Célestin Youbara,  Chef service de l’information,  de la sensibilisation et de la documentation au Minepded.

Ce n’est pas la première fois cette année que  la délégation  régionale du  ministère en charge de l’environnement réussi a frappé un grand coup dans la lutte contre la vente  des emballages plastiques non biodégradables. En janvier dernier, les agents de ce département ministériel avaient mis la main  sur près de 6 tonnes de ces emballages lors d’une mission de contrôle de conformité.   Quelques entreprises avaient à cette date, été aussi sanctionnées   hormis de « la société Ok Plast cam dont le magasin est encore sous scellé », révélait une autre source anonyme.

 

Si l’on remonte en août 2015,  ce sont deux cargaisons de 30 tonnes de sachets plastiques  qui avaient été démolies par la délégation régionale ensuite placées dans les sociétés de recyclage.  En provenance du Nigéria, les cargaisons transportaient des sacs de sachets plastiques interdits. Soit 2030 sacs contentant chacun  près 10.000 emballages blancs, noirs, jaune et des plastiques de pressing de moins de 61 microns. C’est en effectuant un contrôle à l'aide du scanner mobile que les douaniers ont détecté les marchandises enfouies dans le sable et les chaussures.  A Limbé, dans la région du Sud-ouest, ce sont 54 ballots de plastiques de 30 sachets de plastiques non-biodégradables qui avaient été saisis la même année par la douane camerounaise.

 

Le problème de gestion des déchets plastiques constitue de nos jours une préoccupation majeure au Cameroun. Seuls les emballages plastiques de plus de 61 microns y sont autorisés et depuis le 24 avril 2014, sa fabrication, importation et sa commercialisation est  aussi interdite sur l’ensemble du territoire.

 

Christian Happi

 

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