Getatciv

 

L’application qui sécurise les actes d’état civil

 

La plateforme fonctionnera sur un moteur de réplication de données  à trois niveaux. Ceci, afin de pouvoir créer une base de données nationale centralisée et partagée.

 

La chose la plus importante pour un couple après l’accouchement de leur enfant est de lui faire établir un acte de naissance.  Mais pour lever  le doute sur l’authenticité et la suspicion de fraude qui plane sur ce document juridique, BTB SoftWare Engineering est entrain de développer une application de gestion et automatisation des actes d'État civil (naissance, mariage et décès).  La startup est  composée d’une équipe d’informaticiens : Nemmene Lonsti Dumesnil, Romaric Mvondo Mendelou et Shella Ngo Lisomm Dibath, tous sortis d’IAI (Institut Africain d'Informatique) Cameroun. Elle travaille sur ce concept depuis plusieurs mois déjà. L'idée de créer une telle application remonte en 2014 lorsque ces inventeurs lisent un article révélant que l'État parle d'informatisation des actes d'État civil au Cameroun.

Baptisée « Getatciv », cette application web fonctionnera sur un moteur de réplication de données  à trois niveaux. Ceci, afin de pouvoir créer une base de données nationale centralisée et partagée. Avec cette application,  les communes seront à la base, les centres d'État état civil régionaux au deuxième niveau et le centre national au 3eme niveau.

La page d'accueil de GetatCiv( crédit photo: Christian Happi).

La page d'accueil de GetatCiv( crédit photo: Christian Happi).

 De même, selon les explications  de l’un de ses concepteurs, les actes établis dans les mairies vont  par la suite être répliqués vers les centres régionaux en concevant une copie dans leurs bases de données locales. Ensuite les centres régionaux vont  prendre le relai  en faisant une copie et la réplication vers le centre national. Le serveur national va d’après les éclaircissements  de l’informaticien, faire une mise à jour et refaire une réplication vers les régions. «  Ce qui permettra à toutes les régions d'avoir les copies des autres régions. Et les gens n'auront plus besoin d'aller ou ils ont fait leur acte pour avoir une copie ou un duplicata ; ils  pourraient le faire dans le centre régional le plus proche ou au centre national », a expliqué Romaric Mvondo.

 

L’application Getatciv » ne sera pas payante. Au contraire. Elle sera donc ouverte à n’importe quel  internaute d’autant  plus qu’elle est conçue pour  aider les mairies à mettre sur pied une structure centralisée des actes. La plateforme est terminée à  90% et le reste de 10% peut être faite seulement si la plateforme est mise sur pied. Elle va fonctionner avec des données très sensibles du pays donc seul le gouvernement peut la financer.

 

 Concevoir « Getatciv »  n’a pas été une partie de plaisir. Loin de là. Shella Ngo Lisomm Dibath et compagnie reconnaissent avoir été freinés dans leur élan par  le problème de l'accès à l'Internet, manque d’outils appropriés pour tester l’application de temps en temps d’où la contrainte d’utiliser les ordinateurs portables. « Ce travail nous a pris prés deux ans d’efforts constants.  Nous avons déjà tellement  dépensé pour sa conception qu’aujourd’hui seul l'État peut nous aider à parfaire cette invention », admet Nemmene Lonsti Dumesnil, 21 ans, Ingénieur des travaux informatiques.

 

BTB Soft Ware Engineering n’est pas à sa première invention.  Dans son tiroir, sommeille  plusieurs d’autres logiciels notamment celle qui a la capacité de montrer la consommation de chaque appareil dans un ménage ; et  aussi une application de gestion informatisée d'une pharmacie, etc.  Des inventions qui n’ont jusqu’ici officiellement vu le jour.

 Christian Happi

Retour à l'accueil