APE

 

 

Des pertes de 51,5 millions de FCFA  un mois après son entrée en vigueur

 

 

Pour limiter ces manques à gagner, le gouvernement  opte pour le  recoupement des taxes par la direction générale des impôts et la mise en place d’un programme de modernisation de l’économie camerounaise.

 Un mois après son entrée en  vigueur,  l’impact  des Accords de partenariat économique(APE)  sur le commerce extérieur commence à se faire ressentir.  59 opérateurs économiques ont bénéficié de la baisse des droits de douane lors de leurs importations ; 108 déclarations d’importations ont été soumises aux exonérations des droits de douane pour un manque à gagner  d’environ 51,5 millions de FCFA. Un manque à gagner sera limitée par le  recoupement des taxes par la direction générale des impôts et la mise en place d’un programme de modernisation de l’économie camerounaise selon le Président dudit comité, Jean Tchoffo par ailleurs secrétaire général  au ministère de l'Economie, de la planification et de l'aménagement du territoire(Minepat). Il présidait  le jeudi 08 septembre à Yaoundé, à la 15ème session du comité de suivi de la mise en œuvre de l’Accord de partenariat bilatéral.

Pour ce qui est des négociations au niveau de la sous-région Afrique Centrale,  des informations disponibles sur le site web du Minepat révèlent qu’ elles sont "stationnaires" dans la mesure où après le sommet des chefs d’Etat de Malabo  tenu le 30 juillet dernier, le Cameroun attend la convocation d’une réunion pour faire le point sur la mise en œuvre de l’accord du Cameroun et envisager ensemble un calendrier pour la négociation d’un accord à caractère régional sur la base de celui du Cameroun.

Le premier constat qui se dégage depuis l’implémentation  des APE est que plusieurs opérateurs économiques font confiance aux autorités qui ont bien voulu engager cette importante reforme. Il  a également précisé que le nombre de dossiers traités est croissant.  Pour rappel, l’entrée en vigueur va générer un certain nombre d’impact d’après des scénarii fait par la direction générale des douanes.  Si on prend l’année de référence 2016,  le scénario fort estime l’impact à 8,3 milliards de FCFA alors que le scénario faible  est à 4,2 milliards de FCFA et le scénario médian à 5 milliards. Si on prend  l’année 2026,  les deux scénarios forts indiquent l’impact à 123 milliards de FCFA et le scénario faible à 100 milliards de FCFA.

C.H.

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