Infrastructures routières

 

La pénétrante ouest  affiche 49, 60 % de taux de réalisation

 

La chantier a connu une accélération ces deux derniers mois grâce au paiement de la première vague des expropriations  qui aura permis de libérer partiellement certains tronçons.

 

A ce jour, les travaux d’aménagement de l’accès Ouest de Douala sont rendus à 49, 60 % d’avancement des travaux pour 57, 02 % de consommation de délais. C’est en tout cas ce qu’affirme Francis Ovanda, Directeur des travaux  à  Sogea Satom, entreprise  chargée de réaliser l’infrastructure routière. En effet en cet après-midi du mercredi 15 juin 2016, les véhicules peinent à circuler dans le quatrième arrondissement de la ville de Douala. De façon particulière,  l’on note que les travaux ont connu une accélération particulière ces 02 derniers mois notamment grâce au paiement de la première vague des expropriations  qui aura permis de libérer partiellement certains tronçons et par conséquent permis un meilleur déploiement des équipes. Toutes les solutions techniques (projet d’exécution) sont approuvées. Les travaux de terrassement débutés depuis plus d’un an  sont  exécutés 75%,45 % du passage supérieur de Sodiko est réalisé et 30 % des chaussées sont faites selon  des estimations officielles.

Sur le chantier, 595 personnes  qui y travaillent ainsi que les sous-traitants parmi lesquels environ 45 femmes dont 05 conductrices d’engins, 08 ingénieures et chef d’équipes ont le cœur à l’ouvrage.  Et ce n’est  ni les embouteillages ni l’arrivée imminente de la saison des pluies qui  changera la donne. « La nature des matériaux que nous utilisons nous rend peu tributaire de la pluviométrie. Nous arrêtons les activités de terrassements importants courant mois de juillet 2016, mais continuerons avec tous les autres travaux de chaussées et un peu les assainissements à rendements réduits certes mais ça nous permettra d’avancer au maximum en attendant la résolution des problèmes de libération d’emprises », explique l’un des responsables des travaux.

Au début du projet,  Sogea-Satom a soumis à l’administration un plan global de gestion du trafic qui prévoyait notamment qu’on travaille de manière linéaire d’une zone à l’autre, d’un côté puis de l’autre pour maintenir permanemment un minimum de fluidité malgré l’absence de déviations sur cet axe. Face à la non disponibilité des emprises empêchant ce mode de déploiement et dans le souci de faire avancer les travaux pour limiter la période de désagrément, la société a opté pour un travail progressif sur toutes les zones disponibles ce qui permit d’être relativement à jour sur les délais malgré toutes les contraintes.

Ainsi, pour gérer les problèmes de trafic,  l’entreprise est en concertation permanente avec les forces de l’ordre pour contenir et aligner les usagers de la route ;  accélère les travaux sur les points critiques d’embouteillages (carrefour du château, Sodiko, Carrefour des rails, carrefour Mutzig) afin de pouvoir finaliser les travaux de terrassements et de revêtement en grave bitume dans ces zones. « Il est crucial que nous disposions de toutes les emprises pour faciliter le basculement des usagers d’un côté ou d’un autre en maintenant un certain niveau de confort et l’une des principales difficultés vient de là. Nous réclamons surtout l’indulgence de tous les usagers pour les divers désagréments occasionnés par les travaux et les remercions pour leur patience et leurs encouragements », affirme Francis Ovanda.

 L’aménagement de l’accès Ouest de Douala est un projet qui  s’étend sur un linéaire de 13,087 km. Soit  du carrefour  Bonassama à l’échangeur de Bekoko. Il consiste selon la feuille de route,  à  la construction d’une route neuve d’une largeur de 25,50 m avec des trottoirs de 2,50 m chacun. Sogea Satom doit aussi  renforcer la chaussée sur une largeur de 10m avec deux accotements de 1,50m chacun.

Christian Happi

 

Difficultés

 

 La présence des réseaux bloquent le chantier

 

L’entreprise a encore environ 3,5 km sur les 13 km de projet où elle ne peut se déployer tel que initialement prévu à cause du déplacement des réseaux par les concessionnaires.

 

La livraison du chantier d’aménagement de la pénétrante Ouest de la capitale économique, étalé sur un linéaire de 13,087 km, soit  du carrefour  Bonassama à l’échangeur de Bekoko, est prévue pour le 05 juillet 2017. Mais ce délai risque d’être fortement compromis à cause  de nombreux problèmes majeurs  qui freinent son exécution depuis plusieurs mois. D’ailleurs, sur le terrain, en dehors des 05 derniers kilomètres,  Sogea-Satom sera bientôt à la limite des travaux qu’elle pouvait exécuter en faisant le forcing actuel. « Un dérapage des délais est de plus en plus envisageable si l’espace suffisant n’est pas mis à disposition. Les mêmes problèmes sont évoqués depuis 01 an nous pouvons difficilement faire mieux », prévient une source au sein de l’entreprise. 

 A la vérité,  l’infrastructure routière souffre de la non disponibilité de l’ensemble des zones de travaux liés aux problèmes d’expropriations. Si il est vrai que le problème a connu un début de solution au mois de mars dernier à travers le paiement d’une première phase des indemnisations, il n’en demeure pas moins que  Sogea-Satom a encore environ 3,5 km sur les 13 km de projet où elle ne peut se déployer tel que initialement prévu. Des difficultés existent également sur le déplacement des réseaux par les concessionnaires (eau, électricité et téléphone) dus aux problèmes des expropriations d’une part et à un problème de réactivité de leur part.  Aux dernières nouvelles, le problème est en cours de règlement grâce à l’intervention particulière du ministre des travaux publics et du gouverneur de la région du littoral.

 A tous ces obstacles viennent s’ajouter l’occupation des exutoires des certains ouvrages transversaux construits. Ce qui présente le risque de voir les eaux de pluies revenir endommager une partie des travaux déjà exécutés et surtout occasionner des inondations à certains endroits. Il et donc urgent de procéder à des déguerpissements dans les zones concernées. Aussi, l’incivisme des populations qui ont du mal à respecter les consignes de nos agents de sécurité et même des forces de police, nous obligeant à freiner considérablement notre avancement et étant facteur supplémentaire d’embouteillages sur cet axe.

La pénétrante Ouest est conjointement financée par l’Agence française de développement(AFD) et le gouvernement camerounais à travers le Budget d’investissement public (BIP). L’enveloppe globale est évaluée à plus de 51 milliards de FCFA, soit 42,77 milliards de FCFA de l’AFD et 8,23 milliards de FCFA de l’Etat du Cameroun. Durée des travaux : 30 mois.

 C.H.

 

 

 

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