studio Darthie,

 

Le Label digital des artistes camerounais

 

 Son promoteur a tout récemment, lancé un département essentiellement dédié à la vulgarisation  de la musique africaine et camerounaise en particulier  à travers les NTIC.

 

Le studio Darthie, créé en 2012, sur l’initiative d’Armand-Thierry Nguélé, est une  PME située en face de la direction générale de MTN à Douala. Il travaille au quotidien  dans un cadre convivial et décontracté. Une visite guidée des lieux laisse  admirer  deux  salles bien aménagées. La première pièce qui s’étale sur plusieurs m2 sert de salle de réception, de standard,   bref de tout ce qui est administration.  On y voit un ordinateur,  une table  en verre recouverte de journaux, revues et magazines ainsi qu’une secrétaire chargée de  renseigner le visiteur. Lequel visiteur, en arpentant les escaliers fait en bois, se retrouve  à l’étage. Ici, c’est le département technique de l’entreprise. Sur la table en vitre du CEO, sont posés deux ordinateurs,  du matériel de bureau et de la paperasse, mais la matière première c’est internet. En face, c’est un canapé  trois places et quelques affiches publicitaires qui retiennent l’attention.  « Dans le quotidien de l’entreprise,  on a des journées qui commencent à 9h  et s’achèvent très tard dans la nuit.  On bosse parfois le dimanche afin de satisfaire un annonceur  qui veut avoir une créa affichée le lendemain dans tous les carrefours », explique le publicitaire.  

 

L’entreprise apporte des solutions de communication visuelles, numériques et créatives pour permettre à votre projet d'impacter positivement sa cible.    Dans les détails,  le job description consiste à développer des sites internet avec son actif  plus d’une centaine en ligne, dessine, fait du community managment…    Des tâches dont  une équipe  constituée de sept personnes  notamment  le directeur artistique, de graphistes/web designers, les développeurs permanents et le département administratif réalisent chaque jour avec dévouement.   Et des consultants résidant en Europe   qui interviennent en fonction de la complexité du projet à réaliser. 

Un portefeuille-client étoffé

 

 Le Studio Darthie accompagne autant les personnes morales que physiques puisque la demande dans ce domaine est très variée. En 4 années d’existence,  il a eu la chance de collaborer avec quelques grosses sociétés  camerounaises et sous-régionales. Sur le plan local il s’agit de l’institut français de Douala,  le PAD, Hysacam, Eneo Cameroon  dont le travail consistait  à faire leur logo après avoir gagné un concours.  La PME a aussi coopéré  dans une centaine de projets,  fait du community managment pour UBA et  Diageo pendant un certain temps. En somme,  « il y a des références par centaine et est difficile de tous les lister », vante le promoteur.

 

 Le succès de l’agence digital a donné des idées   à Armand-Thierry Nguélé. Très récemment, dans l’optique de profiter des nouvelles technologies pour vulgariser la musique africaine et camerounaise en particulier,  il lance une plateforme  qui est essentiellement dédiée aux artistes. L’idée, justifie  le  Webdesigner, est venue du fait qu’au Cameroun, la grande majorité des artistes  ne savent pas comment monétiser ou vivre de leur métier. Ils sont nombreux  qui se contentent selon lui,  de ce que leurs reverses les sociétés de droits d’auteurs alors que la musique est un produit et qui, dans le domaine du marketing a une façon de se vendre.

 Comme quoi, la PME apporte aux musiciens du terroir  son expertise dans le domaine du Web,  les aides à être présents sur les marchés numériques (des festivals,  les plateformes de monétisations  à l’exemple de Youtube,  Vevo, Dailymotion…). Le process est assez simple. Un  chanteur qui veut  vendre son œuvre musicale sur les plateformes de téléchargement, remplit un formulaire. Ensuite,  paye les droits qui s’élèvent à 25 000 FCFA pour le single et 35 000 FCFA pour l’album.  Cet argent, payé une fois pour la vie, est reparti entre  la plateforme  et l’entreprise puisque. « L’artiste nous remet son album audio et on le rend disponible sur les plateformes.   Puis, on checke (anglicisme qui signifie vérifier)  tous les trois mois pour voir ce qu’a ça donné en terme de vente, de streaming afin de partager les royalties à hauteur de 70% pour  l’artiste et 30% pour nous et les plateformes de vente », étale un employé.  Le label digital  qui a démarré très timidement ses activités dénombre aujourd’hui près d’une centaine  d’artistes (Duc-z, Tony Nobody,  Lady B…)   dans son portefeuille-client dont quelques-uns  sont issus de la sous région (Nigeria, Congo).  Il y en a parmi eux qui ont commandé des sites internet,  d’autres des pochettes… Sur la plateforme, ce sont également plus de 600 fichiers audio et vidéo entièrement monétisés. Ce  qui fait un chiffre d’affaires de  3, 5 millions de FCFA si l’on considère  que la centaine d’artistes enregistrés,  on  chacun  versé 35 000 FCFA  pour mettre leur album en ligne.

 

 

 La monétisation

 

 Loin d’être une lune de miel, le Studio Darthie  est confronté à certains problèmes qui  ternissent  son ascension.  Mais le directeur regrette    spécialement que   des  artistes  n’ont pas jusqu’à présent compris l’importance  du digital.   Surtout qu’il  prend du temps  pour  leur expliquer  l’importance de la monétisation même si le lendemain  leur album est posté sur Youtube gracieusement. « C’est à se demander si  on n’a pas mal choisi notre métier ou  peut-être qu’on n’est pas au bon endroit. De toutes les façons,  le problème qu’on a aujourd’hui est celui de la sensibilisation des artistes. Il y en a qui ont l’impression que c’est facile à faire », conclut Thierry Nguélé. A l’en croire,  l’idée de monter  cette agence  vient fait qu’il s’est rendu compte que  localement la majorité des agences qui accompagnent les  projets, les organisations et les entreprises ne mettent pas l’accent sur le digital. Pourtant, croit-il,  il est aujourd’hui le fer de lance de tout ce qui est communication. Faire une campagne de communication sans intégrer  le côté digital n’est pas utile. « Le studio Darthie  propose cette plus-value, c'est-à-dire qu’il fait les campagnes classiques, mais en mettant un absent particulier sur   la présence online  des projets », vante Thierry Nguélé.

 

 

 

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