Chantier Naval

 

 La direction solde  ses arrières de salaire

 

 Les revendications  du personnel qui portaient entre autres  sur le paiement  des arriérés de salaire viennent de trouver un écho favorable  au plus grand bonheur des  ouvriers.

 

Les activités paralysées au sein du Chantier naval et industriel du Cameroun(CNIC)  le mois dernier ont  retrouvé leur cours normal. Les revendications  qui portaient entre autres  sur le paiement  des arriérés de salaire viennent de trouver une réponse positive  au plus grand bonheur des  ouvriers qui ont perçu  deux mois de salaires d’après un cadre de l’administration et deux mois selon un ouvrier joint au téléphone. En plus du problème salarial,  la direction générale a réglé les indemnités de congés  et les frais de missions. «  Elles ne sont plus que de l’histoire ancienne », admet la source  proche de l’institution.

 

S’agissant de l’opération de vérification des originaux de diplômes des employés par le Cabinet  industry  consulting(CIC), l’on apprend que l’exercice suit son cours. En fait sur  les  740 travailleurs que compte le Chantier naval, 128  auraient de « faux  diplômes » atteste  une source au sein de l’entreprise. L’ampleur du problème serait telle que  la direction générale la société  a mis l’ensemble de son personnel en garde.

 

En poste depuis  le jeudi 8 mai 2014, Alfred Forgwei Mbeng et  son adjoint Roland Maxime  Aka’a Ndi ont su apaiser la tension social qui régnait au sein de la société contrairement  au  Sud coréen, Seoung Rok Yang incapable d’arrêter la spirale négative. Plus de grève à répétition dues aux arrières de salaires ou autres  réclamations professionnelles comme autrefois. Mais  tout n’est  pas rose dans la gestion de cette équipe. «  Il est nul. Il doit partir ainsi que son équipe. Trois mois sans salaire ? Que vont devenir nos enfants? Pendant que l’entreprise est en crise, Il (Dg) s’offre des nouvelles voitures (Prado) d’une valeur de 120 millions. Il va en mission tous les 15 jours dans le mois, c’est trop! ». Voilà entre autres revendications  formulées par les grévistes du CNIC  le mois dernier. Selon le diagnostic d’un expert, citait par nos confrères de Le Messager  dans son édition du 13 janvier 2013, la dette sociale a atteint un niveau record, égalant le capital de l’entreprise qui est de 15 milliards FCFA. « On devrait  même parler de faillite; si on y ajoute l’insuffisance des stocks et la surévaluation des équipements, un personnel pléthorique (entre 2011 et 2012, 109 embauches ont eu lieu alors qu’il n’y avait pas d’activités) », tranchait le quotidien.

Christian Happi

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