Inflation

La consommation finale des ménages se relève de 0,2%

 

Les prix des biens et services de communications, ceux des loisirs et cultures ont tous augmentés de 0,4% selon l’Institut nationale de la statistique.

 

Les prix à la consommation finale des ménages à Douala se sont relevés de 0,2% entre janvier et février 2016, a publié hier mardi 29 mars 2016 l’Institut nationale de la statistique(INS) sur son site internet. Cette évolution est principalement tirée par les prix des produits alimentaires et des services de restauration et hôtels qui ont tous enregistrés des hausses de 1,1%. En fait les prix des biens et services de communications et ceux des loisirs et cultures ont tous augmentés de 0,4%. Pareils pour les prix des meubles et articles de ménages et ceux des boissons alcoolisées et tabacs  qui ont connu un rebond  de 0,3% entre ces deux premiers mois de l’année. Le document, intitulé « Note sur l’évolution des prix à la consommation finale des ménages à Douala en février 2016 »,  révèle  par contre,  que les prix des biens et services divers, ceux de la santé et ceux des articles d’habillement et chaussures ont respectivement reculés de 0,7%, 0,6% et 0,6%.

 

Le relèvement des prix des produits alimentaires s’explique par la flambée des prix des fruits avec l’insuffisance de l’offre de citrons, d’ananas et d’autres fruits hors saison au cours du mois de février. Mais aussi, par la hausse des prix des légumes et surtout des légumes en feuilles du fait de la saison sèche. « Il faut d’ailleurs noter que les prix des oignons ont continué de chuter en février avec les récoltes en provenance du grand nord », souligne le rapport. Sur un an, les prix à la consommation des ménages s’accroissent de 1,1 % en février 2016 (après la hausse de 0,9% observée en janvier 2016). Il y a un an, la hausse était de 3,8%. Le taux d’inflation sur les douze derniers mois se situe à 2,0%, après 2,2% en janvier 2016. Les tensions inflationnistes observées à Douala au cours des douze derniers mois n’ont pas seulement été entretenues par les produits frais (2,5%) et l'énergie (1,7%).

A l’opposé de la ville portuaire, les prix à la consommation finale des ménages à Yaoundé ont été quasi-stables (-0,1%) entre janvier et février 2016. Cette quasi-stabilité, explique une autre étude menée par l’INS, est  principalement due au fléchissement de 0,3% des prix des produits alimentaires. La baisse a été aussi enregistrée sur les prix des boissons et tabacs (0,9%) et ceux des biens et services de loisirs et cultures (0,3%). L’abondance des poissons fumés et séchés en cette période de saison sèche expliquerait le recul observé sur les prix des poissons. « La variation observée sur les prix des produits alimentaires provient des diminutions respectives de 1,8% et 0,7% des prix des poissons et fruits de mer et des huiles et graisses »,  écrit  l’institut dans la « Note sur l’évolution des prix à la consommation finale des ménages à Yaoundé en février 2016 ».

 

 Malgré l’abondance des oignons sur les étals,  lit-on, la rareté des légumes en feuilles a neutralisé les prix des légumes qui enregistrent une quasi-stabilisé (+0,1%).  Cependant sur un an, les prix à la consommation des ménages se sont accrus de 1,1 % en février 2016 (après 1,9 % en janvier 2016). Le taux d’inflation sur les douze derniers mois se situe à 2,6%, après 2,8% en janvier 2016. Les tensions inflationnistes observées à Yaoundé au cours des douze derniers mois ont été plus entretenues par les produits frais (6,7%) que par l'énergie (1,8%).

 C.H.

 

Retour à l'accueil