Climat des affaires

 

Les attentes des promoteurs des PME

 

 

 Les pouvoirs publics  gagneraient selon  les chefs d’entreprises,  à mettre sur pied un comptoir unique d'information et d'accueil, avec de vraies structures adaptées afin d'encourager l'entreprenariat  local et celui de la Diaspora.

 

 

Au Cameroun, si le climat des affaires est sans cesse évoqué lors des grands rendez-vous notamment  au CBF ( Cameroon Business forum),  celui des petits patrons reste un problème majeur à résoudre.  La preuve avec les chefs d’entreprises qui, selon eux,  affirment que l’année 2015 a été, une nouvelle fois difficile sur le plan des business ce qui en pâti sur le chiffre d’affaire. Promoteur du Groupe d’initiative commune (GIC) Bellomar, spécialisé  dans la confection des savons, détergents, javel, gel de douche, « made in Cameroon », Martial Oden Bella avoue que  le climat des affaires en 2015 n’a pas eu grand changement en référence avec l'année 2014. Car, les difficultés sont restés les mêmes et les défis sans aucun changement. Le Technicien de chimie industrielle de formation souhaite que  les pouvoirs publics mettent en place un dispositif d'accompagnement des entreprises en difficulté. Sans omettre la vulgarisation des nouveaux textes dans les domaines fiscaux, environnementaux et autres à travers des séances d'information grand public et des documents d'informations accessible à tous.

A la tête de BB Corp. (Bogne  Blaise), PME spécialisée  dans le recyclage des déchets plastiques post industriel et post consommation, Blaise Talla Bogne pense que les autorités du pays peuvent secourir l’entreprenariat local en octroyant des financements surtout pour les  secteurs du recyclage devenus incontournables.  Les pouvoirs publics pourraient estime  le patron,   également appliquer ce que j’appellerais le quota minimum, c'est -à-dire imposer aux entreprises qui transforment, un minimum de matière recyclée dans leur processus. « Ce qui nous permettraient non seulement de voir la demande augmenter et par conséquent les chiffres d’affaires, mais surtout permettrait de diminuer la quantité de déchets plastiques dans la nature », espère-t-il.

 

Pour Hélène Ngo Nyetam, du cabinet HNN Consulting spécialisé  dans le coaching professionnel, il serait judicieux de prévoir une plateforme gouvernementale dans les grandes villes du Cameroun.  Soit une sorte de comptoir unique d'information et d'accueil, avec de vraies structures adaptées afin d'encourager l'entreprenariat de la Diaspora. L’idée étant de favoriser l'accueil des entreprises de la diaspora en leur facilitant les démarches administratives, fiscales.... Dans la même veine,  Jean Aimé Wokhui, de Biocharis SARL   affirme que le véritable problème des PME est le manque de financements. Le gouvernement camerounais gagnerait donc  à soutenir les entreprises pour permettre de booster les activités et permettre d’aller vers le succès.

 C.H.

Retour à l'accueil