Téléphonie mobile

 L’ART  reconnait  "enfin" l’inefficacité de la 4G

 Selon le régulateur, cette technologie  nécessite le  déploiement  d’une infrastructure entièrement nouvelle.

 

 Alors  que les deux principaux opérateurs privés de téléphonie mobile au Cameroun revendiquent chacun être « le premier opérateur 4G », l’Agence de régulation des télécommunications (ART)  vient d'affirmer que  cette norme téléphonique n’est pas encore tout à fait opérationnelle au pays car nécessitant le  déploiement  d’une infrastructure entièrement nouvelle.  Les opérateurs «  utilisent  la fréquence de la 2G pour satisfaire la 4G. Chacun revendique être  le premier à  la déployer au pays mais    peut-on  être premier  sans avoir démarré  la course ? », a  lâché  Jean Louis Beh Mengué le Directeur de  l’ART  hier mardi 2 février 2016 lors d’une séance de travail  avec les autorités administratives et les forces vives de la ville de Douala dans la salle des actes de la communauté urbaine de Douala(CUD).  En présence du préfet du département du Wouri, les associations de défense des consommateurs, les députés et le gouverneur de la région du Littoral Samuel Dieudonné Ivaha Diboua.

Sur les questions liées à la qualité de service,  le régulateur reconnait que le passage de la deuxième à la 3G  a entrainé  une dégradation  des réseaux. Parmi les explications  que l’on peut donner à cette situation se trouve l’utilisation des ressources initialement prévues  pour la 2G pour la 4G. Ce qui  traduit  la saturation  les voies de communication.  Le gendarme des télécoms pense également que l’instabilité dans la fourniture de l’énergie électrique  alimentant  les installations des opérateurs, rend parfois indisponible  les équipements nécessaires au bon fonctionnement du réseau. 

De même que le changement de la dynamique  du trafic  après le lancement de la 3G provoque une congestion soudaine dans de nombreux réseaux Jean Louis Beh Mengué boite du doigt la grande dépendance des réseaux 3G au support de transition fibre optique  et dont la couverture sur le plan national est en cours de réalisation. « On a qu’à peu 25% de la longueur de fibre optique  dont nous avons besoin pour être optimal »,  relève-t-il  avant de citer le déficit chronique  en bande passante notamment  l’insuffisance dans le déploiement de la fibre optique pour les liaisons urbaines  et interurbaines comme étant d’autres causes de la mauvaise qualité du réseau au Cameroun. 

Selon lui,  il faut envisager la libéralisation de la fibre optique  les opérateurs sont prêts  à y mettre de l’argent. Sinon on doit attendre 25 ans avec le système qu’on a présent. Cela dit, l’agence a pris deux importantes mesures pour s’assurer de  l’amélioration de la qualité  de service offerte par les opérateurs. Il s’agit notamment de l’acquisition  du matériel de contrôle adéquat en vue du contrôle permanent, de l’instauration depuis  le mois d’Avril 2015 des réunions mensuelles avec  les concessionnaires avec  les concessionnaires ….S’agissant de la protection du consommateur, une cellule a été spécialement créée à l’ART  pour s’occuper de ce volet. Les actions menées à ce jour par le régulateur concernent  l’information du public de la gestion du point du consommateur. Ainsi pour protéger le consommateur,  l’agence a pris un certains nombre de mesures à savoir l’encadrement des réglés pour les jeux et sms non désirés, l’instruction aux opérateurs d’informer sur le coût et la durée  des appels émis, l’interdiction de la tarification de la messagerie vocale…

Christian Happi

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