Commerce intra-régional

 

L’Afrique Centrale  au bas de l’échelle

 

Ses échanges commerciaux se situent à 2,08% dans la  Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique Centrale et 1,04% dans la Communauté économique des États de l’Afrique Centrale.

 

L’Afrique Centrale, en dépit de son potentiel économique, reste la zone la moins intégrée du continent en termes  de flux de commerce intra-communautaire. Sa part  dans  le commerce mondial se situe à 2,08% dans la  Communauté économique et monétaire des États de l'Afrique Centrale(Cemac) et 1,04% dans la Communauté économique des États de l’Afrique Centrale(Ceeac), a révélé Temfemo Adija, Représentante du ministre du Commerce camerounais lors de la réunion  ad hoc d’experts qui se tient depuis hier à Douala sur le thème : «Promotion du commerce intra-régional au moyen des technologies de l'information et de  la  communication en Afrique centrale».  D’après elle,  cet indicateur est estimé à 19,32% dans la communauté pour le développement de  l’Afrique australe(SADC), 11% pour ce qui est du marché commun de l’Afrique  de l’Est et de l’Afrique australe(Comesa) et 8,92% en ce qui concerne la Cedeao(Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest).

 Le faible niveau des échanges commerciaux intra-communautaire se justifie par des contraintes infrastructurelles, institutionnelles et organisationnelles.  Mais aussi  l’inefficacité  des outils  de facilitation des échanges avec comme corolaire le renchérissement des coûts des transactions. Au surplus,  les obstacles tarifaires, au rang desquels les procédures administratives et douanières, les restrictions quantitatives, les mesures sanitaires  et phytosanitaires, etc. constituent encore une véritable entorse à la promotion des échanges intra-communautaires. «  Les analystes pensent que cette situation obère le développement économique du continent et entretient sa vulnérabilité aux chocs extérieurs. L’Afrique peut donc mieux contenir les chocs  extérieurs et améliorer sa performance économique, si l’intégration de son marché est renforcée et si les échanges  entre les pays membres s’intensifient », a indiqué  Emile Ahohé, Directeur du Bureau sous-régional pour l’Afrique Centrale de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique. Chef de division des études, des projets et des statistiques au Mincommerce, Temfemo Adija estime que  le commerce intra régional, dans le droit fil du processus d’intégration régionale, constitue  un défi majeur pour nos pays de l’Afrique Centrale Et s’il est vrai que le commerce  intra régional en Afrique ne représente  que 12% des transactions commerciales du continent, comparé à 60%,40% et 30% respectivement pour l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Association des nations de l’Asie du Sud-est (ASEAN).

Les experts procèderont à la revue du rapport préparé par la CEA. Ce document, une fois enrichi par les participants, sera largement diffusé auprès des décideurs de la sous-région pour servir de référence afin de soutenir les efforts nationaux et sous régionaux en matière d’intégration commerciale.

 En rappel, les Chefs d’Etat et de gouvernement ont approuvé lors du sommet de l’Union africaine de janvier 2012, la recommandation relative à l’accélération de la mise en place d’une zone de libre-échange continentale. Le but, stimuler le commerce intra-africain pour créer des emplois, promouvoir l’investissement, encourager la croissance et renforcer l’intégration des pays africains dans l’économie mondiale.

 Christian Happi

L’Afrique réalise 10% de ses échanges commerciaux sur le continent

 

L’Afrique réalise 10% de ses échanges commerciaux à l’intérieur du continent, contre 90% avec le reste du monde.  Ces statistiques ont été révélées  hier lundi 22 février 2016 à Douala par des experts au cours de la réunion ad hoc  le thème : «Promotion du commerce intra-régional au moyen des technologies de l'information et de  la  communication en Afrique centrale».   Ces chiffres contrastent fortement avec ceux d’autres régions : en Amérique du Nord et en Europe occidentale,  affirment les participants à la rencontre, le commerce intra régional représente respectivement 40 et 60% des volumes d’échanges totaux.

Ce faible niveau des échanges commerciaux intra-africains tient à la fois aux contraintes liées à l’offre et à l’inefficacité  des systèmes de facilitation des échangent qui limitent la circulation des marchandises et alourdissent les coûts de transaction sur le continent. En plus, l’état des infrastructures physiques décourage le commerce intra régional. La situation est particulièrement préoccupante dans la zone de l’Afrique centrale où le commerce  entre les pays membres ne représente qu’environ 1,5% du total des échanges commerciaux.

C’est conscient d’un tel développement et afin de faire du commerce intra-régional l’un des leviers d’amélioration de la croissance économique que les Etats membres  des Etats de l'Afrique Centrale(Cemac) et la Communauté économique des États de l’Afrique Centrale(Ceeac), et les institutions sous régionales ont engagé des réformes et initiatives visant à réduire, voire éliminer les obstacles aux échanges générales, et au commerce sous régional en particulier. En plus de mesures individuelles et collectives prises, ou en cours, pour  accroître et diversifier l’offre, ces réformes ont trait, entre autres, à l’adoption et à l’harmonisation de règles et instruments relatifs au commerce entre Etats, à l’amélioration des infrastructures et à la facilitation du commerce. Toutefois, « ces mesures n’ont pas encore boosté le commerce régional de façon significative en Afrique centrale », regrette le Bureau sous-régional pour l’Afrique Centrale de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique.

 C.H.

 

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