Organisation patronale

 

La Chambre de commerce se prépare à  des élections sans opposition 

 

 

Le scrutin  devrait se dérouler sans surprise puisqu’une seule liste a été constituée dans chaque section en l’absence des autres challengers.

 

 Les élections des membres de la Chambre du commerce, d'industrie, des mines et de l'artisanat(Ccima) du Cameroun  auront lieu le 04 février 2016 sur l'ensemble du territoire.  Son but est de renouveler des membres de son assemblée plénière, organe suprême de la délibération  de la chambre composée  de 160 personnes et son bureau exécutif.   

 

 Le scrutin de ce jour devrait, selon  la décision n° 008033/minmidt/sg/daj du 31 décembre 2015 arrêtant les listes définitives des candidats à l'élection  de la Ccima, se dérouler sans surprise puisqu’il   n’existe  aucune opposition en face, une seule liste ayant été constituée   dans chaque section.   En croire  Protais Ayangma Amang, on ne retrouve qu’une seule  liste  par secteur d'activité parce que les gens ne sont pas à mesure de concurrencer  les prétendants en course.  Pas seulement. «  Les listes ont été faites par consensus même si la loi prévoit  des listes  concurrentes », suppose un responsable au siège de la Chambre de commerce, ajoutant que l’existence d’une seule liste par section n’enlève pas le suspens. «  Il peut arriver  ce jour que les électeurs  ne se reconnaissent pas parmi les candidats  en liste et  décident de voter bulletin  nul », estime l’interlocuteur.

 

 

 Par ailleurs, la complexité du système électorale dont peu de personnes en maitrisent les contours, la méconnaissance des textes régissant les élections à la chambre de commerce refroidit certains individus  qui prétendent se présenter aux élections. «  Plusieurs membres de la Ccima ne savent pas comment se dérouler les  élections;  en plus, il faut être en mesure de constituer une liste représentant toutes les régions du pays », affirme Protais Ayangma Amang, joint au téléphone.

De même,  le fait que le président de la Chambre de commerce soit nommé par  décret présidentiel n'est pas du goût de tout le monde. «   Rien ne sait de battre campagne  et qu’à la fin on nomme quelqu’un d’autre  à la tête de l'institution. On ne peut pas être du secteur privé et  c’est l'autorité publique qui désigne celui qui nous dirige », regrette un membre de la Ccima, non sans souligner que la véritable compétition aura lieu  lors de la composition du bureau exécutif composé de 12 membres.

 

Dans liste, signée par Ernest Gbwaboubou, ministre des Mines, de l'industrie et du développement technologique ( Minmidt)  et par ailleurs président de la commission électoral, on retrouve  des hommes d’affaires célèbres notamment  Mohamadou Nana Bouba propriétaire de la société Azur S.A., Bernard, Fokou Seme Noungon de Semme mineral water, Tshouongang Elie Saker le promoteur  des boulangeries Saker, Protais Ayangma Amang, Albert Kouinche patron d’Express Union,  Christophe Eken le président sortant…    Ceux-ci vont battre campagnes deux semaines avant la date prévue pour les élections.

  Il faut rappeler que les membres de la Ccima sont élus pour un mandat de quatre ans renouvelables. La mandature actuelle couvrait la période  2012-2015. « Nous avons commencé ce mandat en 2012 et je pense qu’il est très positif  avec le peu de moyens que nous avons pu avoir. Nous avons pu accomplir nos missions régaliennes c'est-à-dire la formations,  accompagnement des entreprises et promotion de leurs produits à l’extérieur. Ainsi, nous avons assisté à toutes les missions qui ont été effectuées  à l’étranger soit en  accompagnant le Président de la république que nous », avait vanté  le Président de la Ccima.

 Christian Happi

 

 

 

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