Echanges commerciaux

 

Le déficit commercial entre la Chine  et le  Cameroun  se creuse

 

Les exportations camerounaises en direction de l’empire du milieu  ne portent que sur une liste réduite de produits.

 

 Les importations camerounaises en provenance de la Chine restent faibles avec un taux de croissance annuelle se situant à 32% entre 2010 et 2014, a révélé  Christophe Eken Président de la  Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun(Cicima).   L’institution  dont-il  a  la charge abritait vendredi dernier à Douala, la première rencontre d’affaires sur les possibilités de coopération entre les PME camerounaises et les entreprises chinoises installées au Cameroun, dans le cadre  de la réalisation des grands projets structurants.

 

Globalement,  affirme  Christophe Eken dans son allocution, le déficit commercial bilatéral entre les deux pays n’est pas en faveur du Cameroun. Ses importations  venant  de  l’empire du milieu concernent  une très large gamme de produits "made in China" notamment les machines,  appareils et matériels électriques, réacteurs nucléaires, chaudières, appareils et engins, ouvrages en fonte, fer ou acier ; voitures automobiles, tracteurs. Aussi des cycles, chaussures, guêtres vêtements et  ses accessoires, caoutchouc, matières plastiques,  sel, soufre, plâtres, chaux et ciments.

 

A l’inverse des produits achetés,  les exportations camerounaises en direction de la Chine  ne portent que sur  le bois, charbon de bois et ouvrage en bois, coton, combustibles minéraux, huiles minérales,  aluminium, fonte, fer et acier, caoutchouc…   Toutefois, le taux de croissance annuelle entre 2010/2014 affiche un taux de 19% pendant que la part de marché des exportations s’établit  à 18,3 en valeur.  Bien plus, en 2010 les exportations  du Cameroun ont atteint la somme de 329 millions de dollars avant de redescendre à 181 millions de dollars l’année suivante. Cette forte progression constatée s’explique par l’intérêt croissant de la Chine pour le pétrole camerounais.

 

 

Les échanges commerciaux entre le Cameroun et la Chine  ont  été marqués par deux périodes fortes. La première, de 2001 à 2003,  s'illustrait par  une balance commerciale en faveur du Cameroun avant de chuter depuis 2004, lorsque le pays a commencé à dépendre des importations chinoises. En effet, grâce à la politique commerciale offensive  chinoise les importations  camerounaises  en provenance de la Chine connaissent une croissance soutenue avec  une forte  progression entre 2010 et 2011. Elles  sont passées de 543 millions à 722 millions de dollars.

 

Organisée par  l’Association  des entreprises de Chine au Cameroun(AECC),  la rencontre de vendredi dernier avait pour but de  renforcer  et d’approfondir davantage la coopération économique sino-camerounaise, dans l’optique de procéder progressivement au transfert de technologie. De cette réunion, il était aussi inscrit dans l’ordre de jour des rencontres B2B afin de permettre aux PME locales de convaincre les homologues chinois.  AECC  est fondée  en 2013 avec actuellement 31 membres officiels. Ses domaines d’activités  couvrent l’infrastructure,  la route, pont, port, énergie électrique, développement  immobilier…

 

Christian Happi

 Réaction

«  Les entreprises chinoises doivent aller vers les PME Camerounaises »

 

 Gao Yongqin, Conseiller économique et commerciale de l’Ambassade de la république populaire de Chine au Cameroun.

 

 

 

 

 Des rencontres comme celles-ci  sont un plus dans les relations bilatérales  entre le Cameroun et la Chine. D’ailleurs, l’Ambassade de la république populaire de Chine a toujours  demandé aux entreprises chinoises  installées  dans ce beau pays  de ne pas rester enfermées sur elles-mêmes ;  elles ont intérêt à sortir de leurs chantiers.  Elles doivent  quitter leurs sièges  et aller à la rencontre de leurs  homologue  Camerounais  afin de nouer des partenariats.  Les sociétés chinoises ont besoin de s’associer ou de travailler avec  des PME compétence  puisqu’on recherche  de la main d’œuvre dans nos différents chantiers ; des matériaux de construction, des bureaux de conseils.    En somme,  je dirai qu’il  existe de très  bonnes relations entre le Cameroun et la Chine depuis l’établissement  de leurs relations diplomatiques en 1971. La preuve avec toutes ces entreprises chinoises qui  travaillent dans presque tous les secteurs économiques du Cameroun.  Vous pouvez même remarquer que des grands projets la construction  comme les barrages de Lom-Pangar, Meve’le et Mekin ; le port en eau profonde, la fibre optique,  les logements sociaux… sont exécutés par des entreprises.

 Propos recueillis par C.H.

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