Forêt

 

La vente de bois débité chute de 371 000 m3

 

A l’analyse des experts,  cette mauvaise performance est liée à un certain nombre de contraintes intérieures dont  l’arrêt d’activité dans certaines forêts ont affecté la commercialisation du produit.

 

La vente de bois débité légal sur le marché intérieur camerounais a nettement  chuté. Elle est  passée de 800 000  pour s’établir à 429 000  m3 soit une baisse de 371 000 m3 par rapport à l’année précédente, selon les propos tenus par le Premier ministre  Philémon Yang vendredi dernier  à l’Assemblée nationale au cours de la lecture des grandes lignes  du budget 2016. A l’analyse de cette performance,  des experts rencontrés hier mardi 24 novembre 2015 confient qu’un certain nombre de contraintes intérieures ont affecté la commercialisation du bois débité dont  l’arrêt d’activité dans certaines forêts du pays. «  Beaucoup de  nos forêts n’ont pas été en activité durant l’année dernière ; cet arrêt est du fait  de l’enlèvement du bois  qu’on doit faire dans  les grands projets hydroélectriques  avant terrassement », a  affirmé  un  haut cadre  à la délégation régionale du ministère des Forêts et de la faune (Minfof) pour la région du Littoral.  Pour lui,  il est évident que les personnes  chargées  d’enlever ces bois durant cette période ont favorisé  les sorties des grumes destinées à l’exportation or, le bois débité qu’on écoule sur le marché national provient  des forêts communautaires dont le but d’alimenter  le marché intérieur. De même,   explique le Délégué régional du Minefof pour le Littoral,  peu de personnes  utilisent de nos jours du bois pour construire des maisons d’habitation,  préférant  du fer ou des plastiques pour fabriquer leurs portes, lambris…

 Si  la vente  du bois débité légal a baissé,   son approvisionnement dans les marchés locaux  affiche  un tout autre visage. Il s’est stabilisé à un volume 2,5 millions de m3, selon le Premier ministre, soulignant que la superficie  reboisée est passée de 19 000 à 24 000 hectares en 2015. S’agissant  du classement des forêts  du domaine forestier permanent,  les grandes lignes du budget 2016 nous renseignent que sa superficie de plus  de 5 millions d’hectares, se situe désormais à environ 7 millions d’hectares. Soit un taux de réalisation de 73% par rapport  aux prévisions de 2013, confie Philémon Yang. En même temps, la superficie des aires protégées  sous aménagement a pratique doublé, passant de deux millions à 4 millions d’hectares.  Quant à la lutte  contre l’exploitation  des espaces fauniques protégées, l’on apprend que le Cameroun a intensifié  sa lutte  en opérant de nombreuses saisies.   La commercialisation  des essences  de promotion quant à elles ont enregistré un volume  annuel  promoteur, passant de près de 500 000 à 720 000 m3. Des actions  qui ont permis  la création  d’emplois directs dans la filière bois de 23 000 en 2013 à 28 350 emplois directs en 2015. Soit un taux de réalisation  de 94% par rapport à l’objectif de 300 000 emplois visés au cours de la période de référence.

 Christian Happi

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