Express Exchange S.A.

 

Des braqueurs emportent environ 25 millions FCFA

 

 

Les présumés braqueurs, au nombre  de trois, ont fait irruption dans cet EMF arme à la main  et ont tenu  employés et personnel en respect le mardi 28 septembre 2015.

 

 

L’agence Express Exchange S.A., située en face du cimetière  de Bonabéri dans l’arrondissement de Douala 4ème au Cameroun, a été le théâtre d’un vol à main armée le mardi 28 septembre 2015.  L’opération  qui  aurait duré une vingtaine de minutes, a permis aux présumés braqueurs, au nombre  de trois,   d’emporter  environ 25 millions de FCFA dont 3 000 euros, des téléphones portable et des sacs à main contenant des objets de valeur, indiquent plusieurs sources fiables.  L’information n’a par contre,  pas été confirmée par la direction régionale  de l’établissement de microfinance(EMF) malgré toutes nos tentative de la joindre par des appels téléphoniques et SMS.

Pour autant, les malfaiteurs ont fait irruption  dans  l’EMF autour de 14h20, selon des sources concordantes.   Vêtus  des pantalons camouflés et sans cagoules, ils se sont mis à menacer les clients  à l’aide des pistolets automatiques et des coups de chaussures rangers. Des usagers, venus ce jour  pour  des opérations de retraits,  de dépôts ou encore d’envois d’argent.

Après avoir tenu les clients en respect, les brigands leur ont ensuite demandé  d’un ton autoritaire de s’allonger face contre sol sous les chaises installées dans la salle d’attente. «  Tout le monde  à terre ; nous sommes là pour combattre Boko Haram »,  se rappelle une des victimes, reprenant  les propos  du chef de gang. Alors que ce dernier  s’évertuait à surveiller de près les otages, raconte  une source anonyme,  ses  deux complices pendant ce temps, ordonnaient aux caissières d’ouvrir  les guichets après avoir tenté en vain d’y entrer de force

Une fois dans cette enceinte,  les bandits  ont exigé aux employés de montrer où se trouve le coffre-fort d’Express Exchange avant  de les regrouper ainsi que les clients  sous d’autres sièges se trouvant  dans les box.  Par conséquent, une femme âgée d’une soixantaine d’années, ne supportant cette torture est  tombée en syncope, affirme un témoin de la scène.  Selon lui,  les braqueurs se seraient  évanouis dans la nature avec leur butin  mis dans  des sacs confisqués à la clientèle.  

Où était donc  passé le vigile  au moment du braquage ? Y a-t-il eu complicité à l’interne ? Autant de questions que les enquêteurs chercheront  sans apporter des répondre dans les jours à venir.

Christian Happi

 
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