Eneo Cameroon

Les bons et les mauvais points du DG un an après son installation

 Le bilan de Joël Nana Kontchou à la tête d’Eneo est mitigé ; La qualité de l’offre reste faible  avec à la clé l'éternel problème de délestage.

 

 Le 19 juillet 2014, Joël Nana Kontchou (JNK) était officiellement installé en tant que nouveau directeur général d’Eneo Cameroon S.A. Un an après cette intronisation, le bilan de l’ex-employé de  Schlumberger Afrique centrale est mitigé.   A la vérité,  l’année écoulée a été marquée par  des coupures intempestives de l’électricité, obligeant les  consommateurs à recourir aux bougies et lampes à pétrole.   L’on peut aussi reprocher au DG le fait de n’avoir pas trouvé à temps, des solutions  à la baisse  du débit du fleuve Sanaga lequel abrite les principaux barrages hydroélectriques d’Edéa et Songloulou( seulement 184 MW ont été produits par ces deux barrages en début juin  2015 NDLR).   

Autres points négatifs,  le manque récurent du matériel dans les magasins, les énormes problèmes de relève et de distribution des factures, longues procédures de sortie matériel  doivent être corrigés. Pareils pour l'incivisme caractérisé de certains agents Eneo et sous-traitants, inertie et laxisme de certains personnels…

Si   les populations attendent de voir l’offre en énergie électrique s’améliorer, ce n’est pas le cas   des employés et des partenaires  qui apprécient les efforts faits jusqu’ici.  Le DG a  en effet,  rajeuni les effectifs de son entreprise, supprimer certains postes et services inutiles, nommer des personnels qualifiés et méritants  et mis en retraite « certains employés qui voulaient proroger et s'éterniser », apprend-on.

A part ces actions,   JNK a aussi instauré le dialogue entre les organisations de consommateurs, employés et Eneo ;  lutté contre la corruption, l'inertie et le laxisme, étendu les réseaux électriques haute tension et  basse tension (HTA/BT) et sanctionné les agents véreux. «Quoique beaucoup reste encore à faire, il faut avouer qu'il y a des avancées considérables, malgré la mauvaise foi de certains caciques se trouvant encore dans des postes importants qui s'obstinent à tirer Eneo vers le bas, avec pour but de faire tomber la bonne dynamique mis en place pour satisfaire les attentes des consommateurs et ce, pour les leurs intérêts personnels », apprécie Georges Ngono Edzoa, Président national de l'organisation de défense des droits des consommateurs d'eau et de l'énergie électrique du Cameroun (Asceeel Cameroun).

Christian Happi

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