Échange des produits agricoles

Le Cameroun  pas suffisamment prêt pour répondre aux normes sanitaires

  Le pays à l’instar des autres États de la zone Cemac  souffrent de l’absence d’expertise scientifique et technique appropriée en termes  de qualification du personnel…

 Le Cameroun à l’image de nombreux  autres pays africains,  ne  profitent pas encore pleinement  de la réduction des barrières douanières et des restrictions quantitatives liées au commerce international.  En cause, leurs capacités insuffisantes pour répondre aux normes sanitaires de base ou participer à leur élaboration ou leur modification.  Mais aussi,  l’absence d’expertise scientifique et technique appropriée en termes de qualification du personnel, de règlements, de capacités, de capacité de laboratoire, d’équipement…

  La situation du Cameroun est d’autant plus préoccupante que les mesures prises jusqu’ici s’avèrent insuffisantes. Selon Lazare Essimi Menye,  ministre de l'Agriculture et du développement rural(Minader), il s’agit entre autres,   d’un laboratoire national d’analyse diagnostique des produits et des intrants agricoles et son réseau de coins laboratoires dans les  10 régions et une station de quarantaine. Aussi,   le réseau de 34 postes de police phytosanitaires à travers  le pays (frontières terrestres, maritimes, aéroports et colis postaux) chargés des inspections et certification phytosanitaires. «  Ces différents postes ne disposent pas toujours d’un personnel qualifié suffisant et équipements adéquates répondant aux normes (salle de traitement, magasin, coin laboratoire, kits d’inspections…) », constate  le patron du Minader. Il s’exprimait ainsi à l’occasion de la cérémonie  d’ouverture de l’atelier régional sur l’inspection et la certification  phytosanitaires basées sur l’analyse du risque en Afrique centrale. Il se tient depuis hier à Douala.

 A l’en croire, des solutions  possibles existent  pour résoudre les problèmes liés   aux mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS). La première passe par des efforts visant à renforcer les capacités des pays africains à se conformer aux exigences sanitaires et phytosanitaires grâce à l’expertise scientifique et technique. Egalement, passer en revue les normes de la Convention internationale de la protection des végétaux(CIPV), améliorer les capacités  des inspecteurs phytosanitaires des pays de la sous-région sur les outils clés pour la mise en place des opérations de routine d’inspections, certification et de quarantaine aux frontières fondées sur la gestion  des risques.

Christian Happi

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