Centre d’arbitrage du Gicam

 

Une quinzaine d’affaires résolues depuis 2012

 

 

 

chiffre démontre que le centre d’arbitrage reste mal connu par les opérateurs économiques nationaux et étrangers.

 

 

 Depuis 2012,  plus d’une cinquantaine de litiges opposant les entreprises ont été enregistrés par   le Centre d’arbitrage du Gicam(CAG) dont une quinzaine furent résolues.   Plus grave,  depuis le début de cette année, seules 5 affaires  sont entrées au sein du CAG contre 17 (4 ont été résolus)  en 2014, selon les statistiques rendus publics par le centre et dont LQE a eu copie.

Bien que ces chiffres soient  encore provisoires,  ils démontrent que le Centre d’arbitrage du Gicam reste mal connu des investisseurs nationaux  étrangers.  Ces derniers sollicitent  très peu le Centre pour juger leurs affaires.   La cause de cette désaffection étant l’absence d’engouement de leur part,  et le manque  de popularité CAG auprès des chefs d’entreprises. « Je pense que le centre n’est pas assez connu et n’a pas encore fait ses preuves. Les centres internationaux auxquels on fait confiance existent parfois depuis deux siècles »,  affirmait Me Marie-Andrée Ngwe, Vice-présidente du comité permanent du centre d’arbitrage, ajoutant qu’il revient au centre de prouver aux incrédules  qu’il travaille avec  arbitres  formés, impartiales, neutres...  Elle s’exprimait  ainsi au cours  de la première  rencontre  organisée   le mercredi 24 juin 2015, autour  de l’arbitrage

Organisée sous le thème : «  Du bon usage de l’arbitrage par l’entreprise », le but de cette rencontre était  de permettre aux entreprises de  mieux  intégrer  l’arbitrage dans leur stratégie de  résolutions des litiges.   Par ailleurs, explique Olivier Cuperlier,  avocat au barreau de France et principal intervenant,    choisir  l’arbitrage  comme moyen de règlement d’un conflit offre moult avantages : la rapidité de la procédure (délai de 6 mois  prorogeable en fonction des difficultés NDR),  confidentialité,  neutralité, choix de l’arbitre…   Cependant des inconvénients à l’instar  du coût le problème lié  à l’indépendance  des arbitres peuvent refroidir certaines personnes

 

Le Centre d'arbitrage de la plus grande organisation patronale du pays  a été mis en place en 2005 pour répondre à un besoin d'une justice de qualité au profit des entreprises. Depuis 2010,  dévoilait Charles Kooh II, président du Comité permanent dudit Centre le lundi, 9 juin 2014 à Douala, ce sont en tout plus d’une centaine de litiges opposant les entreprises qui ont pu être réglés. Soit une dizaine de recours en annulation.

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