C’est le vœu des huit pays présents  à l’ouverture de la 34ème session du comité régional  de coordination des négociations(CRCN) de l’APE entre l’Afrique centrale et l’UE.

 

Les représentants des pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) ainsi que ceux de la République démocratique du Congo (RD-Congo) et de Sao Tomé et Principe souhaitent, dans le cadre des négociations de l’Accord de partenariat économique(APE) entre l’Afrique centrale et l’Union européenne, parvenir à un accord « complet » avant fin décembre 2015. Ce vœu a été émis hier, à l’ouverture de la 34ème session du comité régional de coordination des négociations(CRCN) de l’APE entre l’Afrique centrale et l’UE. Elle se tient du 20 au 24 avril 2015 à Douala.

Ainsi, pour tenir dans les délais, les Etats présents aux assises vont d’une part, faire le point de la mise en œuvre des orientations des ministres de l’Afrique centrale en charge de l’APE formulées lors du comité ministériel des négociations tenu le 07 novembre 2014 à Brazzaville, et d’autre part, poursuivre la préparation technique des négociations en vue de la conclusion d’un APE régional complet, équilibré et mutuellement bénéfique aux parties. La réunion va aussi permettre d’examiner les conditions de reprise des négociations conjointes avec l’UE. « L’Afrique centrale reste la seule région qui n’a pas encore signé d’accord régional ; nous allons donc mettre l’absent sur la rédaction de l’accord même si on n’a pas de date butoir précis », affirme Pascal Youbi-Lagha, commissaire Cemac.

Pour Gilbert Didier Edoa, Secrétaire général au ministère de l'Économie, de la planification et de l'aménagement du Territoire(Minepat), le Cameroun par l’organisation de cette session « voudrait montrer son engagement à continuer dans le cadre de la négociation sous régionale », soutient-il. Selon lui, ce n’est pas parce que le pays a signé un accord bilatéral avec l’EU que cela signifie son désengagement par rapport à l’intégration régionale. Pour preuve, il a pris en charge à titre global et total le coût de l’étude sur l’impact fiscal net qui doit déterminer le montant des pertes nettes occasionnées par l’APE au niveau sous régional, apprend-on.

Pou rappel, la 33ème session du CRCN- APE-Afrique centrale et l’UE organisée en 2014 au RD-Congo avait permis de constater que des progrès ont été enregistrés dans l’examen des textes spécifiques du prochain APE.

Christian Happi

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