Le bouillon « Honig » se raréfie sur le marché

Selon les consommatrices, il est de plus en plus difficile de trouver ce produit alimentaire sur les étals.

Depuis plusieurs mois, le bouillon culinaire de marque « Honig » est difficile à trouver sur les marchés de Douala. Les ménagères doivent parfois parcourir plusieurs boutiques pour acheter le produit. « Cela fait plus d’un mois que je n’aperçois pas le cube honig au marché New-Deido », constate Vanessa T., ajoutant qu’elle est parfois forcée d’acheter une autre marque de cube.

Sylviane Njetap consomme l’arôme « Honig » depuis de nombreuses années. A l’en croire, cet arôme alimentaire est rare sur les étals tout simplement parce que les commerçants « véreux » s’arranger à créer la pénurie. « Il est vraiment difficile de trouver ce bouillon cube sur les marchés : un jour tu peux l’acheter chez n’importe quel commerçant, le jour suivant, c’est la disette totale », confie Sylvie. Le bouillon cube « Honig » est si rare que le prix du paquet est passé de 1 000 FCFA à 1 200 FCFA chez les commerçants du marché Madagascar. « Nous sommes obligés de vendre ainsi pour s’en sortir. Ce bouillon est devenu tellement introuvable que certains ne le vendent plus », lance François Chiaffi, commerçante.

Au niveau de la société de Production et de distribution des produits alimentaires du Cameroun (Prodicam) sise à Akwa, les responsables rencontrés ont refusé de se prononcer sur le sujet, assurant qu’ « Honig » est bien présent sur les comptoirs. Bien que l’arrivée du concurrent « Maggi » représente un défi.

Christian Happi

CCC

Une absence qui ne rassure pas

La rupture de stock et la difficulté que traverse l’entreprise seraient à l’origine de la pénurie.

Bien que de retour sur le marché, le savon de marque « CCC » reste introuvable dans certains points de vente de la capitale économique. Au marché de la cité de billes par exemple, les populations qui y vivent n’utilisent cette marque depuis de longues années. « Je ne me souviens plus de la dernière fois que j’ai lavé mon linge avec CCC ; ça fait un bail », avoue Nestor Deuteu, consommateur. Dans ce quartier, comme dans plusieurs autres, les gens ont du mal à mettre la main sur ce savon. « Dans toutes les boutiques où je mes suis rendu au quartier Oyack, on n’avait pas de trace de CCC. Mais, mercredi dernier mon boutiquier m’a vendu un morceau de ce savon », révèle Ismaël, un client rencontré il y a peu au marché Madagascar.

Approchés pour comprendre les raisons de cette absence, les responsables rencontrés au niveau de la direction générale n’ont pas souhaité s’exprimer. Toutefois, des sources internes au sein de l’entreprise, confient que plusieurs employés ne sont plus en poste depuis plusieurs mois. Les raisons officielles de cette « démission », n’ont pas été révélées par l’entreprise.

Bien plus, la vétusté des installations de l’entreprise située au quartier CCC, fait croire à une structure inhabitée. Les murs de l’usine, jadis blanche, sont désormais jaunâtre et laissent entrevoir des moisissures et des fissures. Pourtant, selon Oumarou Fadil, un des dirigeants de l’entreprise, assure que la société tourne en plein régime. « On ne peut pas regarder la vue extérieure et dire que l’entreprise est fermée. CCC fonctionne normalement et tout va bien », avait-t-il confié, joint au téléphone.

C.H.

UCB

La « King beer » introuvable dans les bars

Les propriétaires des débits de boissons justifient cette absence par le manque d’intérêt des consommateurs.

A l’image du savon « CCC », « King beer » la marque de bière brassée par l'Union camerounaise des brasseries(UCB) du Cameroun n’est plus très présente dans les bars de Douala. Illustration avec les bars situés tout au long de la rue des écoles à Akwa. D’après le gérant de l’un de ses débits de boissons, cela fait plusieurs mois qu’il ne commercialise plus cette marque de bière. « J’ai arrêté la vente de la King beer parce que ses acheteurs se faisaient rares. En plus, ils préfèrent boire autre chose pour se détendre », renchérit François Bekombo, gérant d’un débit de boissons, précisant qu’il vend à peine deux casiers par semaine. Du côté des consommateurs, le constat est tout aussi édifiant. Jacqueline Fomo est consommatrice des produits UCB. Elle dit avoir fait le tour de tous les bars de son quartier pour trouver cette boisson alcoolisée. Moins préoccupé, Anselme T. affirme avoir abandonné la consommation de cette boisson alcoolisée à cause de sa pénurie sur le marché. « J’ai laissé la King beer au profit des produits de la SABC parce qu’elle était introuvable dans mes lieux de consommation habituels », avance-t-il Une explication qui ne sont pas du goût des tenanciers des débits de boissons interrogés il y a quelques jours. En effet, selon ces derniers, l’absence de la bière blonde se justifie par l’engouement qu’ont les clients pour la « Kadji Beer ». « De toutes les boissons fabriquées par UCB, la Kadji est la préférée de mes clients », soutient Bertrand T., propriétaire d’une buvette. Toutes nos tentatives pour joindre la direction générale de l’entreprise sont restées vaines. N’empêche, une source au sein de l’agro-industrie affirme que la « King beer » ne se produit dorénavant que sur commande des clients.
C.H.

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